Bilinguisme

2e rencontre d’enfants bilingues franco-espagnols à Nantes

C’était fin novembre quand nous nous sommes rencontrés pour la première fois. A la base, on ne se connaissait pas vraiment ou même, pas du tout, mais quand on élève des enfants dans le bilinguisme on est prêts à tout (ou presque !) pour qu’ils puissent s’épanouir (aussi) dans sa langue minoritaire. Notre première rencontre d’enfants bilingues franco-espagnols fut un succès, tout le monde y a trouvé son compte, les enfants ont parlé, les parents ont pu échanger sur le sujet ! Voilà donc deux des objectifs remplis.

C’est tout naturellement que nous avons voulu renouveler l’expérience. Si la première rencontre a eu lieu chez nous, cette fois et pour des raisons de déménagement, nous nous sommes réunis chez Emma et sa petite famille. Tout le monde est prêt à jouer le jeu, toutes les familles sont prêtes à jouer aux hôtes ! Encore une fois, cela prouve qu’on a envie d’avancer dans notre rôle de parents d’enfants bilingues (ou trilingues).

En plus, cette fois-ci, trois nouvelles familles se sont jointes au groupe. Des familles de nationalités variées et aux parcours différents : Espagnols, Français, Colombiens, Equatoriens, Chiliens.

enfants bilingues Nantes

 

enfants bilingues franco-espagnols

Un lieu de partage sans prétention, ni pression pour nos petits franco-espagnols

Ces rencontres sont nées du désir de trouver un lieu de partage, sans prétention, ni pression. Un moment convivial où les enfants soient libres de jouer. La première fois, une des mamans avait fait la lecture d’une histoire, cette fois-ci, les enfants ont décidé de jouer entre eux, qui sait, la prochaine fois il y aura peut-être des comptines ? Mais, justement, ce qui est bien c’est cette non-pression, cette envie de vouloir que les choses coulent naturellement… parce que la vie d’un couple mixte – bilingue -multilingue – avec – une – vie – à -l’étranger  est loin d’être tous les jours simple, alors pourquoi nous rajouter des contraintes ?

niños bilingües Nantes

Les écouter parler, en cachette 

Pour ma part, je dois vous avouer que lors de ces rencontres, j’adore écouter les enfants parler entre eux. Les écouter sans qu’ils s’en rendent compte. Il y a de tout, il y en a qui parlent plus facilement en espagnol, d’autres pour qui la langue de jeu reste le français, d’autres qui mélangent allègrement… Ils sont tous encore assez jeunes, ils ont entre deux ans et quatre ans, à cet âge-là, même chez les enfants monolingues il y a des différences importantes dans le niveau de communication car certains sont plus bavards que d’autres, les uns ont commencé à parler plus tôt, etc.

A chaque fois, on constate les différences. Des parents qui disent que son enfant répond toujours en français même si on lui parle en espagnol, d’autres enfants qui mélangent les langues, d’autres qui font mieux la différence…

Et à chaque fois, je suis ô combien contente de voir qu’il n’y a pas 1 solution miracle, que chaque famille est une histoire et que chaque enfant, jeune soit-il, a un bagage qui fait que certaines compétences langagières se développent à une vitesse ou à une autre. Alors, comme à chaque fois aussi, j’ai envie de finir sur une note positive et même si cela peut paraître bizarre de prononcer cette phrase, j’ai envie de dire…

…Heureusement qu’il y a les enfants pour effacer les barrières langagières !

A très vite pour d’autres aventures sur le bilinguisme !

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6 commentaires

  1. ifeelblue

    ah c’est super ce concept de rencontres! pour les adultes comme pour les enfants :)
    et comme tu le dis, ça doit être super intéressant d’écouter les enfants pour voir comment chacun vit son apprentissage des langues.

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    • Margarida

      Bonjour ifeelblue,

      Pour l’instant, nous sommes contents. On avait du mal à trouver un « format » de rencontres, assos, etc. à Nantes qui nous corresponde, alors, on l’a fait nous-mêmes :-)
      Et puis, oui, à cet âge-là c’est marrant de les entendre parler !

      Belle journée,

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  2. Aurelie

    Dis il y a une sacré communauté d’enfants multiculturels dans ton coin. Remarque ici aussi dans ma campagne italienne j’ai réussi à trouver belges, canadiens et suisses. Avec les parents on va s’organiser pour créer des rencontres francophones à la bibliothèque, car les centres francophones les plus proches sont à une heure de route d’ici, pas très pratique. Pour l’instant mon petit a 13 mois donc j’attends un peu. Mais il me tarde!!! Belle journée à toi Margarida
    Aurélie

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    • Margarida

      Coucou Aurélie et bienvenue,

      Ah mais non, dans ma campagne nantaise (j’habite à 15 min de la ville), il y en a pas beaucoup d’enfants multiculturels, je l’impression qu’à l’école, ma fille est presque la plus « exotique » :-) mais bon, je vais jusqu’à Nantes, il faut dire que les autres parents qui assistent à ces rencontres habitent tous en ville. Je lui ai déjà dit à mon Français de mari : « tu en as de la chance car, tu vois, les étrangères n’aiment pas trop habiter à la campagne », hihi !

      13 mois c’est un peu tôt, en effet, mais ça viendra teeeeellement viite !! C’est trop chouette si vous pouvez faire cela à la bibliothèque du coin !

      A très vite et bonne fin d’après-midi !

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  3. Bisontina

    Bonjour Margarida!

    Je reviens sur ton blog, que je lisais à une époque, pour te lire avec plaisir.
    Tes témoignages personnels sur le bilinguisme sont constructifs et intéressants, mais, en plus, ils sont bien racontés, et le blog, très soigné; Un régal.

    Ton projet de rencontre d’enfant bilingues franco-espagnols ressemble beaucoup dans l’esprit à celui que je suis en train d’imaginer pour le coin où j’habite,à proximité de Besançon.
    Mon objectif est aussi créer les conditions pour que ma fille,Olivia, 14 mois maintenant, parle l’espagnol avec d’autres enfants et pas seulement avec maman, à la maison; Je me trouve dans tes idées et c’est une source d’inspiration. Merci!

    Je diffère peut être…je ne sais pas encore..sur quelques détails:
    – le choix de la cible ou, plutôt, de l’intitulé: enfants bilingues franco-espagnols; je me pose des questions sur ce point: seulement enfants franco-espagnols?; j’aimerais ouvrir ces rencontres à mes connaissances 100% francophones, qui, certes, n’auront sûrement pas le même rapport aux rencontres que les parents franco-espagnols et voir comment ça marche.

    -le fait de ne pas fixer une date à l’avance: je suis à priori plus partant pour partir d’un planning un peu pre-fixé, mais pas trop prétentieux: une fois par mois?, une fois tous les deux mois?…et plus si affinités et selon l’évolution des participants; mais partir d’un « minimum syndical » et m’y tenir…même si personne ne vient.
    ça peut paraître bizarre mais j’ai l’impression que parfois les gens « observent à distance » une activité qui les intéresse avant de se décider à participer…et à ce moment, il faut être là.

    Je m’identifie pleinement sur l’état d’esprit: « sans prétention ni pression », comme « une bande d’amis »: 100% d’accord !
    Je me vois pour l’instant comme une animatrice qui propose les conditions -date/lieu/préparation (souvent, pas toujours) de supports-…et pour le reste, la vie en décidera!

    Au plaisir de continuer à te lire! (pour te piquer aussi des idées, hé he!)

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    • Margarida

      Bonjour Bisontina,

      Merci pour tes mots et merci d’être revenue :-)

      Je suis contente de savoir que les rencontres d’enfants bilingues à Nantes en inspirent d’autres !

      Pour essayer de répondre à tes quelques points/questions :
      – En vérité, je ne me suis pas trop creusé la tête pour trouver un nom à « cette chose » que je voulais mettre en place, du coup « Rencontres d’enfants bilingues franco-espagnols » est venu un peu tout seul.
      – Quant à ouvrir ces rencontres à des enfants 100% francophones, c’est une très chouette idée mais je pense que du coup, la donne change et c’est un tout autre objectif qui devra être mis en place car en effet, ni les parents ni les enfants seront là pour la même chose (enfin, je pense…)
      – Pour les dates, il faut savoir qu’on les fixe tout de même à l’avance, ce que je veux dire c’est surtout qu’il n’y a pas de norme à suivre, ne pas mettre d’obligation de 1 fois par mois (par exemple). On s’organise via e-mail avec un doodle. Notre prochaine date est prévue pour la fin du mois et on l’a arrêtée vers la mi-mars. En revanche, on ne s’est pas vus en mars, on s’était vu tout début février, pas en janvier mais oui en décembre…

      Je suis contente que tu t’identifies avec l’esprit « sans prétention ni pression » hihihi, c’est ce qui nous anime et, à vrai dire, il va falloir qu’on prenne une décision importante à ce sujet lors notre prochaine rencontre 😛 (j’en dirai plus le moment venu…!)

      Hop hop hop, au boulot, tu nous raconteras, toi de ton côté ? En tout cas, je suis sûre qu’Olivia a de la chance d’avoir une maman avec plein d’initiatives comme ça !!!

      Belle journée,

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