Lifestyle

Le goût du vintage s’invite chez nous

Alors que la plupart du temps je viens ici pour vous parler de notre vie de famille trilingue, de ma vie à l’étranger ou de maman free-lance, bien d’autres choses m’animent dans la vie ! Et heureusement, j’ai envie de dire ! Car mis à part ces trois aspects, j’ai d’autres préoccupations.

Alors voilà, je ne vous en ai pas beaucoup parlé, (et je ne sais pas vraiment pourquoi) mais dès que nous avons eu notre projet de maison, je me suis mise à songer à la décoration. Je ne suis pas une experte, je n’ai pas non plus (hélas) tous les sous du monde pour acheter tout ce qui me plaît mais cela me fait énormément plaisir de m’occuper de la déco et de rendre jolie notre petite maison ossature bois.

Etant donné que je suis nulle en bricolages, que je ne sais même pas enlever une douille ou peindre un but de mur (alors que mon mari est le super chef de chantier en or qui sait tout faire), je mets toute mon énergie à trouver les jolies couleurs et les bels objets, un peu vintage si possible… je reviendrai plus tard sur cet aspect.

Le goût du vintage s’invite chez nous

Déco vintage ou accessoires seconde main, le temps de la réflexion

Petit à petit, doucement. Car oui, je prends le temps. Le temps de réfléchir et de réfléchir encore. De faire les magasins, physiques et virtuels. J’essaye toujours de ne pas me tromper dans ma décision, ce qui bien souvent est source d’angoisse chez moi.

Je trouve une petite lampe, un lustre, je cherche encore un bel objet doré, une petite étagère et je ne sais quoi d’autre. J’insiste auprès de mon ChériGuiri sur le fait que telle ou telle chose irait troooop bien chez nous, ce qui n’est qu’une stratégie pour m’auto-convaincre que je ne commets pas d’erreur si je me le procure cet objet. Je suis comme ça, il faut que j’en parle à mes proches avant de prendre la décision.

En réalité, maintenant que j’y pense bien, c’est pareil pour les vêtements et accessoires à porter : c’est rare que j’achète sur une impulsion. Qu’il faut acheter un nouveau manteau à miss Thelma ? Cela peut prendre deux semaines… Que j’ai envie d’offrir une belle montre classique à mon amour ? Pareil ! Chez moi, toutes les décisions sont mises sur une balance et, parfois, cela prend un certain temps.

Surtout aujourd’hui, j’ai envie de dire, que nous avons une énorme palette de possibilités devant nous.

Le goût du vintage s’invite chez nous

Suivre les tendances rendrait-ils les gens uniformes ?

J’imagine que, comme beaucoup d’entre vous, je me suis aussi posé la question de savoir si « suivre les tendances » était une preuve de manque de personnalité. Bon, allez, je ne sais pas, je n’ai pas trouvé de réponse. Mais ce que je sais, en ce qui me concerne, c’est que je ne suis pas une vraie « suiveuse » de tendances.

Par exemple, j’aime la tendance scandinave en termes de décoration et d’intérieur d’une maison mais je ne le ferais pas chez moi. Ou alors, juste une petite touche.

Un autre exemple, j’aime la mode que beaucoup de filles suivent de se faire tatouer un petit quelque chose, j’aime bien mais je ne le ferais jamais car j’ai la trouille.

Le retour du goût pour le vintage et les produits seconde main

En revanche, je peux affirmer que la tendance vintage me plaît bien car bien avant l’apparition de cette mode, les objets anciens, remplis de charme et ayant une histoire me plaisaient déjà. Je crois que je tiens cela de ma maman !

En ce qui concerne les vêtements, j’ai plus de mal avec le vintage ou le seconde main, j’achète vraiment ce qui me fait plaisir et ce avec quoi je me sens plutôt mignonne et confortable. Pour les accessoires, c’est autre chose, foulards, sacs ou encore montres, je peux plus facilement me tourner vers du vintage.

Et vous, pensez-vous que vous êtes une suiveuse de tendances ? Quel type de déco ou d’accessoires aimez-vous ?

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Lifestyle

Le syndrome post-construction, ça existe ?

30 janvier 2017

Il y a eu ce matin d’hiver très froid quand nous nous sommes réveillés au milieu de presque rien, chez les autres, voisins solidaires.
Il venait d’avoir ses 40 ans.
Il y a eu ces premiers gestes dans ce nouveau cocon.
Il y a eu ses peurs et ses pleurs. Et on a cherché, sans forcément trouver.
Il y  a eu ses bisous tout plein, de vache, d’esquimau, en pipius, qui font du bruit. Les câlins et los abrazos.
Il y a eu la fatigue, le stress, l’envie de rien et le beaucoup à faire.
Les pantalons a laver. Beaucoup.
Il y a eu des milliers de réveils dans la nuit.
Les projets à finir. Beaucoup.
Il y a eu cette énergie sortie d’une sorte de faille spatio-temporelle qui nous a portés, comme ça, sans savoir comment.
Il y a eu des doutes et des trop-pleins.
Il y a eu des regards vides.
Il y eu des courses contre la montre.
Il y a eu des balades forcées et d’autres improvisées.
Il y a eu.

Il y avait eu des vacances raccourcies.
Il y avait eu des vacances séparés, à distance.

Il y a eu tellement de choses en si peu de temps. Mais un temps ô combien long. Esprit de contradiction. Esprit de perfection.

Les parenthèses
Le syndrome post-construction, ça existe ? Le syndrome post-construction, ça existe ?
Le syndrome post-construction, ça existe ? Le syndrome post-construction, ça existe ?

J’ai voulu vous en parler mais je n’ai pas su par où commencer.
Des plans sur la comète.
Des châteaux en Espagne.
(et des petites maisons en bois)
Je voulais vous l’écrire. On voulait partager. On a voulu. On voulait. On n’a pas pu.

Je ne savais pas que le temps de construction d’une maison qu’on a tellement pensée, travaillée, imaginée aurait ces effets sur moi. Sur nous.
J’ai l’impression d’émerger du néant. Encore aujourd’hui.
Et parfois, les mots me manquent. Le syndrome du ventre vide, post-construction, ça existe ? Si oui, je crois qu’il est chez nous.

Il y en a qui écrivent en long et en large sur les travaux, les pourquoi du comment, les plans, les détails et les matériaux.
Je croyais que je serais capable de le faire, mais non.
Je peux juste vous dire qu’il sait tout faire (quand je dis tout, c’est tout). Que je ne sais rien faire (quand je dis rien, c’est rien). Alors voilà, on a vécu sur des planètes différentes et isolées pendant neuf longs mois (le syndrome du ventre vide, je vous le dis). Tout n’est pas fini.

20 avril 2017

Mais les planètes se retrouvent, c’est déjà pas mal.
Et je fais la déco, cela oui, je sais un peu faire.

Il était une fois… l’histoire d’une petite maison en bois et d’une famille épuisée.
Il était une fois… la vie banale d’une famille banale.

Il y a eu la vie. Voilà, c’est cela !

Le syndrome post-construction, ça existe ? Le syndrome post-construction, ça existe ?
Pour ceux qui se demandent (et me demandent), nous avons acheté un hors d’eau, hors d’air en ossature bois et mon ChériGuiri s’est occupé de tout l’intérieur de la maison. Nous avons commencé les démarches en février 2015. Un peu plus d’an de paperasses, d’attentes et de délais et un peu moins d’un an pour les travaux de maison : environ quatre mois pour la dalle et l’élévation des murs et entre cinq et six mois pour l’intérieur

Margarida

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Vie à l'étranger

Elévation des murs (ma maison en France)

Le jour est enfin arrivé. Après des mois et des mois de démarches, de doutes, d’interrogations, de quelques contretemps aussi, le jour où notre maison sera élevée est arrivé. Rien d’exceptionnel, rien de nouveau, c’est la vie, des projets de notre vie, de votre vie, de la vie. Je suis comme vous tous. Sauf que derrière mon petit cœur, je dois vous dire que cela me fait tout bizarre de me dire que « je fais construire » (comme on dit) en France. La France c’est mon pays qui ne l’est pas ou peut-être oui parce qu’après tant d’années, je ne sais plus.

Le projet maison « à l’étranger »

Et je fais construire, encore une fois, loin de ma famille, de mes êtres chers et de mes copines rencontrées au fil de mes déménagements. Et ça aussi, ça fait bizarre. Surtout que quand j’ai annoncé à quelques amis en Espagne, que nous allions construire, on m’a dit « aah, et bien, ça veut dire que tu ne reviens pas alors… ». Mais moi j’ai répondu que « ça, on ne le sait jamais » et que si j’ai appris une chose après tous ces déménagements c’est qu’il faut vivre le moment présent et qu’on verra bien ce que l’avenir nous prépare. Mais bon, c’est vrai, là au fond du coeur et dans mon petit cerveau, tout plein de choses et de sentiments s’activent… Pour le présent, voilà, je savoure ce projet avec mes amis rencontrés ici.

Allons donc aux faits.

Nous voilà embarqués dans ce projet mûri depuis bien longtemps. Avec nos lassitudes administratives y compris (sinon, ce ne serait pas drôle), nous voyons enfin ces bouts de bois arriver.

A l’heure où je vous écris, j’entends les bip-bip de la première machine qui débarque sur le chantier car, en fait, nous serons nos propres futurs voisins. C’est-à-dire que nous faisons construire juste à côté, pas très loin derrière la maison où nous habitons depuis 4 ans. Le processus a été long.

ma maison ossature boisma maison ossature bois

Souhaiter une maison mais sans être pressés : je suis enfin prête

Arrivée à Nantes (ville) pour rejoindre mon ChériGuiri, j’ai habité l’appartement dont il était propriétaire et qu’il avait entièrement rénové (mon ChériGuiri a des mains en or, des connaissances techniques et plein d’idées d’aménagement). Deux ans plus tard, juste après notre petit mariage, nous avons voulu vendre pour partir en maison et construire une famille. Et c’est là, que ça a commencé à faire « trop » pour moi. Trop de changements en même temps. De déménageuse célibataire de grande ville en grande ville à jeune mariée en province (dans un pays qui n’est pas le mien) dans une maison un peu en campagne. J’ai eu peur. Oui. Peur de m’embarquer dans trop de choses « de grande » (et pourtant j’avais déjà plus de 30 ans). Acheter une maison à rénover ou acheter un terrain et faire construire (oui, parce qu’acheter une maison dans le centre de Nantes on a tout de suite compris que ce n’était pas pour notre portefeuille) et en même temps une grossesse – un bébé ? Non merci, toute seule ici, non merci. Je lui ai dit, je tiens trop à toi, je t’aime, je ne veux pas vivre un stress puissance mille, je ne sais pas les effets que ça pourrait avoir sur moi – sur nous, je ne veux pas mettre en péril quoi que ce soit, soyons réaliste. Nous avons donc décidé de temporiser. Une chose après l’autre. Et nous avons bien fait.

Nous avons vendu l’appartement et nous avons eu la chance de trouver une maison neuve à étrenner qui se mettait en location. Quand nous l’avons visitée, elle n’était même pas finie. Nous avons déposé le dossier, elle a été pour nous ! Je crois que le fait que la maison soit neuve a contribué à ce que l’on se sente plus chez nous. Mais cela m’a surtout permis de « tester » et de voir si j’étais capable de vivre « à la campagne ». Oui, je le suis. Avec mes parenthèses espagnoles dans ma maison de famille (et au soleil). Je suis rapidement tombée enceinte et nous sommes de plus en plus convaincus que nous avons fait le bon choix. Le choix de temporiser, de ne pas tout vouloir faire en même temps. La grossesse s’est avérée difficile, 5 mois sans bouger le temps d’un hiver sur un canapé, seule, est venue aussi nous confirmer tout cela.

Ce n’est que quand Princesse Thelma a eu 1 an et demi que nous avons re-commencé à parler du projet maison.

Aujourd’hui, c’est donc un jour spécial pour nous. Un jour de papillons dans le ventre, de beaucoup de boulot devant nous mais d’une joie immense, aussi.

Au fait, les « bouts de bois » dont j’ai parlé plus haut c’est parce que nous construisons une maison ossature bois

campagne françaisecampagne française

J’ai écrit cet article hier mais il est pour moi un peu intime, un peu trop ma vie. Je l’ai donc lu et relu mille fois jusqu’à ce que je décide de vraiment le publier. Hier, ce fut une journée étrange pour la sentimentale que je suis, scotchée au whatsapp avec ma mère qui sait te coller l’enthousiasme même à distance et voir le sourire tellement immense de mon chéri, c’était juste top ! Par contre, Princesse Thelma, elle, quand le soir nous sommes allés ensemble voir les quatre murs, elle a été déçue, « mais y a pas ma balançoire »…
Voilà, c’est un bout de notre vie que je décide de partager avec vous.
En plus, je sais que des gens qui nous aiment et qui sont loin vont apprécier la version espagnole de cet article.

Alors, Merci. Gracias. Merci mille fois.

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Minorque

Intérieurs d’une maison traditionnelle

C’est une maison traditionnelle. Une maison de famille. Plusieurs générations y ont vécu, elle respire le bonheur, elle a entendu des secrets. Elle a vu des naissances mais aussi des décès. Frères et soeurs, parents et grands-parents, arrière-grand-parents, petits-enfants. Tout le monde s’y est réuni. Tout le monde s’y réunit.

maison traditionelle minorque

Cette maison traditionnelle aux murs de pierre de grès (pierre calcaire de la Méditerranée) qui s’est adaptée, en réalisant des travaux, aux besoins de chaque famille de chaque génération.

rez de chaussée

Les poutres apparentes, tout dénuder, laisser la maison parler.

etage

Une maison de ville, une maison de bourg. Trois étages remplis de souvenirs. Murs blancs et murs en pierre. Mosaïques hydrauliques au rez-de-chaussée et parquet aux deux étages. Les éléments de décoration sont, pour la plupart, des objets typiques de l’île. Mettre un pied dans cette maison c’est se savoir à Minorque.

casa tradicional menorquina

Cette maison c’est mon bureau d’été.

casa mirall

cuisinedétails cuisinesalle de bain

pou

vieilles bouteillesdétails maison minorque détail chambre

detalles casa tradicional
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Freelance

Travailler à la maison et faire garder son enfant

Je suis femme, je suis jeune maman, je suis freelance et je travaille à la maison. Mais non, je ne garde pas ma fille moi-même.

Quand je me suis lancée dans cette aventure de devenir freelance et de travailler à la casa, il y a eu des gens qui ont cru que je faisais cela pour garder ma fille avec moi. J’ai fait cela parce que c’est ce qui me plaisait, parce que j’avais envie de tester cette formule, parce que c’était mon rêve professionnel. Mais je savais très bien que je ne pouvais pas garder petite princesse avec moi car sinon je ne travaillerais pas. Un bébé a besoin d’attention. Quand on travaille on a besoin de concentration, ce sont donc, pour moi, deux choses incompatibles.

Vu qu’il faut chercher un mode de garde quand bébé n’est pas encore né et que souvent on ne sait pas trop de quoi sera faite notre vie dans cinq ou six mois, ChériGuiri et moi avons opté pour une assistante maternelle – temps enseignant. Cela signifie qu’elle ne prend pas petite princesse pendant les vacances scolaires. C’est un choix réfléchi. C’est ce qu’on voulait. Elle est gardée 40 heures par semaine et cela nous permet très bien de concilier vie de famille et vie professionnelle. Oui. Pour l’instant nous sommes ravis de notre choix. Je la dépose à 8h, à 8h15 je suis déjà derrière mon poste. Je la récupère à 17h trois fois par semaine, à 15h le mercredi (c’est la seule des trois enfants gardés par notre nounou qui y va le mercredi -je suis espagnole, toute ma vie je suis allée à l’école les mercredis !) et à 14h le vendredi. Le mercredi après-midi c’est notre rendez-vous webcam avec papi et mamie de Minorque. Les rituels s’instaurent.

Avoir un enfant c’est aussi tout faire pour avoir du temps pour s’en occuper. Sans pour autant, complètement s’oublier ni négliger sa carrière. Pour moi, le plus important c’est de trouver le juste équilibre et, jusqu’à présent, nous y sommes arrivés. J’ai déjà parlé du fait que quand la famille est loin, il faut aussi réfléchir vraiment bien aux horaires, car en cas d’imprévu, des soucis de dernière minute, la famille n’est pas là pour venir au secours, genre « je-suis-dans-un-embouteillage-je-fais-quoi-de-bébé » ou genre « appel-de-nounou-bébé-malade ».

Les premières vacances scolaires, quand elle était encore très bébé, à 4 mois et à 6 mois, j’ai pu la garder et continuer à travailler sans problème. Elle faisait ses siestes ou alors elle restait dans le transat à côté de moi. Ensuite il a fallu trouver une solution, elle grandissait, c’était les quatre pattes, elle se mettait débout. J’ai réussi à m’occuper d’elle tout en travaillant « un peu ». Pendant ces vacances scolaires-là je rattrapais mon travail le soir quand ChériGuiri rentrait. C’est ça qui est bien aussi, je suis reine et maître de mon temps ! Il suffit de bien le gérer !

Nous voilà en juillet, l’école est finie vendredi dernier. Que fais-je de petite princesse ? Elle marche depuis un mois, il faut la surveiller, elle a tout le temps envie de jouer, elle rigole, elle « bavarde », bref, une vraie petite pipelette ! Compliqué cette fois-ci de la garder auprès de moi… Nous avons une mamie qui habite à un peu plus d’1 heure de route, difficile pour les imprévus et les dernières minutes mais tout de même très faisable pour les gardes organisées d’avance, elle va venir la garder quelques jours durant ces prochains 15 jours. Les autres jours petite princesse s’amusera énormément, le temps de quelques matinées, avec notre voisine de 18 ans.

Nous sommes ravis de ce mode de garde. Avoir pris une assistante maternelle – temps enseignant me permet d’avoir du temps pour travailler sans courir et, à la fois, d’être très disponible pour elle. Les soirs nous avons le temps de jouer avec elle, de lui donner le bain sans devoir se dépêcher car il est tard-on-est-trop-fatigués-mon-con***-de-chef-je-ne-sais-quoi, tous les jours elle a amené sa petite gamelle concoctée avec amour par maman. Qu’elle soit à la maison pendant les vacances scolaires nous permet aussi de commencer à nous y habituer pour quand elle ira à l’école.

Etre freelance et travailler à la maison pour mieux concilier travail et vie de famille !

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