Enfants

Quand la famille, trop loin, ne peut pas garder les enfants

Avoir des enfants loin de la famille. Autrement dit, quand tu as toujours les enfants dans tes pattes puisque la famille habite trop loin pour te dépanner.

Même avant d’avoir des enfants, même avant de décider que c’était le moment de commencer à faire-concevoir-chercher un bébé, c’était déjà quelque chose qui me trottait bien souvent dans mon petit cerveau. Oui mais, ce ne sera pas trop difficile sans soutien de ma famille ? J’ai grandi dans une petite famille très cocon, dans une petite ville où tout est à proximité, commerces mais aussi cousins, cousines, grands-parents, tantes, oncles, école, etc., alors cela me faisait un peu bizarre de me dire que pour mon/mes enfants ce ne serait pas pareil.

Ici, nous avons la famille de mon ChériGuiri à 70 km, pas si loin allez-vous me dire, oui, c’est vrai, mais c’est la distance idéale pour un dépannage prévu et organisé mais pas pour les imprévus et juste pour un petit laps de temps. Voilà.

Je vous parle de moi mais en fait c’est un peu le mal des temps modernes, comme l’autre mal qui existe aussi, celui des personnes âgées qui vivent isolées. De nos jours, beaucoup de familles, de jeunes parents sont partis dans une autre région pour le travail, dans un autre pays. Notre condition d’homme nomade a fait que le système familial change. Je ne peux pas encore vous dire si c’est pour un bien ou pour un mal.

Pour l’instant je peux seulement vous assurer qu’il y a des moments où je me dis “ah si je pouvais laisser petite princesse un moment, le temps de faire des courses tranquillement !” ou encore “ah si petite princesse n’était pas là pendant que nous faisons le ménage, ça irait un peu plus vite !”, etc.

Il y a des endroits ou cela se fait encore. Oui. Je vous expliquais plus haut comment j’ai grandi, et bien, figurez-vous que cela n’a pas trop changé (trente ans plus tard). Là-bas, sur mon île adorée, la petite ville avec tout à proximité reste une petite ville où tout est à portée de main. Comme c’est une île les gens ont moins bougé. A chaque fois que j’y vais je vois mes copines qui laissent leurs enfants aux parents pour faire un saut au supermarché, à La Poste, pour faire ceci ou cela. Ou juste le temps d’une heure pour ranger l’appartement. Et tout cela sans voiture (point important aussi !)

J’en parle souvent avec mon ChériGuiri et nous en concluons que c’est un fait qui découle aussi des aménagements du territoire et de l’urbanisation en France. On entend dernièrement aux infos parler du souhait de la tranche de population des plus jeunes de retourner vivre dans des villes moyennes. C’est très bien, j’ajoute seulement, mais il ne faut pas les laisser mourir. A titre d’exemple, l’autre jour on cherchait un petit troquet dans une petite ville de 4000 habitants et il n’y en avait pas.

Tout cela fait, donc, que beaucoup de familles se retrouvent à gérer leur quotidien avec les petiots dans les pattes. Je sais, on fait des enfants pour nous et pas pour les autres, mais enfin, qui n’a pas rêvé, vous mamans sans famille à côté, de pouvoir ne serait-ce que pour quelques heures, souffler un peu ?

Petiote

12 commentaires

    • Margarida

      Bonjour Olivia et merci d’être passé par ici 🙂

      C’est vrai que 70 km ce n’est pas la fin du monde mais enfin, si les proches étaient moins loin (ça a l’air d’un jeu de mots ça !) le quotidien serait peut-être un peu plus facile. Mais je pense qu’on finit par s’habituer à tout…

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      • Olivia Billington

        Oh, mais je comprends tout à fait ! Je me sens parfois isolée, surtout que j’élève seule mes enfants et qu’il m’arrive de saturer. Ma meilleure amie me manque beaucoup, et mes enfants manquent à mes parents…

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        • Margarida

          Re-bonjour,

          A cet instant même je suis en train de regarder votre blog/site qui me parait tout à fait fascinant et qui a l’air de bien m’intéresser… Moi qui adore les mots ! Je pense donc que je vais vous suivre un peu plus de près 🙂 Contente d’avoir fait cette découverte !!

          Mais sinon et pour en revenir à nos moutons, je comprends la saturation dont vous parlez et aussi le fait que vos enfants manquent à vos parents. C’est un peu pareil pour moi et il y a des moments ou ce n’est pas facile à gérer. Les émotions et les sentiments on ne les gère pas comme on veut ni quand on veut.

          A bientôt sur ce monde virtuel !

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  1. pomdepin

    Nos enfants sont nés à l’étranger, et on y est toujours! Alors, c’est la routine pour nous…mais une fois par an, on confie la troupe à papy et mamie pour une semaine de vacances à deux! Et tout le monde est ravi, les grands parents, les enfants et nous.

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    • Margarida

      Hahah! Tout le monde y trouve son compte ! C’est bien ça ! Ici petite princesse est encore un peu petite mais quand on va chez mes parents pour y passer nos vacances d’été c’est trop bien, on fait pas mal d’escapades à deux !

      En fait aujourd’hui, et comme je dis dans le billet, c’est un peu la structure familiale par excellence. Beaucoup de gens sont loin de leurs familles, alors, on est obligés de nous adapter à ces circonstances.

      Belle fin de journée !

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  2. vachefollette

    On est à 300km de Papy et Mamy français, et trop trop loin de ma famille pour se voir aussi souvent que l’on aimerait… Un tonton habite en Inde, les autres tontons et tantes sont en Perfide Albion. On est donc abonnés à des périodes de retrouvailles intenses, soit en Angleterre, soi en France, avec le bruit perceptible de l’horloge qui tourne en arrière plan. J’ai le souvenir de la réaction de mon père en voyant son petit fils qui me dépassait d’une tête… Et nous, on accuse le coup aussi en voyant les changements chez eux. J’ai toujours été loin de mes parents, et les enfants ont des relations très différents avec leurs grands parents que d’autres enfants de leur âge – mais différent ne veut pas dire inférieur en qualité.
    Big bisous, ma belle- félicitations our un joli billet plein de nostalgie 🙂

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    • Margarida

      300 Km ça fait effectivement très très loin.. ! Le Perfide Albion c’est déjà la fin du monde 🙂 !!! Alors je comprends que vos retrouvailles soient bien intenses… J’aime beaucoup l’image que tu utilises de l’horloge qui tourne en arrière plan, parce que c’est tout à fait ça. Quant aux changements que nous on voit aussi chez nos parents, bien sûr, cela m’arrive aussi, d’arriver à l’aéroport et de me dire, et ben là, ils ont pris un coup ou bien, bon, pas si changés par rapport à la dernière fois. Les vidéo-conférences ne transmettent pas tout…
      Convaincue que “différent ne veut pas dire inférieur en qualité” !!! C’est simplement un travail et une approche distincte mais qui peut être tout aussi positive, voire plus !

      Belle fin de journée Perfidiaise Albionaise 🙂

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  3. La maman de la petite choucroute

    Coucou! Au delà du côté pratique de pouvoir confier les enfants au grand-parents pour souffler (ce qui est bien sur très appréciable! ;-)), il y a les liens tissés. J’ai la chance d’avoir mes parents et beaux-parents pas loin de chez moi mais quand j’étais petite j’ai un peu souffert de la distance d’avec ma Mamie avec qui j’étais par ailleurs très complice… J’espère que tu as l’occasion de retourner assez souvent dans ton île adorée (je n’y suis jamais allée mais ça me dirait bien :-))…. et en profiter pour souffler un peu!

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    • Margarida

      Merci pour ce gentil message !

      Oui, on rentre relativement souvent sur mon île adorée, de deux à trois fois par an. Petite princesse “parle” (gazouille) presque tous les jours par téléphone avec mes parents… je pense que c’est un lien différent mais très spécial qui va se créer !

      Bon weekend !

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