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Le magazine design Etapes

Etapes est un magazine de design et de culture visuelle édité à Paris. Un petit bijoux que je ne connaissais pas jusqu’à il y a quelques mois quand l’identité visuelle de mes travaux de traduction (autrement dit, mon logo) a été sélectionné par ce magazine. A vrai dire ce n’est pas mon identité visuelle qui a été choisie mais bel et bien le talent de l’auteur du même. Je vous en ai parlé il y a un certain temps dans cet autre billet (que j’ai rédigé en catalan, vous connaissez tous le mélange de langues de ce Blog). Il s’avère que l’auteur du même, Damià Rotger et son studio de design, architecture et typographie, Ductil n’arrêtent pas de se voir récompensés par des prix ou des commandes de travail bien importantes.

Je voudrais en premier lieu vous expliquer un peu le quoi et le comment de mon identité visuelle, tel que je l’avais promis lors de mon précédent post en langue catalane.

Etapes le résume ainsi : « Ductil s’est interrogé sur l’activité du traducteur, travail qui consiste à comprendre le sens d’un texte dans une langue pour le retranscrire de manière significative et équivalente dans une autre. Le langage visuel développé s’attache dans ce contexte à donner une forme graphique représentative de l’expertise de chaque traducteur. La langue d’origine est dotée d’un code couleurs issu du drapeau national correspondant qui est ensuite associé au code colorimétrique de la langue finale. Le traducteur se voit attribuer alors une carte de visite personnalisé qui l’identifie à al fois au centre Margarida Llabrés (symbolisé par le « M ») et à son activité individuelle dans ce cadre.

Pour plus de bonheur encore, ce « M » fait aussi partie de Basic Identity, une maison d’édition espagnole à diffusion internationale spécialisée dans le design graphique. Le premier volume de la série traite des logos, le deuxième traite du packaging et le troisième se penche sur les identités corporatives.

Je trouve cela très joli, et surtout très gratifiant de voir comme un travail simple mais réfléchi peut aboutir à quelque chose de poignant. Quelque chose qui parle. Je me souviens, quand avec le typographe et designeur on a commencé à parler de ce logo, j’étais un peu perdue, je voulais quelque chose qui m’identifie surtout très vite. Une image, une lettre qui se rapproche de moi presque de manière naturelle…et quand j’ai eu pour la première fois ce « M » bien colorié je n’ai douté ni un seul moment, ce « M » était bien fait pour moi. Depuis que j’ai appris à écrire, depuis qu’à l’école nous avions un petit carton avec Prénom et Noms d’une belle écriture faite par la maîtresse, je ne m’en suis jamais séparé, pas du carton, mais non… :-) je veux dire de ce Prénom, je m’y sens tellement identifiée que ma signature ne compte que de ce choix fait à un moment donné par mes parents. Prénom et point. Point barre, même mes noms de famille disparaissent à ma signature. Enfin, je sais que c’est pas original mais c’est pas trompeur, Margarida il y en a qu’une et c’est moi ! Damià a bien su le capter ! Bravo !

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Kit Kat

Un kit Kat, deux Kit Kat, trois Kit Kat…autrement dit une pause dans la vie. Stopper un peu le rythme infernal, le temps sans arrêt, les courses dans tous les sens, le stress de la vie quotidienne. Stopper pour se retrouver. Savourer le bon chocolat, prendre le temps de réflechir pour savoir où on en est.

Il y a longtemps j’ai lu un bon livre de Pierre Sansot, Du bon usage de la lenteur. Un ouvrage que je conseille et qui nous devrait faire tous réfléchir un peu. Prendre le temps au temps.

Cette pause me permet entre autres, de venir frapper à la porte de mon blog et dépoussiérer un peu, des toiles d’araignée étaient même en train de s’installer :-) Quatre mois se sont écoulés lors de mon dernier post, je parlais déjà de mon non-temps. A l’instant même où je suis en train d’écrire ces quelques-lignes je suis en train de me dire que ce serait merveilleux de pouvoir réécrire sur mon blog de manière presque quotidienne, mais ce n’est pas encore le temps des promesses.

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La rentrée

Plus le temps de rien, c’est honteux, mais c’est comme ça en ce moment. Parfois, la vie, toujours surprenante, décide en trois minutes de nous amener par d’autres chemins. C’est ce qui s’est passé au début du mois de septembre, après avoir passé des vacances splendides. Ce changement était éventuellement possible mais pas vraiment attendu, mais La Rentrée c’est bel et bien réalisée, moi en faisant partie. Cette nouvelle étape professionnelle je la prends avec un grand sourire, avec beaucoup de bonne volonté et avec le sentiment de vivre un retour aux origines. Je suis contente et je souris !

Seulement que me voilà prise par un rythme complètement à l’opposé de ce que j’ai vécu pendant mes trois dernières années, mes journées ne se passent plus derrière un écran d’ordinateur, ne se passent plus dans le silence ou simplement accompagnée d’un peu de musique… mes journées qui filent à la vitesse de la lumière se passent désormais en compagnie de multitude de jeunes et moins jeunes qui ont envie (ou pas) d’apprendre l’espagnol (quoique ça ne leur ferait pas de mal de revoir l’orthographe française, je passe le bonjour aux profs de français -mais ça, ce sera peut-être le sujet d’un prochain post :-))…

Enfin bref, encore une fois, pas le temps de m’éterniser, j’espère que je vais bientôt pouvoir revenir plus souvent sur Marguerite effleure les mots, pas envie de délaisser ce petit coin bien à moi et que je partage avec plaisir avec certains d’entre vous !

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La mirada del extranjero

Hace ya años, no me acuerdo cuántos, unos cinco o seis, probablemente, leí mi primer libro de Antonio Muñoz Molina, Ventanas de Manhattan, y me gustó. Me acuerdo también, que había conocidos que lo estaban leyendo en el mismo momento y no les gustó. A mi sí. Supongo que seguramente me enganchó porque, a pesar de las infinitas y tediosas descripciones, el libro aborda el tema de la adapatación de los extranjeros en su ciudad de llegada. El nuevo habitante que se convierte en actor y observador al mismo tiempo de un nuevo ritmo de vida, que va descubriendo poco a poco cuando se adentra en las entrañas de la gran ciudad.

En la época, ese pequeño fragmento que adjunto aquí abajo, me inspiró esas palabras:

Antes de irse de la ciudad ya cuenta que siente hacia ella la misma nostalgia que si la recordara (…) (p.76)
Un extranjero tiende a situarse por instinto a una distancia confortable de las cosas: las que suceden en su propio país le quedan lejos, o no se entera bien de ellas, y las que tiene muy cerca en otro país donde vive transitoriamente le pueden interesar mucho, apasionarle a veces, pero no le duelen en el estómago (…) (p.116) (A. Muñoz Molina, Ventanas de Manhattan)

Interés por lo suyo y curiosidad acentuada por lo de los demás. Querer saber sin conocer y conocer sin saber exactamente. Juego de contraposiciones, de sentimientos ambiguos que remueven las entrañas de nuestro cuerpo y corazón, sin llegar a la obsesión; simplemente, creando una bonita e incluso agradable inquietud que a su vez favorece mayormente el seguir caminando. Caminando por ese sendero personal e intransferible pero que se dibuja y desdibuja paralelamente a esas rutas ya trazadas en nuestras vidas, las que siempre nos acompañaran dondequiera que estemos: aquella a la que siempre podremos guiñarle un ojo cuando falta nos haga y la otra, a la que sabemos que un día vamos a volver.

Pero volver es empezar de nuevo. No por olvido ni por falta de memoria sino por cambio. La transformación, los pequeños matices que moldean a la persona y que se han encontrado sin haberlos buscado.

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La vie n’est pas un théâtre

Comme tout le monde moi aussi je suis de rentrée et je promets revenir avec plus d’articles dans les jours à venir… mais pour l’instant je vous laisse avec cette re-trouvaille et une photo qui n’a rien à voir mais comme un petit dernier souvenir d’été :

Dans un de mes tiroirs, j’ai trouvé ce beau poème du poète polonais né en France en 1937 Edward Schatura, je trouve qu’il est d’une beauté sublime et en ces jours de rentrée où tout le monde s’apprête à réorganiser leur agenda, à trouver de nouvelles résolutions et trouver leur place dans la société, pourquoi pas ces quelques vers…

 

La vie n’est pas un  théâtre 

La vie n’est pas un  spectacle, tu parles sans cesse et tu contes ;
Tu mets sans arrêt divers masques, trompeurs ;
Tout cela n’est qu’un jeu
Avec la porte ouverte ou fermée.
Qu’un jeu !

La vie n’est pas un  spectacle, je te réponds ;
la vie n’est pas une mascarade multicolore,
la vie est plus terrifiante et plus grandiose encore ;
devant elle tout devient fade, la mort même est blême !

Toi et moi, deux pièces de théâtre !
Toi et moi !

A toi, la vraie larme n’échappe pas,
Tu fronces seulement les sourcils
La douleur, tu ne l’avoues pas.
Qu’un jeu !

Moi, j’ai une âme qui m’écrase les épaules
Je suis  construit des blessures;
mais la faille est chez toi et non chez moi !

Aujourd’hui, un banquet d’artistes,
nombreux invités, inaccessible élite.
Flirts et alcools ; une danse.
Puis la porte claquera
et salut !

Un moment j’y passerai, avant que cela ne gonfle,
quelques vodkas je boirai puis, je m’éclipserai,
dans la rue je sortirai, ma tête dans la fontaine je tremperai.

Je sortirai dans l’immensité, et un  poème enivrant, je créerai.
Toi et moi, deux pièces de théâtre !
Toi et moi !

A toi, la vraie larme n’échappe pas
Tu fronces  seulement les sourcils
Ton rire ne passe pas.
Qu’un jeu !

Moi, j’ai une âme qui m’écrase les épaules
Je suis bâti de blessures
Et mon rire fait s’esclaffer
Tout un monde entier !