Lifestyle

“Une carte postale du bonheur”, de Cristina De Amorim (Livre)

Une carte postale du bonheur, de Cristina De Amorim

C’est l’histoire d’un livre qui fait vibrer, qui émeut, un livre qui rend prisonnière de ses pages, au fil des lettres et des mots qui s’alignent les uns après les autres. C’est l’histoire d’un livre à la musique bien vivante.

C’est le livre d’une histoire captivante.

À moins que ce ne soit l’histoire d’un homme captivant. L’histoire d’un homme au caractère bien trempé, qui fait vibrer, qui chamboule le cœur, qui met la vie en désordre, qui avec des mots bien alignés rend une femme heureuse. Ou pas. Tout est question de perspective. Tout est question d’emprise.

C’est l’histoire d’une femme qui s’appelle Juliette. Et si c’était moi ? Vous ?

C’est l’histoire d’une séduction puissante.
C’est le roman d’une femme qui se livre.

Cristina de Amorin a écrit un livre inoubliable, un premier roman empreint d’une vérité douloureuse qu’elle a su magnifiquement habiller d’une tenue de fête.

Une carte postale du bonheur, une femme sous emprise c’est exactement cela :

Une carte postale, jolie, belle, aux couleurs de la plage et du sable fin, une carte postale envoyée du soleil.

Et le bonheur d’une vie qui parfois se ternit mais que l’on se doit de toujours vivre avec le sourire. Ou l’essayer, du moins.

Une carte postale du bonheur pour un moment de sourires, de tristesse, de larmes et d’éclats de rire. La vie, elle-même.

 Quand j’ai eu le livre de Cristina De Amorim, de Le blog de la Cristina sans H entre mes mains, j’ai tout de suite su qu’il me plairait. Ne me demandez pas pourquoi, mais je le savais. Alors que l’histoire principale est assez éloignée de ma vie, ce livre m’a offert, de façon totalement inattendue, un élément qui, lui, est bien plus proche de mon histoire : Juliette, héroïne du roman, a, elle aussi, un “là-bas”, qui rend particulière l’histoire de sa famille. Juliette, comme moi, elle voyage de temps en temps en Espagne, son autre pays, son autre chez soi.

Le livre a été publié par les éditions Séramis et la préface a été divinement rédigée par Anne Montecer, des blogs Annouchka et Le dressing idéal.

Lifestyle

5 ans de toi et de moi, de nous

maman depuis 5 ans
 AUJOURD’HUI CELA FAIT CINQ ANS QUE NOUS AVONS COMMENCÉ À ÉCRIRE L’HISTOIRE D’UN LIVRE INTITULÉ THELMA. UN LIVRE À SIX MAINS ET EN TROIS LANGUES. DES PAGES QUI NOUS DÉVOILENT DES RECOINS INCONNUS DE LA VIE, AVEC DES MOTS, DES POINTS ET DES VIRGULES, DES HOLA LÀ-BAS ET DES BONJOUR ICI !
TRÈS DOUX ANNIVERSAIRE MA THELMITA !

Cinq ans aujourd’hui que tu es venue bouleverser nos vies.
Cinq ans de ton amour.
D’un amour à deux, linéaire qui s’est transformé en amour à trois, triangulaire.
Cinq ans du plus grand cadeau appelé bonheur.
Cinq ans de tes sourires, tes questions, ta curiosité.
Cinq ans d’une petite fille qui aime les câlins.

Cinq ans que mes voyages en avion se sont transformés. Je ne regarde plus par le hublot, je ne vois plus l’horizon, je ne ferme plus les yeux, emportée par les pensées. Désormais on dessine, on parle, toi et moi, on explique les choses, on se fait des caresses. Cinq ans d’un ici-et-là-bas qui s’est démultiplié.

Cinq ans d’une même lune partagée. Et d’un soleil toujours bienvenu.
Cinq ans de toi, estrella, carinyet, coquineta.

maman depuis 5 ans

Cinq ans de ce mois de mai 2013.

Le rendez-vous était donné pour le 13 au soir, à 20h. Nous sommes rentrés à la clinique, main dans la main, valise à roulettes. On aurait pu croire qu’on allait passer la nuit à l’hôtel. On était sereins, fatigués mais sereins. Pas une douleur, pas une contraction. Je me souviens du jean et de la chemise que je portais. Du pull de ton papa aussi. Tu t’es faite attendre. Beaucoup. J’avais pris des magazines que ta iaia, arrivée quatre jours plus tôt, m’avait ramenés d’Espagne. Ils étaient arrivés parce que tu devais être déjà parmi nous. Petite coquine. Mais non. Tu as voulu les attendre. J’en suis sûre.

Tu t’es présentée en douceur. Sourire au coin. Il te manquait juste ce petit coup de pouce pour venir nous faire ton premier coucou, au petit matin, le premier d’une longue série. Facile, une arrivée facile. Un déclenchement simple et ultra-rapide. J’ai même failli m’endormir. Et puis, tu étais là et je me suis relevée pour t’aider à sortir, ta tête entre mes mains, je t’ai tirée vers moi, tu étais gluante, et je t’ai posée sur moi.
4h50. Cinq ans de la nuit blanche la plus adorable de ma vie.

Cinq ans. Déjà.
Tu es ma fille, mon unique.
Cinq ans d’apprentissages et de questionnements. Toi et moi. Nous.
Cinq ans que tu es toi.
Cinq ans que mon moi est devenu maman.

Cinq ans que nous écrivons ensemble les pages d’un livre appelé Thelma.

Vie à l'étranger

Grands-parents à distance (à l’étranger)

Grands-parents à l'étranger

C’est un peu les nouveaux modes de vie, les nouvelles façons de faire, vivre, respirer.

Alors que mon petit moi c’était habitué à vivre loin d’eux, je dois avouer que tout a un peu changé, là, au plus profond de mon cœur, depuis l’arrivée de miss Thelma. C’est bien connu, devenir maman bouscule tout plein de petites et grandes choses, devenir maman fait, inconsciemment, penser la vie, repenser la vie.

C’est alors d’un œil distant que j’observe évoluer ma fille et la relation qu’elle entretient avec ses grands-parents maternels : ses grands-parents à l’étranger.
Grands-parents à l'étranger

Maman n’est pas née en France

Jusqu’à il y a encore peu de temps, ma fille ne maitrisait pas très bien la notion d’espace, comme tous les enfants en bas âge ! Mais depuis quelque temps, elle a conscience que sa maman n’est pas née en France. Je saute sur toutes les occasions pour le lui rappeler : maman ne connaît pas cette comptine ma chérie, elle n’allait pas à l’école en France, maman est venue pour la première fois en France en 1993 car elle a remporté un prix littéraire scolaire dont la récompense c’était un voyage avec les parents à Eurodisney, l’école de maman c’est ton école pour l’été et ainsi de suite.

Elle sait donc, que maman est née à Minorque.
Elle sait distinguer aussi les couleurs du drapeaux bleu-blanc-rouge, c’est la France, papa ! Et elle sait que le jaune et rouge c’est plus du côté de maman.

Moi, je m’en contrefiche des drapeaux, mais il est vrai que ce sont des symboles qui aident à construire ces petits êtres biculturels, de manière toute simple, lors des balades et que l’on lève un peu les yeux.

Yaya et l’avi, ils sont loin

De toute évidence, si maman n’est pas née en France, il y a de grandes chances pour que les grands-parents maternels vivent loin.

Et c’est ainsi qu’une relation atypique se construit, et ce, dès la naissance.

Des pics et des creux

Parce que la relation de miss Thelma avec yaya et l’avi est ainsi : nous connaissons des traversées su désert, des longs mois où elle ne peut pas toucher, embrasser mes parents (même si l’on s’appelle 3 fois par jour) et des périodes très intenses où elle devient le chouchou, le centre d’attention, leur vie, leur tout !

Parce que quand nous venons ici et que nous nous installons dans la maison familiale, miss Thelma devient l’activité principale de mes parents. C’est alors qu’elle en profite tellement ! Et moi, c’est le cœur  en sourire que j’assiste à ce spectacle tout en beauté et qui me fait oublier les périodes de creux.

Parce que les pics font oublier les creux…
Grands-parents à l'étranger Grands-parents à l'étranger

Une relation aux saveurs particulières

Et au fond de moi, je suis contente car (il faut toujours voir le côté positif des choses) je me dis que c’est une grande chance qu’elle a de pouvoir habiter des longues périodes dans la même maison que yaya et l’avi. Leur relation est particulière, étroite, elle adore venir ici même si, quand nous venons toutes seules, « je pense à papa », elle dit maintenant qu’elle est plus grande (moi aussi, j’y pense !).

C’est ici que mes parents reproduisent certains gestes qu’ils avaient déjà eus avec moi, c’est naturel, c’est la vie. C’est ici qu’ils adorent l’amener se balader sur les lieux de mémoire, d’une mémoire de famille. C’est ici que l’on donne du pain aux petits poissons.

Nous faisons le plein d’amour, le plein d’un amour de grands-parents à distance mais qui, finalement, sont si proches !

Rendez-vous sur Hellocoton !

Lifestyle

Et le coeur qui sautille

Le coeur qui sautille
Le coeur qui sautille Le coeur qui sautille

Depuis quelques semaines, la vie passe (encore) à une vitesse extrêmement folle. Et je ne sais pas quoi faire, d’un côté je voudrais faire accoster un peu le navire et contempler, contempler la vie. Et de l’autre, je me dis qu’il vaut mieux hisser les voiles, encore plus haut et me laisser emporter par le vent.

Depuis quelques semaines, il y a des choses qui paraissent ralentir un peu et d’autres, bouillonnent en permanence. Depuis quelques jours, je croule sous les mails, les notifications et les demandes d’infos à propos de nos Rencontres d’Enfants Bilingues Franco-Hispanophones à Nantes, par exemple. J’y réponds, j’y réponds, et je me dis qui t’aurait-dit-cela-il-y-encore-six-ans. Parce que oui, bientôt, elle aura cinq ans et que ça, c’est un vrai tourbillon d’amour. Un vrai tourbillon qui crée en permanence des synergies, source aussi de nouveaux projets.

Et le coeur qui sautille

Et puis, depuis quelques semaines, des questionnements professionnels, avec toujours cette envie de pousser plus loin mon entreprise. Car oui, c’est une entreprise que je mène, grande ou petite mais entreprise. Parce que parfois je me dis, que ça fait bien joli et bien dans-l-air-du-temps de dire je-suis-freelance-chouette-cacahuète mais que peut-être ça enlève un peu de cette vérité qui s’appelle impôts-papiers-administration. Une entreprise, c’est du tangible. J’en vis. Nous en vivons. Avec toujours ce désir de plus et plus.

Et le coeur qui sautille

Et il y a aussi cette vitesse extrêmement folle et douce à la fois des petits-jolis projets en cours. En cours de création, en cours de remue-méninge, en cours de contemplation. Des projets que je lâche dans la nature et qui vivront, un jour, leur vie, sous forme de brochures, écrits, html et autres (presque)synonymes. Et toujours les regarder de près, les mots, et lire, lire encore, relire, rerelire, rererelire et re- re-. Sans cesse, infatigablement, la peur au ventre des étourderies. Mais je souris. Toujours sourire.

Le coeur qui sautille

Et le coeur qui sautille

Et aussi, depuis quelques semaines c’est un va-et-vient sentimental dans ma vie. Parce que, alors que ce n’était pas prévu dans mon agenda, je cumule les visites de jolies personnes, de tous horizons venues. Presque sans m’y attendre, et je me dis, non mais c’est trop de la chance. C’est tellement de la chance que je recule, et je ne sais pas très bien m’exprimer. Et parfois, je recherche inconsciemment ma bulle et fais des timides tentatives pour sortir mes pensées par ici. Parce qu’il y a elle qui est venue me voir après des années de courriers envoyés, elle, décoratrice de ma maison virtuelle. On a pu se voir, se regarder, on a pu même s’emmitoufler métaphoriquement par les rires et les histoires amusantes de Thelma. Avec eux deux, aussi. Et puis, elle, témoin de bien de scènes de ma vie, qui est là pour quelques jours. Et on articule la vie, on refait le monde, on se regarde comme si c’était hier, elle fait des nattes et lit des histoires. Avec eux deux, aussi.

Et puis la réflexion des nouveaux textes. J’y pense et j’y pense. Il faut que cela sorte mais prise par le rhume, la fatigue, le cerveau à deux-mille, et bien, ils sont toujours là, dans la file d’attente de la sortie. Prêts mais encore à mûrir.

Mûrir et sautiller, et si c’était ça aussi la vie ?

Rendez-vous sur Hellocoton !

Lifestyle

Et puis… 15 ans à l’étranger !

15 ans de vie à l’étranger.
15 ans !

12 + 3.

12 ans en France
3 ans en Belgique
2008 marque aussi la date anniversaire de mon retour en France, après ma parenthèse belge.
10 ans de suite que je vis en France. Mon pays à l’étranger.
Et 23 ans que je le connais.

une vie à l'étranger : 15 ans en France

Parce que… mon été 1995 à Nantes et mon été 1996 à Longwy.
Et aussi mes débuts d’années universitaires 1999 et 2000 qui ont démarré par un mois de septembre complet à Montpellier. S’imprégner des méthodes littéraires à la française oblige. Oui, oui. Stylo plume et dissertation.

2001-2002 Montpellier
2002-2003 Lorient
2003-2005 Madrid
2005-2008 Bruxelles
2008-2010 Paris

… et depuis, ma vie à la nantaise. Ma vie de couple. Ma vie de famille. Ma vie à la campagne aussi.

Quand j’y pense, ça me colle des frissons.
Quand j’y pense, ça ne me rajeunit pas.
Quand j’y pense, je ne regrette rien. De rien.

Quand j’y pense, je pense à eux.
Eux, qui m’ont toujours encouragé.
Mes parents.
Fille unique. Un amour inconditionnel et fidèle, ville après ville.

Et je pense à cette lettre reçue au printemps 1995 qui m’octroyait la bourse pour passer deux étés en séjour linguistique, en France. Et je me vois, assise sur le bord du lit de mes parents, en train de pleurer, parce que d’un coup, j’ai eu peur. Très peur. La trouille s’est emparée de moi. Et ma mère qui m’a encouragée et rassurée. Elle et sa seule fille, en tête-à-tête.

J’avais peut-être raison de pleurer.
Tout compte fait, c’est peut-être à l’aube de mes 16 ans que ma vie à l’étranger s’est dessinée.

Crédit photo : La Danse de l’image

Rendez-vous sur Hellocoton !