Inspiration

Envie

L’envie d’être là et l’envie d’aller plus loin. L’envie de toi et l’envie d’être avec toi. L’envie de crier, l’envie de pleurer, l’envie d’écrire, l’envie de voyager, l’envie d’aimer mais aussi l’envie de manger, de faire les lits, de faire un tour à vélo… L’envie dans tous ses états.

J’étais dans mon lit, à moitié endormie, et j’ai eu une subite envie d’écrire sur les envies. Oui. Me voilà donc confrontée à ce mot qui est plus qu’un mot. Ces cinq petites lettres qui en fait sont le moteur de nos vies. De la tienne et de la mienne mais de celle de tes parents et des miens et du vendeur du coin et aussi de l’ébouer qui vient de passer devant chez moi.

E N V I E est un grand mot. Sans lui, sans elle, l’envie, on serait quoi ? Rien. On deviendrait quoi ? Rien.

Alors je me suis dit qu’il fallait lui rendre hommage. Chère envie qui nous aide à avancer et à façonner le chemin de nos vies.

Mais aussi je peux te décliner en négatif. La non envie. Non envie de travailler, non envie d’être malade, non envie de me vexer, non envie d’aller faire les courses, non envie de me lever. Non. Parfois c’est la non envie.

Mais c’est seulement ainsi qu’on avance, avec l’envie, toujours là, au présent et au passé, en négatif et en affirmatif, dans le conditionnel aussi, parfois, souvent.

Toujours en vie pour l’envie !

tener ganas

Inspiration

Le DIY n’est pas héréditaire, hélas !

Aujourd’hui c’est une première. Aujourd’hui, Les Mots de Marguerite, ce petit bocal à bonbons bien varié, va vous parler de toutes ces belles choses qu’elle ne sait pas faire ! Ben oui, il y a plein de petites bricoles mimi et choupinettes que j’aimerais savoir faire mais non,  je me rends à l’évidence : j’ai deux mains gauches ! Et j’en pleure dans mon petit coin (dans mon lit, cachée sous l’oreiller, sinon ChériGuiri va vraiment croire qu’il a épousé une folle).

vestidos DIY

J’en pleure parce que je les aime toutes ces jolies choses faites main, avec amour et patience. J’en pleure parce que idées, j’en ai plein. Mais j’en pleure surtout parce que la nature n’est pas juste : ma maman elle est hyper douée et moi je suis nulle ! (Voilà, c’est dit, plus besoin de me payer une thérapie). Depuis que je suis née, elle me fabrique des choses (des DIY on les appelle maintenant -en anglais tout a l’air plus important!) et je crois qu’elle n’a jamais arrêté. Du haut de ses 58 fleurs printanières, avec ses beaux ongles habillés de rouge, elle m’a fait des robes, des bandeaux et des serre-tête (oui, ok, headband si vous voulez, toujours l’anglais qui revient !), des petits sacs et des trousses, des gants, des écharpes et des ponchos par milliers, elle repeint des vieilles tulipes qui serviront de lustre, des ailes de papillon pour un spectacle ou une tête d’éléphant, des rideaux et des housses de chaises, des jupons de danse, des porte-clés en crochet et j’en passe… Avec la naissance de Petite Princesse, elle s’y est remis. Voilà des petits paquets qui atterrisent dans ma boîte aux lettres. Et moi, je continue à admirer, tout en me sentant de plus en plus incapable. Je veux bien m’acheter une machine-à-coudre mais, saurais-je l’allumer ?

vestido blanco bebé

A part ma maman, il y avait ma mamie et ma grande-tante et ma tante, et la cousine de ma mère aussi… vous vous rendez compte ? Il y a eu une faille dans les gènes, j’en suis persuadée.

Les idées fusent dans ma tête mais sur le bout des doigts elles s’arrêtent. Hélas !

mantita rosa bebéSinon il y a ChériGuiri, lui c’est un bricoleur de première. A côté de lui, je peux aller me cacher dans les toilettes. Lui, il sait vous monter une maison de A à Z, vous démonter un jouet et le remonter en deux temps trois mouvements, voir une machine et comprendre le mécanisme intérieur et vous faire le même. Un jour, vous savez, quand on est jeune et amoureux, j’ai fait ma maline. C’était l’affaire d’une porte, toute lisse. Il fallait la peindre, je me suis portée bénévole. Couleur parme la porte, je m’en souviens, et ben je l’ai fait mais apparemment pas comme il fallait, je n’ai pas su bien prendre le petit rouleau. Pfff. Renvoyée, j’ai été renvoyée. Avec des bisous mais bye bye petite Marga.

bufandas tricot DIY

Alors voilà, il fallait que ça sorte. Je pars aux fourneaux, le seul DIY que je sache faire, ben oui, la cuisine c’est aussi du “fait par soi même”, surtout si (vous l’aurez compris) je ne suis pas très amie avec les robots !

guantes ganchillo

poncho bebé DIY

bordar nombre bebé

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Le temps d’une photo ~ El instante de una foto

Avant on comptait les photos qu’on faisait, il y avait des pellicules à changer, on avait le choix entre couleur et noir et blanc. Maintenant on ne compte plus les photos, on passe de nos numériques à nos smartphones, on a le choix entre teintes de couleur et autres réglages.

Avant avec nos pellicules on décidait d’une photo et maintenant on fait des photos et on décide par la suite laquelle on préfère.

blue sky

Si tout cela me parait très bien et que je trouve que c’est un plus énorme, une manière de démocratiser l’art de la photographie, je me pose, par contre, la question de savoir si on VIT le moment photographié.

instantes de verano

Jamais avant nous avions fait et partagé autant de clichés mais savons-nous vivre et sentir ce que nous sommes en train de graver dans un coin de nos écrans ?

Antes contábamos las fotos que hacíamos, teníamos que cambiar los carretes, podíamos elegir entre color y blanco y negro. Ahora ya no contamos las fotos, pasamos de nuestras cámaras digitales a nuestros smartphone, podemos elegir entre matices de colores y otros ajustes.

Antes con nuestros carretes decidíamos hacer una foto y ahora hacemos fotos y decidimos después cuál preferimos.

Si todo eso me parece perfecto y pienso que es un plus enorme y una manera de democratizar el arte de la fotografía, me pregunto, a la vez, si sabemos VIVIR ese instante fotografiado.

imágenes de verano

A veces tengo la impresión que algunas personas sólo tienen una idea en mente: tomar fotos para compartirlas rápidamente en las redes sociales, enviarlas por whatsapp, esperando así la reacción y/o reconocimiento por parte de los demás. Por lo que no puedo evitar preguntarme si esa gente vive y saborea el instante de esta foto o si, simplemente, están allí para únicamente tomar LA foto.

Nunca antes habíamos hecho y compartido tantos clichés pero ¿sabemos ahora vivir y sentir lo que estamos dejando grabado en un rincón de nuestras pantallas?

ciutadella - menorca