Vie à l'étranger

« Journal d’une ado expatriée » de V. Martin-Place

Journal d’une ado expatriée est un de ces romans qu’on lit d’une traite, sans souffler tellement l’histoire est entraînante, enthousiasmante, tellement l’histoire est simple, belle et inspirante.

Mais surtout, ce roman jeunesse, publié en 2017 par Véronique Martin-Place nous mène à la réflexion. Dans ce monde en perpétuel mouvement dans lequel nous vivons, dans un monde où la notion famille a beaucoup évolué, où les relations humaines sont loin d’être simples, Léa, du haut de ces 13 ans nous fait voir comment la vie peut être si facile et si difficile en même temps.

Journal d'une ado expatriée, Véronique Martin-Place

L’histoire de Léa

Léa vit tranquillement sa vie de collégienne à Nantes, entre copines, découvertes et cours de théâtre. Cela fait un petit moment que sa maman est partie travailler à Chicago mais ce à quoi elle ne s’attend pas, finit par arriver : ses parents lui annoncent que toute la famille va déménager dans la ville américaine.

Après la surprise et l’étonnement initiaux, Léa finit par s’embarquer dans cette nouvelle vie qui va lui apprendre tellement de choses !

Pourquoi j’ai tellement aimé ce roman jeunesse ?

Détrompez-vous, un roman jeunesse peut être lu sans problème par des adultes puisqu’on connaît très bien les étapes et les sentiments éprouvés par les jeunes. Du coup, nos points de réflexion seront sans doute différents et c’est cela qui fait la richesse d’un roman.

Ici, pour Journal d’une ado expatriée j’ai aimé le fait que malgré la différence d’âge entre moi et la jeune fille, tout un tas de souvenirs de mon moi adolescente ont refait surface :

– mes premières fois à l’étranger
– mes questionnements sur l’amitié
– les premières interrogations sur ce que c’est que « la distance »
– vaincre les peurs de la différence vue chez l’autre
– (..)

Bref, je peux dire clairement que dans ce roman j’ai trouvé ce qui a été le début de ma vie à l’étranger !

Vivre une partie de l’adolescence à l’étranger façonne le caractère à tel point que plus rien n’est ensuite pareil. Si vous avez encore besoin de vous convaincre, si vous êtes sur le point de partir en expatriation ou que vous vivez déjà à l’étranger et que vous avez des enfants ados, Journal d’une ado expatriée est fait pour vous. Je le pense sincèrement.

L’auteur, en quelques mots

Véronique Martin-Place en 3 mots ?
Détermination, créativité, écoute
Journal d’une ado expatriée en une phrase ?
Pour moi, Journal d’une ado expatriée est un livre jeunesse compagnon car il pourra être utile au jeune lecteur pendant toutes les phases de l’expatriation : lors du départ, à l’arrivée dans le nouveau pays et tout au long de l’adaptation au nouvel environnement culturel.
Ecrire sur l’expatriation c’est…
… à la fois puiser dans sa propre expérience de vie à l’étranger mais aussi dans toutes les observations faites, les anecdotes racontées pour créer des histoires qui font voyager et découvrir le monde.
Quand on part en expatriation on ressent…
… beaucoup d’excitation car c’est une aventure mais aussi beaucoup d’appréhension car on ne sait pas forcément à quoi s’attendre. Les sentiments sont très ambivalents et jouent au yoyo !
Et quand on revient d’expatriation on pense à…
… se poser. S’ancrer localement. Du moins, ce sont mes objectifs actuels !

 Journal d’une ado expatriée est disponible en version papier et électronique (Kindle) sur tous les sites d’Amazon.

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Minorque

Minorque au-delà de… Minorque ! expo photo de B. Vinceneux

Mise à jour du 25-07-2017

Alors que je suis en mode bureau estival à Minorque, Nantes, ma ville d’adoption depuis plus de sept ans fête aussi l’été avec une exposition qui donne envie de s’évader à la mer, à la plage, dans l’eau, sous le soleil… une exposition qui donne envie de… Minorque ! Une espèce de boucle bouclée !

J’ai déjà eu le plaisir de vous parler, il y a peu, de Bernard Vinceneux, un photographe qui aime jouer avec les photos depuis sa jeuneuse, tout d’abord en argentique et ensuite avec le numérique.

Actuellement, il évolue dans les PhotoClubs de Nantes et de Minorque, dans la belle ville de Es Castell, tout près de Mahón.

À Minorque, des photos à ras de l’eau !

C’est à Minorque qu’il a redécouvert un plaisir d’enfance : celui de nager avec des palmes, masque et tuba et c’est ainsi que sont nées la plupart des photographies actuellement exposées à la médiathèque Floresca Guépin (du 7 juillet au 24 août). Vinceneux se balade au fil de l’eau avec son appareil photo et son caisson étanche, faisant ressurgir un souvenir d’enfance en même temps qu’il trouve la possibilité d’exploiter son plus grand plaisir d’adulte : la photo.

Expo photos Minorque Bernard Vinceneux Expo photos Minorque Bernard Vinceneux

Les photos de Bernard Vinceneux

Les photos, magnifiques, sont un fidèle reflet de cette union entre le ciel et la mer, entre l’air et l’eau, toujours à ras d’eau, au fil de l’eau ! Des prises de vue réfléchies mais tout en laissant faire le hasard.

Se mettre face à une de ces œuvres photographiques est se situer sur l’eau mais aussi au-dessous, c’est une espèce d’entre-deux, cet espace où les reflets de l’eau et du soleil cohabitent à la perfection pour donner des images belles, réelles, époustouflantes… des images très estivales avec, parfois, un soupçon de déformation !

Si vous êtes à Nantes et que vous avez envie d’aller Au-delà du miroir, n’hésitez pas une seule seconde.

Vinceneux aime bien faire le lien entre ses photographies et les paroles de la chanson Un petit poisson, un petit oiseau de Juliette Greco :

Un petit poisson, un petit oiseau
S’aimaient d’amour tendre
Mais comment s’y prendre
Quand on est dans l’eau
Un petit poisson, un petit oiseau
S’aimaient d’amour tendre
Mais comment s’y prendre
Quand on est là-haut

 

Informations d’accès
du 07 Juillet au 24 août
Médiathèque Floresca Guépin
Route de Ste Luce, Place du Commandant Cousteau
(ou adresse officielle 15 rue de la Haluchère)
Tram ligne 1 ou Chronobus C7 : arrêt : Souillarderie

 L’exposition aura également lieu à Minorque du 8 au 30 septembre 2017 à la Sala Xec Coll, Carrer des Seminari, Ciutadella.

Les photos illustrant cet article ont gentiment été prêtées par Bernard Vinceneux et elles se trouvent également sur sa page Facebook.

Mise à jour du 25 juillet 2017

Interview publié sur l’Ouest-France à propos de l’exposition de Bernard Vinceneux

Interview Ouest-France Bernard Viceneux

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Bilinguisme

Anecdote d’enfant trilingue

Lundi matin, à l’école, Thelma devait passer une petite consultation avec un médecin de la PMI pour vérifier que tout va bien au niveau des yeux et des oreilles (et tout va bien). Cette consultation était prévue depuis quelques semaines. Mais il s’est avéré que samedi, la varicelle avait fait sa terrible apparition. Au départ, j’étais très optimiste, le week-end n’avait pas été trop difficile, elle avait la super forme. Tout s’est compliqué dimanche soir avec l’apparition des démangeaisons et donc, une nuit assez désagréable. Bref, j’ai finalement décidé que ce n’était pas une bonne idée d’aller à l’école.

enfants bilingues

Alors voilà, j’ai commencé à déployer ma cape de wonder-woman maman free-lance qui travaille à la maison à l’étranger et je me suis faite à l’idée que la semaine serait sous le signe de la conciliation-intégration et à force de patience, beaucoup de patience (quand est-ce déjà que la semaine touche à sa fin ?). Rien de neuf pour les mamans. Mais j’ai aussi décidé qu’elle n’allait pas la louper cette consultation avec le médecin de la PMI. Pour cela, j’ai fait les démarches nécessaires : passer un coup de fil à l’école, échanger d’abord avec la secrétaire qui m’a dit qu’elle allait voir cela avec la maîtresse et qu’elle me rappellerait. Elle m’a rappelé pour me dire que c’était bon, on pouvait passer, Thelma et moi vers 10h.

A ce stade de l’article, vous vous demandez sans doute pourquoi je vous raconte tout ça, enfin de compte, c’est assez banal comme histoire…

Le déroulement de la consultation : l’enfant bilingue en action !

Après les bonjours à la maîtresse et à l’atsem, on nous invite à attendre dans un couloir qui fait office de sas entre la salle de cours et la salle où le médecin reçoit les petites têtes blondes. On attend, on attend et voilà que le tour de Thelma arrive. Le médecin lui dit de rentrer, je ne bouge pas mais elle m’invite aussi à accompagner ma fille, j’ai un peu insisté pour rester dans le couloir mais non, elle me dit de passer, il y a pas de souci madame.

Non, il n’y a pas de souci madame jusqu’à ce que…

Très professionnelle, le médecin explique à Thelma, après lui avoir demandé de dessiner un petit bonhomme, qu’elles vont faire des petits jeux.

Le premier petit jeu consiste à écouter des mots que le médecin lui dit à différents volumes au creux de l’oreille et après, Thelma doit répéter très fort ce qu’elle a entendu/compris. J’étais assisse un peu loin d’elles et le médecin lui dit très sympathiquement, tu sais Thelma, il faut que tu dises ce que tu entends à ta maman.

Hahahahahaha ! Je l’attendais celle-là :

Le jeu commence.

Le médecin lui chuchote le mot « lapin ».

Thelma me regarde de son air coquin et crie « conillet »

Un premier regard du médecin envers moi.

J’ai rien dit pour l’instant.

Deuxième mot chuchoté « chapeau »

Thelma crie « capell ».

Le médecin me re-regarde.

Et là, je lui ai expliqué qu’elle avait affaire à  une petite trilingue.

Ah bon ! Tu sais, Thelma, tu vas me les répéter à moi alors les mots.

Entre elle et moi, toujours notre langue maternelle

Evidemment, le médecin, très gentille, avait voulu m’intégrer dans la consultation sauf qu’elle n’avait pas pu prévoir que ça nuirait à son « petit jeu » et donc, elle serait dans l’incapacité de voir si Thelma entendait les bons mots.

C’était une situation très comique. J’étais gênée et en même temps très très fière de ma fille qui, quoi qu’il arrive et peu importe les circonstances, elle ne change pas sa manière de faire et continue à me parler dans ma langue. Du haut de ses quatre ans.
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Bilinguisme

4ème Rencontre enfants bilingues franco-espagnols à Nantes

Et voilà qu’on prend nos habitudes. Petit à petit, doucement mais assurément, les rencontres d’enfants bilingues franco-espagnols à Nantes, nées il y a à peine sept mois, deviennent une activité « de plus » dans les agendas des familles bilingues. C’est un vrai plaisir de nous rencontrer : les enfants, au départ toujours un peu silencieux, finissent par se faire un plaisir de jouer ensemble et de communiquer-parler en espagnol (ou pas); et pour nous, les parents, ces rencontres deviennent un vrai moment de partage et de convivialité.

enfants bilingues franco-espagnols Nantes
 Les langues ne servent pas qu’à communiquer, les langues servent aussi à tisser des liens et à tendre des ponts

Les petits bilingues franco-espagnols sous le soleil

Cette 4ème rencontre a été placée sous le signe du soleil pour notre plus grand bonheur ! Mamans espagnoles, mamans colombiennes, on aime le soleil et la chaleur ! Nous voilà donc, très bien installées sur la terrasse de la famille qui nous a accueillis alors que les papas français (et un Espagnol) étaient sur la pelouse à faire des parties de molkky. Un vrai moment de détente, plus de « pression » linguistique, chacun parlait SA langue.

Les enfants, 9 plus exactement, commencent déjà à bien se connaître. Même si on ne se voit pas toutes les semaines, ils savent très bien que lors de ces rencontres, les autres enfants parlent aussi comme maman ! Cette fois-ci, ils ont surtout bien profité d’une petite pataugeoire, cela faisait plaisir de les voir.

Qu’en est-il de leur évolution du bilinguisme ?

A ce stade, après quatre rencontres, on observe plusieurs types de comportement linguistique :

– les enfants qui répondent (pratiquement) toujours en français même s’ils comprennent parfaitement l’espagnol
– les enfants qui répondent (pratiquement) toujours en espagnols
– les enfants qui ont plutôt tendance à mélanger les deux langues dans une même phrase

enfants franco-espagnols Nantes bilinguisme Nantes
bilinguisme franco-espagnol nantes bilinguisme franco-espagnol nantes

Pourquoi ces différences de comportement ?

Comme pour tout autre aspect psychologique, comportemental, lié à l’apprentissage ou pas, chaque enfant est unique et différent. Mais chaque enfant vit aussi une réalité linguistique distincte. Chaque famille a ses propres particularités relationnelles, ses propres liens avec leurs familles respectives, leurs propres habitudes, leur manière de vivre. Et ce sont tous des facteurs qui jouent un rôle essentiel dans l’évolution d’un enfant bilingue.

Ne pas avoir peur de ces évolutions linguistiques « différentes »

Sur ce blog, j’ai toujours tendance à dire qu’il faut « laisser les choses se faire naturellement ». Une famille bi(multi)lingue ne peut pas se mettre une pression supplémentaire à cause de ce bagage linguistique dont elle est héréditaire. Il faut vivre le bilinguisme familial comme une richesse et non pas comme une contrainte, même pas comme un défi au sens propre du mot. Un joli défi, oui, certes, mais un défi à vivre dans l’optimisme et la bonne humeur.

Laissons les enfants grandir linguistiquement à leur rythme !
Apportons-leur tous les outils disponibles pour favoriser ce contexte bilingue familial !
Encourageons-les dans leur bilinguisme !
Montrons-leur notre enthousiasme vis-a-vis de leurs progrès !
Ne baissons jamais les bras, ne jetons pas l’éponge avant l’heure !
Persévérons toujours dans notre langue, ça finit toujours par payer !

Et vous, d'autres expériences de famille bilingue à partager ? Vous aussi, vous assistez à des rencontres dans votre ville ?

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Vie à l'étranger

Se créer des souvenirs … ici et là-bas

Se créer des souvenirs ici et là-bas

 

J’ai toujours su que je ne pourrais pas passer un été sans ma Méditerranée. Je n’arrête pas de le dire et plus le temps passe (plus je vieillis), plus je suis convaincue de ma propre affirmation.

Un été sans ciel bleu du petit matin au soir, sans eaux cristallines, sans sable fin et blanc entre mes orteils, sans sueur de celle qui colle bien à la peau, sans devoir prendre un éventail parce qu’on a cette petite sensation d’étouffer, sans les gens qui râlent car on n’arrive plus à dormir tellement il fait chaud… Un été sans tout ça, ce n’est pas un été pour moi.

Mon été doit être fait de cette sueur, de ces gens qui râlent, du rythme de vie cadencé par le soleil, par ces journées à la plage à faire le lézard, par les trois douches par jour et les quatre fois qu’on se change d’habits en fonction de ce que l’on fait, parce qu’on a été à la piscine un peu le matin et qu’on va à la plage l’après-midi et puis que le soir on va se balader tous bien-vêtus sur le petit port méditerranéen et faire un peu le m’as-tu vu…. Mon été doit être ainsi composé !

Mais la vie a voulu que j’habite en Nord-Loire, pas loin de la mer, pardon, de l’océan, là où l’on va pour se balader et non pas pour lézarder, aller à la mer et se coller contre un mur selon les heures de marée. Là où il peut faire bien frais le matin et bien chaud l’après-midi voire même pas chaud du tout, cela dépend des années, le climat… ce facteur qui nous échappe !

Se créer des souvenirs ici et là-bas

Etant donné que je ne peux pas passer un été sans ma Méditerranée, on s’y installe bien longtemps, un bon mois et demi, deux petits mois, comme vous préférez. Mon métier fait sur-mesure me le permet et mon Chéri, qui a pris goût aussi aux avarcas et à ces étés ainsi composés, est désormais habitué à ces petits rituels sudistes.

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Les souvenirs d’une famille biculturelle

La question se pose alors des souvenirs que notre petite famille bi-culturelle se fait ici, là où l’on habite. On n’a jamais passé un été ici, ma fille ne sait pas ce que c’est qu’un mois d’août en nord-Loire, ni même un 14 juillet.

Les souvenirs d’été d’enfance sont importants, c’est pour cela que depuis qu’elle est née, nous avons créé ce petit rituel d’un week-end entre amis au camping. Je suis très contente car c’est un moyen d’avoir des photos autres que le bleu azur méditerranéen et même si moi, je ne peux pas me passer de l’Espagne pour les « grandes vacances » (vacances de free-lance, comprenez bien), je veux qu’elle ait l’occasion de se créer des souvenirs un tantinet estivaux ici en France, alors voilà, on y va par petite touches, des week-ends prolongés, des moules-frites à la côte, des maillots de bain et des polaires en même temps, un peu de tout ça pour qu’elle puisse tout savourer !

Et c’est à Soulac-sur-Mer qu’on se créé désormais ces souvenirs, des souvenirs précieux qu’elle gardera à jamais gravés dans son coeur, je l’espère !

Se créer des souvenirs ici et là-bas

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