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Ma fille et mon travail, mes deux bébés

Alors que je correspondais avec une jolie magicienne, quelques mots sont venus me rappeler que j’avais déjà deux bébés : Thelma et Artilingua. Elle a sans doute dit quelque chose qui a fait ce tilt en moi.

Et c’est vrai, leur gestation s’est faite au même rythme et au même tempo et mes deux bébés ont grandi grandi ensemble et je les aime de tout mon amour.

Aimer son travail, c’est possible !

C’est drôle de les voir évoluer ensemble, c’est amusant de se découvrir maman de deux bébés aux nécessités différentes mais unis par un même et seul mot-clé : l’AMOUR que je leur porte.

Car si on m’avait dit un jour qu’on pouvait aimer autant son bébé, son enfant, oui, ça, je l’aurais cru, je le savais d’avance. Mais jamais avant, j’aurais pu penser qu’on pouvait aimer autant son travail-passion.

Travail en free-lance, un travail passionTravail en free-lance, un travail passion

A trois ans c’est l’entrée en maternelle pour nos enfants. Toi aussi, Artilingua, tu vas bientôt entamer ta quatrième année et c’est un peu comme si tu marchais tout(e) seul(e), à l’image de ta petite sœur Thelma. Je ne sais pas, j’ai dû t’acheter de bonnes godasses aussi, que je me dis pour qu’ainsi tu te sois mis à courir !

Prendre soin de son travail comme on berce son enfant

Je les embrasse mes bébés, tous les matins et tous les soirs et je leur dit ô combien je les aime !

Et prendre soin d’eux, guérir les petits bobos, mettre des pansements aux pirates, un coup de doliprane et c’est reparti. Toujours avec le sourire (ou du moins l’essayer) parce que ce sont les mots doux et les Jolis-Mots qu’ils apprécient le plus.

Je suis donc maman comblée de deux jolis bébés !

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Les langues de Babel

Journée mondiale de la traduction

J’aimerais vous parler de la traduction, j’aimerais vous parler de langage. J’aimerais vous parler des langues et des regards qui se croisent. D’hommes et de femmes issus du monde de Babel. J’aimerais vous parler de nos baragouinages et des vôtres aussi. J’aimerais vous dire que les langues c’est facile.

Les langues c’est facile. Oui. Les langues c’est important. Aussi. Derrière les langues, des cultures. Derrière les langues, des sentiments. Derrières les langues, des hommes et des femmes qui rient et pleurent. De la même façon. Ou pas.

J’aimerais aussi vous parler de communication interculturelle. De psycholinguistique. Et vous dire aussi qu’il y a des connaissances et des compétences. Peut-être évoquer aussi l’anthropologie. Et la sociologie. Et puis, j’en reviendrais encore aux langues.

Les langues de Babel

Je vous parlerais sans doute de mon monde. De mes traductions. De mon travail. Je partagerais aussi mes doutes, mes acquis et mes expériences. Je vous montrerai mes petits bilingues préférés. Et puis je vous dirais, ô je suis fatiguée, j’ai pris un accent, je vais me reposer. Je vous dirais ô mais je bégaye, les mots s’entremêlent.

Les langues de Babel Les langues de Babel

Le choc des langues, dans mon cerveau comme une partie d’auto-tamponneuses. Et je rêverais. Dans des langues, lesquelles, je ne sais pas, je ne sais plus.

J’aimerais sans doute vous dire ô combien le traducteur est un travailleur de l’ombre. Une signature ? Quelle signature ? Et je vous raconterais, aussi, sans doute, ô combien les délais nous pressent et les mots qui ne s’alignent pas. Et puis, je vous dirais aussi les joies des lecteurs qui ne savent même pas qu’il y a un traducteur. Et ça c’est bon. Ou alors, pas du tout. Mais non, je ne vais pas vous dire tout ça.

Je vais vous dire qu’on m’a dit traduction et puis c’était aussi communication. On m’a dit plusieurs cultures et c’était interculture. Je vais vous dire que je navigue entre des mères différentes. Et que, parfois, les vagues me secouent. Prendre le gilet de sauvetage et refaire surface.

Les langues de Babel

Les langues de Babel

Je vais vous dire aussi ô combien est importante la motivation et l’empathie. Je vais vous dire les gestes et les expressions, les grimaces. Je vais vous dire communication et intégration des quiproquos dans mes mots. Je vais vous dire adaptation.

L’amour des langues, dans mon cerveau comme une partie de jeux amoureux. Et je rêverais. Dans tes langues et dans les miennes qui s’entremêlent pour mieux s’embrasser.

Aujourd’hui, c’est la Journée mondiale de la traduction. Tous les ans, le 30 septembre, on fête la Saint Jérome, le traducteur officiel de la Bible (Vulgate) en langue latine au 3ème siècle.
Dans ce monde globalisé dans lequel nous vivons, la traduction et la communication interculturelle ont pris plus de sens que jamais.
C’était ma petite contribution.

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Une journée en cabine. Métier : interprète

Mercredi dernier j’ai vécu une journée extrêmement intéressante d’un point de vue professionnel. J’ai eu l’occasion d’exercer le métier d’interprète pour le World Meeting d’un grand groupe industriel nautique (parler de bateaux a été le moyen de faire revenir, ENFIN, le soleil dans cette si belle région), 8 heures entièrement consacrées à eux, d’abord pour la répétition générale et ensuite, dans l’après-midi, pour le vrai « spectacle ».

L’interprétation ce n’est pas faire du théâtre
Petit point de précision : les interprètes ne sont pas des comédiens. Il convient de le souligner, nous avons déjà entendu quelques âneries de la part même de présentateurs tv…

Une journée en cabine. Métier : interprète

Traducteur et Interprète

Alors que j’ai une formation en Traducteur et en Interprète, je dois avouer que je ne pratique pas souvent l’interprétation. Enfin, je l’ai fait il y a déjà quelques années de ça (oh que le temps passe vite ! oh que je vieillis !). Certes, lors de ma période de travail pour la Délégation régionale des Iles Baléares auprès de l’Union européenne, j’ai accompagné, bien souvent, quelques représentants politiques et autres agents institutionnels aux réunions, meetings, plénières, etc. Et qui sait qui faisait l’interprète ? Et bien, la petite Marguerite. Pendant mes études et en tant que stagiaire, j’ai fait aussi de l’interprétation consécutive au Tribunal de Madrid en charge des affaires pour les mineurs (oui, c’était quelque chose !). Toujours à Madrid, j’ai eu l’occasion de faire le lien (en consécutive) entre des représentants d’Auchan (France) et l’Alcampo espagnol mais sinon, depuis quelques années, je suis sédentaire, ici derrière mon poste à traduire et à écrire à longueur de journée.

Ah oui ! Certes, j’ai fait souvent l’interprète pour mon ChériGuiri mais ça c’est une affaire de famille !

Alors, quand le chef d’une agence pour qui je venais de réaliser un projet de traduction du français vers le catalan, m’a proposé de l’accompagner en cabine pour faire l’interprétation du français vers l’espagnol, ici à Nantes, j’ai dit oui, tout de suite. Ou presque.

Et comment ça se passe en cabine ?

J’aurais pu trembler, j’aurais pu avoir les jambes en coton et la voix tremblante (ça, c’est pas bon du tout pour un interprète !). Mais au fond de moi, j’ai su que non, que tout irait bien et que cette mission était une chance pour moi. En réalité, j’ai su que je n’étais pas stressée quand j’ai vu que la nuit précédente j’avais bien dormi. Et puis, il faut le dire, j’avais bossé en amont, bien sûr. Ayant eu accès aux documents, je les avais lu et relu, j’avais préparé un glossaire avec la terminologie principale. Bref, j’avais fait mon job d’interprète.

Et on a bien travaillé et on a rigolé. J’ai eu la chance de rencontrer un petit bouquet d’interprètes en italien et en anglais tout droit venus de Paris et d’Angers (coucou si vous me lisez !) sympa, drôles, souriants (vous savez ô combien j’aime les sourires !). La journée s’est donc déroulée dans la bonne humeur. Nous avons discuté de tout, de traduction, d’interprétation mais aussi de foot, de météo et de paellas !

En cabine, ça ne chôme pas. Ça gesticule beaucoup. Ça parle. Il fait chaud ou il fait froid. Tu es étriqué (mais heureux). Tu partages un espace (très) réduit avec ton binôme. Tu parles, tu parles, tu parles. A tour de rôle. Bien sûr. Ton cerveau tourne à 1000 à l’heure. Tu adores les locuteurs qui parlent doucement. Tu te demandes où veut en venir la dame qui ne finit pas ses phrases.

Bref, ça été une super journée, bien sûr au niveau professionnel mais aussi au niveau personnel, un bon petit cocktail qui fait plaisir à savourer !

Et sinon, vous savez que sur ce blog j'aime parler, de temps en temps, un peu de mon métier. Et si je dis "un peu" c'est parce que je n'ai pas envie de m'attarder sur les détails techniques et la perfection de chacune des activités, si tel était le cas, j'aurais ouvert un blog entièrement consacrée à mes activités professionnelles. Or, il s'avère, que mon blog est mon petit espace à moi, mon chouchou, là où je viens quand j'ai le temps. Oui, mon blog est lié à mon site pro, parce qu'en fait, je suis la même où que j'aille, quoique je fasse ! 

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