Traduction

Mytranslation ou une autre manière de penser la traduction

Je ne parle pas souvent de comment je travaille ni de mes méthodes de prospection. Certes, ceux qui suivent Les mots de Marguerite savent que je suis traductrice – rédactrice – community manager et que je travaille dans trois langues, à savoir le français, l’espagnol et le catalan. Ce blog n’a pas vocation à parler de mes clients car il me semble que ce qui relève des affaires doit rester dans le panier des affaires. En revanche, vous savez que j’aime bien parler de mes ressentis, de comment je vis ma vie de freelance, d’auto-entrepreneuse et de maman freelance qui travaille à la maison…J’aime bien rédiger des articles pimentés d’une sorte de freelance lifestyle !

Mais force est de constater que quand on se retrouve entre confrères, que ce soit virtuellement ou dans la vraie vie, on est souvent amenés à parler de : Pour qui tu travailles ? Tu as des clients directs ou par agence ? Tu préfères quoi ? Qui paie mieux ?… C’est un peu la réalité qui nous rattrape.

mytranslation.com traducteurs

Il y a quelques semaines de cela, Mytranslation.com est venu frapper à ma porte. Une rencontre fortuite. J’aime tout savoir de mon métier. Bien sûr. J’aime découvrir comment les gens travaillent et j’aime, surtout, connaitre toutes les possibilités qui s’offrent à moi. Mytranslation peut en devenir une. Pour en savoir plus sur le mode de travail de cette plateforme online pour traducteurs, j’ai décidé de poser quelques questions à Becky Prior, responsable marketing :

Pouvez-vous nous présenter votre service ? Qu’est-ce que Mytranslation ?

Mytranslation est une plateforme en ligne de mise en relation directe entre deux communautés : les personnes ayant un besoin de traduction et les traducteurs free-lance. L’objectif de notre site internet est d’offrir de la traduction réalisée par des traducteurs professionnels, à un coût moindre par rapport aux agences de traduction classiques dans la mesure où les différents intermédiaires sont supprimés. Nous proposons deux services aux clients afin de répondre au mieux à leurs attentes en termes de prix et de délai : l’un, express, avec un prix et un délai fixes, l’autre, enchères, avec un prix et un délai proposés par les traducteurs.

À quelle cible s’adresse votre plateforme ?

Notre service s’adresse principalement aux particuliers, qui ont par exemple besoin de traduire un CV, une lettre de motivation ou tous autres documents, mais nous visons également des TPE-PME. Ainsi, nous recevons de nombreuses demandes de la part d’entreprises ayant des budgets de traduction limités et recherchant de la traduction de qualité. Nous captons donc deux marchés clairement identifiés, ce qui intensifie les flux de traduction sur la plateforme pour notre communauté de traducteurs.

Quels sont les avantages d’un service comme le vôtre ?

Tout d’abord, nous fournissons de la traduction professionnelle à un coût bien moins élevé que les prix pratiqués en agence. Ensuite, nous travaillons uniquement avec des traducteurs professionnels, ce qui garantit un niveau de qualité élevée dans les traductions réalisées. Nous offrons également aux clients la possibilité de choisir le traducteur avec lequel ils souhaitent travailler, via le mode enchères. Notre réseau international de 3 500 traducteurs nous permet de répondre 24h/24h aux demandes des clients et d’offrir 8 langues de traduction, soit une multitude de combinaisons de langues.

Et pour les traducteurs ?

Les traducteurs constituant notre réseau étant en free-lance, nous leur apportons une clientèle directe via la plateforme, gratuitement et sans engagement. Les traducteurs peuvent donc travailler de chez eux. Il leur suffit simplement, après la création de leur compte, de prendre en charge un projet dans leur combinaison de langues lorsqu’il est posté sur la place de marché, ce dont ils sont alertés par mail. Via le mode enchères, les traducteurs peuvent fournir leur propre devis, avec un prix et un délai personnalisé, valorisant ainsi leur expertise auprès des clients. De plus, les traducteurs peuvent correspondre avec les clients dans l’espace de travail ce qui permet de simplifier les échanges et éviter les problèmes inhérents au contenu des documents à traduire.

Quelles sont les enjeux de Mytranslation en 2015 ?

2015 s’annonce comme une année pleine de défis pour Mytranslation ! Après avoir conclu l’année 2014 sur une croissance de 250% de notre chiffre d’affaires, nous avons commencé l’année 2015 sur des bases encore plus élevées. Grâce à la mise en place de nombreux partenariats, les demandes de traduction ont considérablement augmenté sur la plateforme. Par ailleurs, et non des moindres, nous travaillons actuellement sur une nouvelle version du site, avec de nouvelles offres pour les clients (urgent, premium, professionnelle), de nouvelles combinaisons de langues, une nouvelle ergonomie et une tarification adaptée, source de gains supplémentaires pour les traducteurs. Cette nouvelle plateforme verra le jour très prochainement donc restez à l’affût de nos actualités ou rejoignez-nous au plus vite !

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Alors, traducteurs, entreprises ou particuliers : seriez-vous tentés par une expérience Mytranslation.com ?

Rendez-vous sur Hellocoton !

Freelance

Comment expliquer quel est mon métier ? ~ ¿Cómo explicar cuál es mi oficio?

Lorsqu’on se lance en freelance dans une activité de traducteur – rédacteurcommunity manager il faut aussi être prêt à savoir développer et argumenter le pourquoi du comment. C’est-à-dire, quelles sont mes principales tâches professionnelles. Autrement dit, qu’est-ce que je fais de mes journées… !

Actuellement il y a plein d’activités professionnelles qui ont leur mot à dire grâce à la sphère numérique. Avant c’était plus simple, par exemple, un traducteur traduisait des livres, point à la ligne. Un rédacteur était celui ou celle qui écrivait, notamment, pour des journaux, magazines… papier, bien sûr ! Pour ce qui est du social media, pas la peine d’insister sur comment était avant puisqu’avant, n’était pas.

Alors voilà, je me trouve parfois confrontée à l’exercice de devoir décrire mon métier. A ma grand-mère je fais court et je lui explique que “je traduis et je rédige” et j’ajoute “sur Internet, tu sais…” bon, elle a l’air de comprendre ! Lors de rendez-vous professionnels je dis “je traduis, surtout des sites Web et des Ebook, aussi tout ce qui est wording des Web. En plus, on fait appel à moi pour créer du contenu Web et veiller aux bons mots-clé pour le référencement naturel, parfois il s’agit d’un travail de réecriture-adaptation si un texte original existe déjà dans une de mes trois langues. Et enfin, j’aide des entreprises à animer leurs réseaux sociaux, surtout pour des entreprises espagnoles en France ou françaises en Espagne.”. Si je suis en soirée avec des gens de mon âge j’ai tendance à dire que “je suis traductrice, rédactrice, community manager”.

J’avais déjà parlé du cliché des traducteurs qui restent toute la journée en pyjama. Voilà pourquoi aujourd’hui je me dois d’expliquer qu’être traducteur ne signifie plus, de nos jours, traduire que des livres. Mes journées ne sont pas du tout monotones. Je peux traduire pendant 3 heures, ensuite faire de la création Web et aussi consacrer un peu du temps de ma journée aux réseaux sociaux. Je peux passer mes matinées à parler de Séville si mon client est dans le tourisme et les après-midis à traduire des mots du jargon informatique, écrire sur la mode ou les hôtels ou parler de l’industrie alimentaire.

Et moi je trouve que c’est fascinant ! Internet, le Web 2.0 et les outils numériques n’ont fait que nous ouvrir de nouvelles portes et activités professionnelles, à nous de les exploiter correctement !

Lanzarse en esa aventura de ser traductor – redactorcommunity manager freelance significa, también, saber explicar y argumentar el por qué, el cómo y el cuándo de nuestra actividad profesional. Es decir, a parte de demostrar nuestras capacidades profesionales, deberemos, también, ser capaces de explicar a qué dedicamos nuestras horas…

Actualmente, hay muchas profesiones que existen gracias al mundo digital. Antes todo era mucho más simple, por decirlo de alguna forma. Por ejemplo, un traductor traducía libros, punto final. Un redactor era aquella persona que escribía, sobre todo para revistas y periódicos… en papel, ¡evidentemente! En cuanto a lo de social media, pues no vale la pena insistir porque antes, simplemente, eso no existía.

Y cuando me toca confrontarme al ejercicio de describir mi oficio, pues tengo varios recursos. A mi abuela le cuento brevemente que “traduzco y escribo” y suelo añadir “en Internet, sabes…” y bueno, ¡parece que lo entiende! En citas más bien profesionales digo que “traduzco, sobre todo sitios Web y Ebooks, pero también lo que se llama en argot el wording de dichos sitios Web. Además también me solicitan para escribir y crear contenido Web, elegir las buenas palabras-clave (Keywords) para el posicionamiento natural (SEO). A veces se trata de un trabajo de re-escritura-adaptación si ya existe un texto original en alguna de mis tres lenguas de trabajo. Y, también, ayudo a algunas empresas a animar y gestionar sus redes sociales, especialmente empresas españolas en Francia y empresas francesas en España”. Si alguien se interesa por mi oficio durante una fiesta o una velada entre amigos, con gente de mi edad, simplemente respondo “soy traductora, redactora y community manager”.

Ya había hablado del mito del traductor en pijama. Por lo que sentí también hoy la obligación de acabar con la creencia de que un traductor sólo traduce libros. Mis días no son nada monótonos. Puedo traducir durante 3 horas y luego ponerme a escribir y crear textos para Internet y dedicar también un rato a las redes sociales y hacer que se hable de las empresas que me han contratado. Por las mañanas puedo hablar de Sevilla si mi cliente trabaja en el turismo y por las tardes puedo traducir palabras de la jerga informática, escribir sobre la moda o el vino o hablar de la industria alimenticia.

¡Y para mí todo eso es simplemente extraordinario! Internet, Web 2.0 y las herramientas digitales no han hecho nada más que abrir nuevas puertas y actividades profesionales. Ahora nos toca a nosotros saber explotarlas correctamente.

 traduire pour internet web 2.0

Freelance

Le freelance et les vacances ~ El freelance y las vacaciones

Etre freelance et/ou avoir une petite auto-entreprise rime souvent avec absence de vacances, surtout dans un premier temps. Il est évident qu’on ne peut pas lâcher les commandes pendant trois ou quatre semaines. Se déclarer en “congés annuelles” serait, d’après moi, une grave erreur. C’est comme une histoire d’amour : les débuts sont toujours très fervents. Un mélange de trop plein de passion qui nous empêche de nous séparer trop longtemps de notre être aimé et, à la fois, une sorte de pensée rationnnelle qui nous dit qu’il faut le choyer, ce nouveau être qui vient de rentrer dans nos vies, afin qu’il soit content. Il faut faire travailler l’empathie.

traductora margarida llabrés

C’est comme ça que je vis mon histoire d’amour avec ma petite entreprise. Et vu que je suis amoureuse, je vis très bien le fait d’être seulement “à moitié” en vacances. C’est sûr, je l’ai dit maintes fois, j’ai la chance de passer mes étés à côté de la plage et c’est aussi pour cela que je peux très bien conjuguer la vie au ryhtme d’été avec des projets sur lesquels j’ai continué à travailler en cette période estivale.

community management margarida llabrés

Je ne regrette rien, rien de rien (dirait Piaf!), je suis toujours contente d’avoir choisi d’être freelance. Bientôt le compte à rebours pour la fin des “vacances” se déclenchera, mais en vrai, y aura-t-il quelque chose pour moi qui va changer ? Non, je ne pense pas, la vie de freelance continuera son chemin et mis à part le climat et le bronzage qui s’estompera je ne vais pas trop craindre cette rentrée qui fait aussi peur à certains.

Ser freelance rima a menudo con ausencia de vacaciones, sobre todo los primeros años. Es evidente que no podemos soltar las riendas de la empresa durante tres o cuatro semanas, colgar un “cerrado por vacaciones” sería, a mi parecer, un grave error. Es como las historias de amor: los inicios transcurren con mucho fervor. Una mezcla de mucha pasión que impide que nos separemos por mucho tiempo de nuestro ser estimado y, a la vez, una especie de pensamiento racional que nos dice que hay que mimarlo, este nuevo ser que acaba de entrar en nuestras vidas, para que esté contento. Un trabajo de empatía.

rédactrice margarida llabrés

Es así como yo vivo mi historia de amor con mi pequeño negocio. Y visto que estoy enamorada, vivo muy bien el hecho de estar solamente “medio de vacaciones”. Como ya he dicho miles de veces, tengo la suerte de pasar los veranos muy cerca de la playa y seguramente también será por eso que puedo conciliar a las mil maravillas un ritmo de vida más estival con los proyectos y trabajos que tengo entre manos.

contenido web margarida llabrés

Je ne regrette rien, rien de rien (diría Piaf!), estoy feliz de haber elegido lanzarme en esa aventura de ser freelance. Ya muy pronto, la cuenta atrás para el final de las “vacaciones” empezará pero, en realidad, me pregunto yo, ¿algo cambiará para mi? No, no lo creo. La vida de freelance continuará y, excepto el clima y el bronceado que poco a poco irá desapareciendo, no pienso que nada cambie y no temo en nada la tan poco amada “vuelta al cole” de septiembre.

traducciones francés español catalán

Traduction

Freelance : d’une passion, un métier ~ Free lance: una pasión, un oficio

Et je deviens, enfin, traductrice freelance (et rédactrice et CM)!!

Parce qu’être freelance c’est aussi :

Vouloir être complètement en harmonie avec soi-même;
Laisser de côté peurs, craintes et autres émotions;
 Etre son propre chef, son propre comptable, son propre manager;
 Apprendre à gérer le temps autrement;
 Savoir démarcher, être entrepreneur.

Et le plus important : pour être freelance il faut faire de son METIER sa PASSION !

Ceci est la fin d’un petit aperçu du chemin qu’il nous aura fallu parcourir avant d’atteindre notre rêve professionnel. Avec ces quatre derniers articles j’ai voulu vous montrer comment parfois, même en sachant très fort ce que l’on désire, il faut travailler dur avant que notre rêve devienne réalité. Travailler dur, toujours ! Avant et après !

Celles-ci sont les dernières lignes d’une suite d’articles qui prétendent, aussi, encourager les jeunes qui se posent la question de savoir s’ils prennent le chemin du freelance ou pas. Parce que souvent, se sentir identifiés avec les mots de quelqu’un aide à y voir plus clair.

Pour des questions plus techniques, plus administratives et aussi concernant le contact avec les clients je vous invite à lire les articles d’Anissa du blog Nomad’s Heart, elle le fait si bien !

Pour retrouver tous les articles :

Genèse d’une vie en freelance – traductrice (1)
Genèse d’une vie en freelance – traductrice (2)
Genèse d’une vie en freelance – traductrice (3)
Genèse d’une vie en freelance – traductrice (4)

¡¡¡Me convierto, por fin, en traductora free lance!!!! (y redactora y CM)!!

Ser free lance también significa:

Querer estar en completo acuerdo consigo mismo;
 Dejar de lado miedos y otras emociones;
 Ser jefe, ser contable, ser manager;
 Aprender a gestionar el tiempo adecuadamente;
 Saber vender, buscar clientes, ser emprendedor;

Y lo más importante: para ser free lance, el OFICIO tiene que ser PASION!

Este es el final de una muestra del camino que a veces habremos tenido que recorrer antes de alcanzar nuestro sueño profesional. Con estos últimos cuatro artículos he querido mostraros como aun y sabiendo muy bien lo que deseamos, se tiene que trabajar muy duro antes de ver como ese sueño se convierte en realidad. ¡Bueno, trabajar duro, siempre! ¡Antes y después!

Estas son las últimas líneas de una serie de artículos que pretenden, también, animar a todos aquellos jóvenes que ahora mismo se plantean ser free lance. Porque, a menudo, sentirse identificado con las palabras de alguien ayuda a ver las cosas de manera más clara.

Génesis de una vida de free lance – traductora (1)
Génesis de una vida de free lance – traductora (2)
Génesis de una vida de free lance – traductora (3)
Génesis de una vida de free lance – traductora (4)

Traduction

Genèse d’une vie en freelance – traductrice (4) ~ Génesis de una vida de free lance – traductora (4)

Je suis prise pour un CDD de 5 mois. Ensuite on verra. Ensuite on me propose un CDI avec une condition : suivre la boîte qui déménage à Paris !

J’ai presque toujours agi pareil : j’accepte la nouvelle situation, je suis très contente de mes opportunités, ensuite le temps des peurs et angoisses vient, à la tempête s’ensuit le calme, quelques larmes au départ et me voilà recommencer une nouvelle vie.

J’arrive à Paris. Je connaissais la ville en tant que touriste, dorénavant c’est MA ville : où je vis, où je travaille. Un travail qui m’apprend pas mal de choses sur le monde du Web 2.0, sur la traduction de sites Web, sur la commercialisation de contenus via Internet, j’apprends des mots et des concepts tels que title, metatitle, balises, html, href, réseaux sociaux et aussi gestion et fidélisation de lecteurs/clients, c’étaient, à l’époque (en 2008), les prémices et origines de ce qu’aujourd’hui connaissons sous le nom de Community Management… C’est la période, aussi, où je commence mon blog, une nouvelle vocation vient de naître. Les mêmes questions qui se posent : ce type de travail, je pourrais le faire en freelance, n’est-ce pas ?

Mais sinon je continue mon train-train quotidien. Une vie parisienne comme celle de plein d’autres jeunes. Mais au final, je vais à peine passer deux ans à Paris car entre temps je rencontre mon ChériGuiri. Et avec l’amour, la perspective d’un énième déménagement qui commence à se profiler.

Début 2010 je débarque à Nantes avec une situation professionnelle bien particulière. Mes patrons comprennent et acceptent mon déménagement tout en autorisant que je fasse du télétravail, le temps que je trouve autre chose. Pas d’accord écrit. Tout se fait sur la confiance. Je continue donc avec mon CDI tout en travaillant de la maison à Nantes pour une entreprise e-commerce basée à Paris, avec la condition que je trouve un nouvel emploi. J’aime l’honnêteté, je n’aime pas profiter des gens. J’étais très bien avec mon CDI en télétravail et un salaire tout à fait convenable. Mais j’avais promis que j’allais trouver un nouveau travail. Nantes, je ne connais personne (hormis mon ChériGuiri), pas de pistes professionnelles à exploiter. Je passe quelques entretiens, rien de concluant. Il faut dire qu’avec un parcours aussi varié les domaines de recherche de travail peuvent être aussi larges que restreints.

Quelqu’un me parle de la possibilité de m’inscrire sur les listes de l’enseignement privé, “ils ont toujours besoin de professeurs”. Pour rappel : mes premières études (Lettres Modernes – Philologie Française) dont l’issue la plus logique est d’être prof, j’ai passé le CAP (Certificat d’Aptitude Pédagogique) en Espagne, j’ai été assistante de conversation LV2 dans un lycée à Lanester, j’ai travaillé pour l’Institut Cervantes. Voilà la partie de mon CV qui “colle” avec “tu peux être prof”. En effet, cette personne avait raison. Début septembre 2010, un jeudi pour être plus précise, je reçois un coup de fil de la DDEC 44 pour me proposer un poste collège-lycée pour commencer le lundi ! Wow, re-wow. L’instant de quelques heures, je transpire, je pleure, je rigole, j’ai les mains moites. J’accepte encore ce nouveau défi. Conversation avec mes patrons de Paris, on accorde une démission à l’amiable. Le vendredi je dis au revoir à mes collègues (via Internet) et le lundi je me retrouve dans une salle de cours dans une ville du 44 dont je ne connaissais même pas le nom ni la route pour y aller.

Les cours ?? Quels cours ?? Comment vous dire que quand la DDEC vous appelle un jeudi pour commencer un lundi, ça donne un peu l’impression qu’on s’en fiche assez des cours, n’est-ce pas ? Ah non, j’avais oublié de vous dire : j’ai passé mon week-end à travailler, préparer mes cours, à vaincre le trac, à me dire que j’étais folle !

Et voilà le début de 3 ans dans l’enseignement privé en tant qu’enseignante vacataire. J’ai eu la “chance” d’avoir des postes à l’année et presque toujours à temps plein. Si vous voulez, je vous donne rendez-vous pour d’autres articles qui traiteront de cette période qui a bien (de trop) marqué ma vie. Tout n’est pas un chemin de roses dans l’enseignement et ce, non pas à cause des élèves mais plutôt grâce à une excellente administration ! Quelques mois se sont écoulés depuis mes derniers déboires avec l’enseignement, je me sens prête à parler du sujet.

Mais comme dans la vie, j’essaye toujours de ne garder que le positif, je dois vous dire que c’est grâce à ces déboires avec l’enseignement que j’ai finalement osé franchir le pas et devenir traductrice freelance. J’aurais du le faire avant, c’est une certitude.

Mais parfois, il faut attendre que tous les éléments se réunissent pour oser, pour le faire, pour ne plus avoir peur:

ChériGuiri et moi voulions un bébé. Le moment était venu. En été 2012 je tombe enceinte. Je commence mon année scolaire 2012-2013 normalement, sauf que les nausées s’invitent rapidement à la maison. Je ne peux pas finir l’année. C’était aussi l’année de mon concours pour être titularisée dans l’enseignement. Mais quand on s’inscrit à un concours on ne connait pas les dates des épreuves (à savoir que quand j’ai fait la demande d’inscription au concours je n’étais pas encore enceinte). J’ai passé mon écrit. Première fois de ma vie que je tente et je SUIS ADMISSIBLE. C’était la joie. Enceinte de 5 mois, déjà en arrêt, j’avais passé mes écrits dans une ambiance assez nauséabonde mais je l’ai eu !!! Trop bien. Malheureusement, la joie ne va être que de courte durée. Les oraux ont lieu à Montpellier fin avril, pile 8 jours avant ma DPA. Nantes-Montpellier cela fait à peu près 1000Km. Mon médecin ne veut rien savoir de tout ça. J’ai eu une grossesse difficile. Pour faire 1 heure de route j’avais même besoin de demander l’autorisation à mon gynéco. La situation devient compliquée. Je contacte le rectorat, je contacte mon établissement, je contacte aussi le services des concours au Ministère de l’Education. Personne veut m’entendre. J’envoie des lettres à Monsieur le Ministre de l’Education et au Président du jury (j’attends toujours une réponse). Rien. Rien à faire. Je suis enceinte, je n’ai donc pas le droit de passer les oraux d’un concours. Seulement une dame au Ministère qui ose me dire “vous saviez qu’une grossesse dure 9 mois”. Je perds mon admissibilité. Il faudrait tout recommencer l’année suivante. Je suis contrariée, vexée. Trois ans de royaux services à l’enseignement à très bas prix pour ça ? Je décide que je mérite mieux que ça. Je décide que c’est le moment de tourner la page…

Et je deviens, enfin, traductrice freelance !!!

PS1. Rendez-vous demain pour la fin et conclusions de Genèse d’une vie en freelance

PS2. J’ai beaucoup de choses à dire par rapport à l’enseignement. Des articles à ce propos suivront…

Me cogen por un contrato de 5 meses. Después ya se verá. Y después… me proponen un contrato fijo pero con una condición: que siga la empresa a Paris, donde ha decidido instalarse!

Casi siempre actuo igual: acepto la nueva situación, me siento feliz y contenta de la nueva oportunidad, viene después el momento de los miedos e inquietudes, a la tormenta le sigue la calma, algunas lágrimas cuando me despido de la ciudad y otra vez lista para empezar una nueva vida.

Llego a Paris. Ya conocía esta ciudad como turista, pero ahora será MI ciudad : donde viviré y donde trabajaré. Un trabajo que me enseña muchas cosas sobre el mundo Web 2.0, sobre la traducción de páginas Web, la comercialización de contenidos via Internet, aprendo palabras y conceptos tales que title, metatitle, etiquetas, tag, html, href, redes sociales y también gestion y fidelización de lectores/clientes, todo eso era, en aquella época (2008) los orígenes de lo que hoy conocemos como Community Management… Y fue también el momento en que empecé mi blog, una nueva vocación acaba de nacer. Y los mismos cuestionamientos : ¿este tipo de trabajo, podría hacerlo en free lance, no?

Mi vida continua. Una vida parisina como la de muchos otros jóvenes. Aunque al final solo me quedaré dos años escasos en la capital de la luz, ya que, entre tanto, conocí a mi ChériGuiri. Y con el amor, la perspectiva de una enésima mudanza…

Principios de 2010, llego a Nantes con una situación profesional bastante particular. Mis jefes aceptan y comprenden la decisión de mi mudanza y me autorizan a que haga teletrabajo, siempre y cuando busque otra cosa. No firmamos ningún papel. Todo se hace a base de confianza. Continuo pues con mi contrato fijo, trabajando desde casa en Nantes, para una empresa de e-comercio en Paris, con la condición de encontrar otro empleo. Soy honesta y no me gusta que digan de mi que me aprovecho de la gente. Sinceramente, yo estaba muy bien con mi contrato fijo, teletrabajo y con un sueldo más que conveniente. Pero les había prometido que buscaría y encontraría algo. En Nantes no conozco a nadie (excepto ChériGuiri, claro), no tengo ninguna pista profesional. Paso algunas entrevistas. Pero debo decir que con una trayectoria tan variada, la búsqueda de trabajo puede ser tan amplia como restringida.

Alguien me habla de la posibilidad de inscribirme en las listas de sustitutos para la enseñanza privada, “siempre necesitan profesores”, me dicen. Como recordatorio deciros que mis primeros estudios (Filologia Francesa – Letras Modernas) tienen como salida más lógica la carrera de profesor, que pasé el CAP en España, que fui auxiliar de conversación en un instituto en Francia y que trabajé para el Instituto Cervantes. Esa es la parte de mi CV que más “pega” con “puedes ser profesor”. Y, efectivamente, esa persona tuvo razón.  A principios de septiembre 2010, un jueves para ser más exactos, me llaman de la DDEC 44 (Diócesis, responsables de los centros concertados) para proponerme un puesto de profesora en colegio-instituto para empezar el lunes siguiente. ¡Guau, re-guau! Durante unas horas, sudo, lloro, me río, las manos humedecen. Acepto este nuevo reto. Hablo con mis jefes de Paris, acordamos una dimisión amistosa. El viernes digo adiós a mis compañeros de trabajo (via Internet) y el lunes me encuentro en el aula de un pueblo de la región que ni conocía de nombre ni sabía cómo llegar.

¿Clases? ¿Qué clases? Como deciros que cuando la DDEC te llama un jueves para empezar a impartir clases un lunes, da un poco la sensación que el contenido de las clases es lo que menos importa? Bueno, no, se me olvidada contaros que me pasé el fin de semana trabajando a tope, sudando y diciéndome que estaba loca!

Y ese fue el inicio de 3 años en la enseñanza privada como sustituta. Tuve la “suerte” de tener siempre puestos para todo el año, en el mismo centro y casi siempre de jornada completa. Si os apetece os convoco para otros artículos que traten de este periodo de mi vida que tanto me ha marcado. ¡No todo es un camino de rosas en la enseñanza y eso, no a causa de los alumnos sino a causa de las excelencias de la administración!

Pero como en la vida siempre intento acordarme solo de lo positivo, os puedo decir que gracias a esas complicaciones con la administración de la enseñanza, hoy soy traductora free lance, que me atreví a dar el paso!

Y es que a menudo, hay que esperar a que todos los elementos se reunan para atrevirse, para hacerlo, para dejar de tener miedo:

ChériGuiri y yo queríamos tener un bebé. Sentíamos que el momento había llegado. El verano 2012 quedo embarazada. Empiezo el curso escolar con toda normalidad. Excepto que… excepto que rápidamente las náuseas empiezan a formar parte de mi día a día. También era el año de las oposiciones para obtener plaza propia en la enseñanza. Cuando solicité la inscripción a las oposiciones ni conocía las fechas de los exámenes ni sabía que estaba embarazada. Paso la prueba escrita. Primera vez en mi vida que lo intento y apruebo! SOY ADMISIBLE!! ¡Qué alegría! Embarazada de 5 meses, ya de baja, huelga decir que pasé el escrito en una atmósfera bastante “nauseabunda”, pero lo saqué! ¡Qué bien! Desgraciadamente la alegría durará poco. Los orales tienen lugar en Montpellier a finales de abril, justo 8 días antes de mi fecha prevista de parto. De Nantes a Montpellier hay unos 1000 Km. Mi médico no quiere saber nada de todo eso. Mi embarazo no ha sido fácil, incluso para hacer 1 hora de carretera tenía que pedir permiso a mi ginecólogo. La situación se complica. Contacto la inspección académica, contancto mi centro, contacto los servicios de las oposiciones del Ministerio de Educación. Escribo cartas al Ministro de Educación y al Presidente de tribunal (aun espero respuestas). Nada. Nadie me escucha. No hay nada que hacer. Estoy embarazada y no tengo derecho a pasar los orales de unas oposiciones. Incluso una señora, en el Ministerio de Educación, se atreve a decirme que “usted ya sabía que un embarazo dura 9 meses”. Pierdo mi admisibilidad. Tendría que empezar de cero al año siguiente. Estoy triste, enfadada, embarazada de 8 meses, decepcionada, me siento estafada. Tres años de leales servicios a la enseñanza, a bajo precio, para todo eso? Decido que yo merezco mucho mejor. Decido que ha llegado el momento de realmente girar la página…

¡¡¡Me convierto, por fin, en traductora free lance!!!!

PD1. Os cita mañana para el final y las conclusiones de Génésis de une vida en free lance

PD2. Bastantes cosas tengo que contar sobre la enseñanza. Pronto, algunos artículos…