Interprétation

L’intelligence artificielle traduit-elle vraiment votre message ?

L’intelligence artificielle peut-elle vraiment traduire votre message ?

La question mériterait peut-être d’être posée autrement.

Car oui, l’intelligence artificielle peut traduire. Les outils de traduction automatique aussi. Et, il faut bien le reconnaître, ils ont considérablement progressé. Il suffit de se souvenir de certaines traductions automatiques d’il y a quelques années pour mesurer le chemin parcouru. Des phrases parfois grammaticalement étranges, des expressions qui perdaient tout leur sens, des textes qui semblaient avoir été assemblés mot après mot plutôt qu’écrits dans une véritable langue.

Aujourd’hui, le résultat peut être tout autre. Une traduction automatique peut être fluide, naturelle, parfois même suffisamment convaincante pour que l’on oublie qu’elle n’a pas été produite par un humain. Surtout pour les personnes dont la traduction ce n’est pas le métier.

Alors, peut-être que la question n’est plus vraiment de savoir si l’intelligence artificielle est capable de traduire.

La question serait plutôt de savoir ce qu’elle traduit réellement.

Est-ce qu’elle traduit les mots ? Le sens ? L’intention derrière le texte ? Le ton que vous avez choisi ? Tout ce que vous ne dites pas explicitement, mais que votre lecteur est pourtant censé comprendre ?

Lorsqu’on travaille avec les langues, les réponses sont rarement aussi simples qu’on pourrait le souhaiter.

Un texte n’est jamais seulement une succession de mots. JAMAIS. Retenez cela bien.

Il serait facile de prendre une phrase, de la confier à un outil de traduction et de constater que le résultat est parfaitement correct. La grammaire est respectée, la syntaxe fonctionne et, dans certains cas, la formulation paraît même très naturelle.

Pourtant, cela ne suffit pas toujours à faire une bonne traduction. Car traduire c’est aussi comprendre pourquoi cette phrase existe, à qui elle s’adresse et quelle place elle occupe dans l’ensemble du message.

〉Un texte marketing ne cherche pas simplement à transmettre une information. Il doit donner envie, créer une impression, parfois convaincre sans même en avoir l’air.
〉Un contenu institutionnel peut avoir pour objectif de rassurer ou d’expliquer avec précision.
〉Une application impose souvent des contraintes d’espace qui obligent à réfléchir autrement aux formulations.
〉Sur un site internet, il faut également tenir compte de l’expérience du lecteur, de la structure des pages et, selon les projets, des enjeux liés au référencement (le SEO).
〉Et puis il y a les textes publicitaires, pour lesquels une traduction parfaitement fidèle peut paradoxalement donner un résultat catastrophique, qui ne fonctionne pas du tout dans une autre langue ou une autre culture.

C’est à cet endroit que le travail de traduction dépasse largement la simple transposition des mots.

Une machine ne connaît pas votre réunion d’hier

Imaginez que vous veniez de terminer une réunion avec votre équipe. Vous avez parlé de votre stratégie, de votre marque, de vos clients et de la manière dont vous souhaitez être perçu. Vous avez peut-être longuement discuté d’un mot, d’une expression ou d’une nuance qui vous semblait essentielle.

Quelques heures plus tard, vous transmettez votre texte à un outil de traduction. Quel est le problème ? Et bien, l’outil, lui, ne sait rien de cette conversation.

Il ne sait pas pourquoi vous avez choisi cette expression plutôt qu’une autre. Il ne connaît pas nécessairement l’histoire de votre marque, ni les discussions qui ont accompagné la rédaction du texte. Il ne sait pas qu’un mot en apparence très simple a été choisi avec soin, parce qu’il correspond exactement à la manière dont vous souhaitez vous adresser à votre public.

Il reçoit le texte mais pas le contexte ni la situation.

Or, dans une traduction, ce qui entoure les mots a souvent autant d’importance que les mots eux-mêmes. Le secteur dans lequel vous évoluez, votre public, votre culture d’entreprise, le contexte dans lequel le texte sera lu, mais aussi l’objectif qui se trouve derrière chaque formulation peuvent modifier profondément la manière dont une phrase doit être traduite.

C’est notamment là que l’intervention humaine conserve toute sa valeur.

Non pas parce qu’il faudrait opposer systématiquement l’humain à la technologie, mais parce qu’un outil, aussi performant soit-il, doit encore être utilisé avec discernement. Et surtout, son résultat doit pouvoir être compris, questionné et vérifié. Et le discernement est une caractéristique intrinsèque à l’être humain.

Quand la traduction automatique devient une base de travail

Aujourd’hui, il n’est plus rare de recevoir des contenus qui ont déjà été traduits par un outil. Une entreprise peut utiliser une solution de traduction automatique en interne, intégrer de l’intelligence artificielle à son processus de création de contenu ou simplement demander à un outil de produire une première version.

Dans certains projets, cette première version peut être tout à fait exploitable.

Mais une base de travail n’est pas nécessairement une version prête à être publiée. Une base de travail est un brouillon, un draft, un brief, un support.

C’est là qu’intervient la post-édition, communément appelée révision. Le texte produit automatiquement est repris et confronté au document source. On vérifie le sens, les formulations, la terminologie, la grammaire et le niveau de langue. On s’assure également que le ton correspond bien à celui de l’entreprise et que le texte fonctionne réellement pour le public auquel il est destiné.

Selon les projets, ce travail peut être relativement léger. Dans d’autres cas, il demande beaucoup plus de temps que prévu. Tout dépend notamment de la qualité du texte initial, de la complexité du contenu et du niveau d’exigence attendu.

Car il y a une réalité dont on parle parfois moins : lorsqu’une traduction automatique est mauvaise, sa correction ne consiste pas toujours à remplacer quelques mots ici et là. Il faut parfois revenir au texte source, comprendre ce qui a été mal interprété et reconstruire entièrement certaines phrases. Il faut tout refaire, de A à Z. Où est donc, dans ces cas-là (qui sont nombreux) la valeur ajoutée de la machine ?

À ce stade, la post-édition peut demander presque autant d’attention qu’une traduction réalisée directement par un professionnel.

Et si l’enjeu n’était pas de choisir entre l’IA et l’humain

Je me méfie un peu des oppositions trop simples.

Dans notre métier comme dans beaucoup d’autres, les outils évoluent, et notre manière de travailler évolue avec eux. La technologie fait désormais partie de notre environnement professionnel, et il serait difficile de prétendre le contraire.

La question me semble donc moins être de savoir s’il faut accepter ou refuser ces nouveaux outils que de comprendre ce que nous pouvons raisonnablement leur demander. Une intelligence artificielle peut nous faire gagner du temps sur certaines étapes. Elle peut proposer une première formulation, faciliter certaines recherches ou aider à travailler sur de grands volumes de contenu. Utilisée au bon endroit, elle peut devenir un véritable soutien.

Mais elle ne dispense pas de réfléchir.

〉Car il faut toujours quelqu’un pour regarder le texte et se demander si, au-delà de la correction apparente, il dit vraiment ce qu’il doit dire.
〉Quelqu’un pour remarquer qu’une phrase est parfaitement correcte, mais qu’elle ne correspond pas au ton de la marque.
〉Pour voir qu’un mot est juste dans le dictionnaire, mais qu’il ne sera pas naturellement utilisé par le public auquel on s’adresse.
〉Pour comprendre qu’une formulation, pourtant fidèle en apparence, a légèrement déplacé le sens du texte original.
〉Et parfois, pour décider simplement qu’il vaut mieux reprendre tout un passage.

Alors, l’intelligence artificielle traduit-elle vraiment votre message ?

Oui, dans une certaine mesure.

Elle peut traduire vos mots avec une efficacité qui aurait été difficile à imaginer il y a encore quelques années. Dans certains contextes, elle peut même produire un résultat immédiatement utilisable.

Mais un message ne se résume jamais tout à fait à ses mots. Il y a ce que vous voulez dire, bien sûr, mais aussi la manière dont vous souhaitez le dire. Il y a votre ton, votre identité, votre culture, votre public et le contexte dans lequel votre texte sera découvert.

Tout cela ne disparaît pas simplement parce que le texte change de langue.

C’est peut-être là que se trouve aujourd’hui une partie essentielle de la valeur de l’expertise linguistique. Non pas dans le refus de la technologie, mais dans la capacité à l’utiliser au bon moment et avec le recul nécessaire.

Savoir quand lui faire confiance. Savoir quand relire attentivement. Savoir quand intervenir. Et surtout, savoir reconnaître le moment où il faut reprendre entièrement la main.

 

Le sujet de l’IA dans la traduction ne s’arrête évidemment pas là. Tarifs, confidentialité, protection des données, interprétation… autant de questions qui méritent d’être abordées à leur tour. Ce sera pour de prochains articles.
Traduction

Comment bien préparer un projet de traduction ?

La traduction est souvent imaginée comme un passage assez simple : il y aurait un texte dans une langue, puis ce même texte dans une autre, et, entre les deux, quelqu’un qui connaît suffisamment bien ces deux langues pour faire passer les mots de l’une à l’autre.

Mais en réalité, les choses commencent souvent bien avant le premier mot traduit.

Il m’arrive de recevoir des messages très simples : « Bonjour Madame, nous avons ce document à traduire. Pouvez-vous vous en charger ? ».

La réponse est généralement oui. Mais avant de commencer, j’ai besoin de poser quelques questions. À qui s’adresse ce texte ? Dans quel pays sera-t-il lu ? Pourquoi a-t-il été écrit ? Où sera-t-il publié ? Doit-il informer, convaincre, vendre, expliquer ou rassurer ? Quel ton doit-il conserver ? Existe-t-il une terminologie propre à l’entreprise ?

Et parfois, une question toute simple peut changer beaucoup de choses : que voulez-vous que la personne qui lira ce texte retienne ? Quel est votre objectif ?

Un texte n’arrive jamais seul

Un texte arrive avec son histoire, avec son objectif, avec son public, et avec tout ce que son auteur, entreprise, agence, donneur d’ordre… sait déjà, mais qui n’est pas toujours écrit noir sur blanc.

C’est peut-être là que commence réellement le travail du traducteur : lire ce qui est écrit, bien sûr, mais aussi chercher à comprendre ce qui ne l’est pas.

Un même mot peut prendre des sens différents selon le secteur dans lequel il est utilisé. Une formulation parfaitement correcte dans une langue peut produire un effet très différent dans une autre culture. Un slogan, lui, peut demander bien davantage qu’une simple traduction (et on parle là de transcréation).

De la même manière, un site internet doit non seulement être compris, mais aussi fonctionner dans son nouvel environnement linguistique et digital. Un texte marketing ne répond pas aux mêmes règles qu’un document institutionnel.

Alors, non, il ne suffit pas d’ouvrir un document et de commencer à traduire.

Enfin, techniquement, on pourrait. Mais je ne crois pas que ce soit toujours la meilleure manière de travailler.

Plus il y a de communication en amont…

J’ai une conviction professionnelle assez simple : plus la communication est riche en amont, plus le travail peut être juste en aval. C’est ce qu’on appelle dans le jargon de certains secteurs : le brief !

Cela ne signifie évidemment pas qu’il faille organiser trois réunions avant chaque page à traduire. Il faut garder le sens des proportions. Mais prendre quelques minutes pour parler d’un projet peut éviter beaucoup d’approximations :

Ces quelques minutes permettent de comprendre pourquoi un mot a été choisi, de savoir à qui l’on s’adresse, d’identifier une référence culturelle ou encore de comprendre ce qui doit absolument être conservé et, au contraire, ce qui peut être adapté.

Ce moment d’échange n’est donc pas simplement une étape qui vient « avant » le travail. Il fait déjà partie du travail.

Le brief, cette chose pas toujours très glamour

Un brief pour une traduction ? Oui. Même un petit.

Quelques lignes peuvent suffire. Un message, un appel, une conversation.

Dites-nous où va votre texte. Dites-nous à qui vous souhaitez parler. Dites-nous ce que vous attendez de lui.
Et si vous ne savez pas exactement comment l’expliquer, ce n’est pas grave. C’est aussi notre travail de poser les questions.

Au fil des années, j’ai appris qu’une bonne collaboration linguistique se construit sur la maîtrise d’une langue mais pas uniquement. Elle se construit aussi sur la communication, sur la confiance et sur la possibilité de demander : « Quand vous dites cela, qu’entendez-vous exactement ? »

Elle repose également sur la liberté de pouvoir répondre : « Ici, je pense qu’il faudrait adapter. »

 

L’avis du traducteur est important, il devrait toujours aller de pair avec le service marketing, ventes, développement, etc., cochez la case qui vous convient selon la nature du support à traduire.

 

Avant de traduire, il y doit y avoir cette phase d’échanges

Ensuite viennent les recherches, les choix, les hésitations, les vérifications et les relectures.

Puis le texte repart, dans une autre langue.

Mais, je l’espère, toujours avec son sens, son intention et sa personnalité.


Vous avez un projet de traduction, d'adaptation ou de communication multilingue ?
Avant d'envoyer simplement votre document, racontez-nous votre projet.
Parfois, quelques informations supplémentaires peuvent faire toute la différence.
Traduction

Écrire dans une autre langue : est-ce se réinventer ?

Écrire est un geste exigeant. J’écris depuis toute petite et je sais ô combien il s’agit d’un exercice difficile. Écrire demande du temps, de la patience et une forme de présence à soi. Comme le rappelle cet autre article que j’ai écrit en 2013, écrire (dans n’importe quelle langue) suppose un apprentissage, une discipline, presque un entraînement quotidien, comme le ferait un musicien ou un peintre.

Mais écrire dans une langue étrangère… c’est encore autre chose, c’est entrer dans une autre dimension (de soi).

Écrire dans une langue étrangère

Écrire ailleurs, écrire autrement

Dans l’écriture en langue étrangère il y a quelque chose d’étrange et d’étonnant, quelque chose que l’on ne sait pas qualifier aux débuts de l’exercice et qui, paradoxalement, on oublie avec le temps. Cette sensation, à la fois surprenante et déroutante, touche à une part intime de nous-mêmes : une douce distance qui vient se déposer, là, au creux du lien entre le cerveau et l’âme.

C’est comme si l’exercice de l’écriture n’était pas le même, comme si le mécanisme de refléxion était devenu tout un autre.

La langue étrangère agit comme un filtre délicat. Parfois, elle atténue, parfois elle amplifie aussi. Elle transforme les contours de ce que l’on ressent, et modifie la manière dont les mots viennent se poser sur la page.

Écrire dans une autre langue, ce n’est pas seulement traduire sa pensée. C’est la reconstruire. Parce que quand vous avez le choix d’écrire en langue étrangère, quand cette capacité vous atteint, vous ne traduisez plus, vous écrivez. Point.

S’agit-il d’une sorte de liberté ?

Très souvent, écrire dans une langue qui n’est pas la sienne ouvre un espace inattendu : celui d’une liberté nouvelle.

Dans l’article de 2013, j’y évoque cette idée précieuse : celle que l’on ose dire, dans une langue étrangère, ce que l’on n’oserait pas toujours formuler dans sa langue maternelle.

Comme si la distance linguistique créait une forme de protection.
Comme si les mots, légèrement déplacés, devenaient plus légers à porter.

C’est comme si quelque chose en vous se relâchait, c’est presque indescpritible, inexprimable (le comble pour quelqu’un dont les mots c’est le métier premier !). Je dirais que c’est comme si la pensée, d’un coup d’un seul, se traduisait en plus d’audace.

Cette liberté peut se comprendre à travers les idées de Ferdinand de Saussure. Sa distinction entre langue et parole montre que chaque acte individuel d’expression est unique. Écrire dans une langue étrangère nous fait prendre conscience de la structure de la langue, de ses choix de mots, de ses rythmes. La distance linguistique agit alors comme un cadre à la fois protecteur et stimulant : elle oblige à réfléchir, à peser chaque mot, et transforme ce geste d’écriture en une exploration consciente et créative du langage. (Saussure, Cours de linguistique générale, 1916)

Y a-t-il un rapport intime avec les mots ?

Les cours de linguistique, praxématique et traductologie remontent à loin mais je sais que chaque langue possède sa propre texture propre et sa propre façon d’être et d’agir. C’est, justement, en écrivant dans une langue étrangère, que l’on redécouvre ce rapport fondamental au langage.

On choisit davantage.
On hésite parfois.
On cherche le mot juste avec une attention presque accrue. Au départ, par peur, avec le temps, parce qu’on est davantage conscients de la signification de chaque mot.

Les linguistes le soulignent d’ailleurs : passer d’une langue à une autre ne se limite pas à un changement de code, mais engage une véritable transformation de l’énonciation et de la créativité du sujet.

La technique et la sensibilité

Écrire en langue étrangère est à la fois un défi technique… et une aventure profondément personnelle. Quand j’ai commencé à le faire, c’était clairement pour ça : c’était un défi personnel, celui de me prouver que j’en étaits capable.

Dans une langue, il y a la grammaire, bien sûr mais aussi le vocabulaire et, surtout les structures, les tournures. C’est souvent ici que l’on peut manifestement se montrer moins bons. Il y a toujours quelque chose dans la structure (parce qu’intimement liée à la pensée) qui laisserait entrevoir qu’il s’agit d’une langue étrangère.

Car écrire, ce n’est pas simplement aligner des mots. C’est transmettre une intention, une émotion, une vision du monde. Et cela demande, au-delà des compétences linguistiques, une sensibilité particulière. Une capacité à écouter la langue, à en percevoir les subtilités, à en respecter les équilibres.

Est-ce que c’est nous qui choissisons la langue ou la langue qui nous choisit ?

On pourrait croire que l’on choisit la langue dans laquelle on écrit. C’est peut-être vrai, en réalité, je n’ai pas vraiment de réponse à cette question mais je me dis qu’au fond, c’est peut-être bien l’inverse. J’ai constaté, avec le temps et l’expérience, que selon le sujet, selon l’émotion, selon le degré d’intimité du message, une langue s’impose plus naturellement qu’une autre. Je pense que le choix dépend moins des circonstances extérieures que de notre rapport intérieur à ce que l’on souhaite exprimer.


L’exemple de quelques écrivains

Certains écrivains ont choisi de s’aventurer hors de leur langue maternelle :

⊕ Jorge Semprún (Espagne / France) – Espagnol de naissance, Semprún a écrit une grande partie de son œuvre en français, notamment Le Grand Voyage, trouvant dans cette langue une manière plus libre de raconter ses souvenirs et son engagement.
⊕ Samuel Beckett (Irlande / France) – Écrivain anglophone, Beckett a choisi le français pour certaines œuvres, comme Molloy, créant des phrases plus précises, dépouillées, et une distance qui intensifie la poésie de ses mots.
⊕ Joseph Conrad (Pologne / Royaume-Uni) – Polonais de naissance, il a écrit en anglais, sa langue d’adoption, avec une maîtrise impressionnante qui donne à ses récits maritimes un style unique et universel.
⊕ Vladimir Nabokov (Russie / Europe) – Auteur russe qui a écrit en anglais et en russe, explorant les nuances de chaque langue pour jouer avec le sens et la musicalité des phrases.