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Maman mais aussi femme : 10 tips pour ne pas s’oublier…

Ce n’est qu’à l’approche des trois ans de ma fille que je me rends compte que oui, je suis bel et bien maman. Comment ça, tu ne t’en étais pas rendu compte avant ? Oui, bien sûr que je savais que j’étais maman mais figurez-vous que je pense qu’il y a un processus d’assimilation à traverser avant d’intégrer qu’on est m a m a n. C’est une sorte de processus qui mélange les états psychologiques et les petits faits du quotidien, quelque chose que je suis bien incapable de vous expliquer car je ne suis ni psychologue ni rien d’autre de tout cela.

Seulement, je me souviens très bien qu’avant de devenir maman je me disais toujours que je ne ferais pas comme toutes ces femmes qui une fois qu’elles ont endossé le rôle de maman, elles ont tendance à s’oublier. C’est-à-dire, je constatais que certaines femmes se délaissaient un peu quand elles enfantaient ; je trouvais qu’elles prenaient moins soin d’elles, moins bien coiffées, moins bien habillées… Oui, je sais, cela relève du matériel, du purement esthétique et physique et du coup cela peut vous paraître un peu superficiel mais je pense que cela a une petite grande importance. Etant donné que je suis devenue maman plutôt vers le tard, à presque 34 ans et bien, j’ai eu le temps d’observer tout un tas de femmes devenues mères avant moi.

Conseils pour les mamans pour ne pas s'oublier en tant que femmes Conseils pour les mamans pour ne pas s'oublier en tant que femmes

Et puis je le suis devenue et j’ai réalisé ô combien il est difficile, parfois, d’être sur tous les fronts (maison, famille, travail, ménage, enfants, rendez-vous, école, crèche, médecins…) et, qui plus est, bien habillée, bien jolie, sans ridule ni pli sur le chemisier.

J’ai pensé à mettre par écrit quelques petits conseils qui pourraient me faire du bien, des tips (oui, on parle anglais maintenant) que je ne devrais jamais oublier même pas quand je me sens débordée – fatiguée – épuisée – la tête sous l’eau – irritée – de mauvaise humeur (prenez l’option qui vous convient le plus !). Ce ne sont pas des recettes de fou ni des idées de génie, juste des suggestions pour ne jamais oublier son propre bonheur. Car comme je l’ai dit un jour à ma maman “je vais d’abord bien me laver, bien m’habiller et bien me coiffer pour être à 100% contente avec moi même car ce n’est ainsi que je serais à 100% disponible pour PrincesseThelma, le contraire, je ne pourrais pas”.

10 tips pour les mamans afin de ne pas s’oublier en tant que femme

  1. Prendre le temps de se maquiller, de bien s’habiller, de bien se coiffer car il est sans doute important de ne pas négliger sa FEMINITÉ ;

  2. Prendre le temps de prendre le temps pour NE RIEN FAIRE ou alors faire les choses SANS SE SENTIR PRESSÉE (cela m’arrive très souvent) ;

  3. S’écouter, trouver des moments d’introspection, être capable de S’ISOLER tout en ETANT ENTOURÉE ;

  4. Petites balades et petites sorties avec les copines (ce qui parait évident mais ne l’est pas). A défaut d’avoir toutes les copines près de chez soi (tel est mon cas), n’hésitez pas à décrocher le téléphone et parler en ayant pris le soin d’oublier la montre au fond du sac ;

  5. Rester quelques minutes devant un miroir, SE REGARDER, se contempler et sourire très très grand, se dire qu’on est belle !

  6. Faire une ACTIVITÉ en dehors de la maison, même à une petite fréquence, 1 fois par semaine voire 1 fois tous les quinze jours peut suffire ;

  7. Si pour vous, avoir une maison rangée, ordonnée et propre est indispensable à votre bien-être, faites-le (tel est mon cas), sinon, sachez que cela peut attendre ;

  8. Un bon bain moussant, une séance épilation avec de la musique ou en silence, selon l’humeur du moment ;

  9. De temps en temps, se rappeler des raisons pour lesquelles on est tombée AMOUREUSES et de ces moments de joie (si cela vous fait du bien) sinon, rappelez-vous de l’émotion du premier contact avec votre enfant ;

  10. Et surtout, se rappeler qu’on ne vit qu’une fois. Alors, il ne faut pas oublier de SE SOURIRE à soi-même pour chasser la fatigue et contrer le stress parce que ce n’est qu’en se souriant à soi-même qu’on pourra sourire franchement à nos enfants !

Etre maman c’est une aventure interminable avec de nouveaux défis tous les jours. Etre maman s’est se redécouvrir, découvrir aussi ce petit être qui est en train de se former et redécouvrir aussi son compagnon, son mari, le papa. Etre maman est continuer d’être femme mais d’une façon différente. Et si le tout c’était de garder en soi un côté égoïste ? Cela parait bizarre mais je me demande si ce ne serait pas la clé pour ne pas devenir une femme débordée.
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Traduction

Traduire la poésie (exemples et conseils -audio inside)

Je vous laisse aujourd’hui quelques échantillons de mon travail de traduction. Non pas seulement parce que je désire vous parler d’une partie de mon boulot mais plutôt parce que je trouve que ces poèmes sont bien jolis, et comme toutes les belles choses, il faut les partager !

A la fin de l’article vous allez trouver quelques conseils de base pour bien traduire la poésie. Mais tout d’abord je vous laisse les déguster :

“La terre d’un homme
n’est pas là où il naît,
mais bien là où on l’attend”

Bureau49

“Dans le livre de notre destinée, on devine des fautes d’orthographe”

“La peau de la mer décline son gémissement
sur le rebord de l’obscurité.
L’ombre frémit et le bruit des astres
sur chaque rocher impose la certitude
de cet instant que rien ne dénature jamais.”

“Une main amie dépose dans notre bouche
déjà engourdie l’obole pour le vieux batelier.
De cette rive que nous quittons,
nous rappellerons-nous aucun souvenir ?
Partions-nous ? Revenions-nous ?”

Bureau47

“Ta clé ouvre tous les silences.
Que sont devenues les arcades,
les cafés des soirées couleur de sépia ?
La dernière lettre comble le vide
et les heures passent en pure perte, trahison
voulue par les jours qui naissent maintenant
comme une haie d’épines, comme un fleuve
entre nous.
Au coin des rues grandit l’ombre suave de l’oubli.”

“Tes yeux saigneront
mais ils ne pourront pas pleurer
et les miens non plus,
tu resteras
un poème cousu
sur tes lèvres,
et c’est que tu veux
que ta vie
soit une forte aumône du temps (…)”

Les quatre premiers poèmes sont de Antoni Xumet, le cinquième est de Margalida Pons et le dernier de Alex Volney. Ils ont été traduits du catalan vers le français en 2010 et font partie du recueil Majorque, l’île aux poètes. (que vous trouvez aussi en sidebar)

L’autre jour, quelqu’un me disait trouver un peu bizarre le fait de devoir traduire la poésie, cela doit être difficile m’a-t-elle demandé, bien sûr que oui. En fait, cette personne croyait qu’on traduisait mot à mot, que les rimes, le cas échéant (parce que ce n’est pas tous les poèmes qui ont des rimes, je vous le dis au cas où quelqu’un l’aurait oublié), devaient rester les mêmes et tout plein d’autres clichés. Je vous épargne d’autres questions que j’ai trouvé un peu bêtes, pardon naïves (restons polis), je me suis seulement dit que beaucoup de gens devraient lire beaucoup plus.

Quand on traduit de la poésie je vous assure que le cerveau travaille à mille par heure et que l’un des outils le plus précieux est un bon dictionnaire de synonymes. Une des premières choses à faire est de prendre le temps de lire tranquillement les poèmes, et de les relire encore et encore; quand je dis lire je veux dire lire en cherchant le sens. Souvent, en poésie on peut avoir un peu plus de mal à trouver le sens ou tout simplement se demander si c’était vraiment cela que l’auteur a voulu dire (oui comme quand on lit Flaubert au lycée, ahh, que cet auteur ne se lit plus, c’est vrai!! mince !). En traduction il n’y a pas de place pour les doutes. Donc, ce qu’il faut faire c’est rapidement contacter l’auteur et échanger avec lui. On lui demandera le message qu’il veut faire passer, pourquoi à un endroit précis a-t-il utilisé un mot et pas un autre, quelle est la référence de telle phrase et ainsi de suite. Quand on raccroche le téléphone après une conversation bien intéressante entre auteur et traducteur, celui-ci n’a pas le droit de garder pour lui des doutes, ni des questions. Sinon, on rappelle. J’essaie de vous expliquer tout cela d’une manière simple et un peu ludique, on peut penser que ce n’est pas si grave que cela si on “loupe” le vrai sens d’un mot mais, croyez-moi, cela peut vous porter préjudice. Ensuite il faut aussi accorder beaucoup d’importance, donc du temps et de la patience, à garder un certain rythme poétique, veiller à ne pas trop s’éloigner de la musicalité du poème d’origine. Quand on traduit entre des langues parentes c’est plus facile que quand on traduit des langues d’origine très différente.

Jakobson disait que “la poésie est intraduisible”. Moi j’ajoute que la vraie traduction de la poésie comporte la naissance d’un nouveau poème. Et c’est là que les métiers de “auteur” et de “traducteur” se rejoignent mais ce sont des figues d’un autre panier (l’occasion d’un autre article).

Traduire la poésie c’est un très joli travail, chargé de responsabilité mais avec une grande partie de plaisir.

Je vous laisse un audio de l’émission La poésie n’est pas une solution de France Culture (17/08/2012) avec Stéphane Bouquet et où ils traitent le sujet de traduire la poésie. C’est intéressant.

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