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L’art de soutenir les débuts d’un freelance ~ El arte de apoyar los inicios de un freelance

Lors de mes derniers articles sur les raisons qui m’ont amenée à faire le choix de devenir freelance j’ai rarement parlé de tous les gens qui m’ont soutenue. Or je trouve que c’est important d’être bien entourée quand on se lance dans une aventure comme celle-ci. Un des piliers fondamentaux de ma vie est ma famille, d’où l’importance de me sentir soutenue, aidée, protégée, comprise et encouragée par l’homme qui partage ma vie depuis 5 ans.

Dès le début il a été partant pour l’idée que je devienne indépendante, professionnellement parlant (bien sûr !). Il m’a poussé à le faire, il a toujours su trouver les bons arguments pour que je finisse moi-même par me convaincre que c’était une bonne décision. Et surtout, il voulait que je me sente épanouie ! Il ressentait que depuis que j’avais quitté Paris et mon poste de Responsable éditorial il y avait quelque chose qui ne tournait pas rond dans ma vie professionnelle. Il faut dire, qu’une fois la décision prise et les bases du projet posées, j’ai très vite récupérée une sérénité que j’avais perdue les dernières années : les matins j’affichais vite un sourire et surtout le soir j’étais ravie d’être là et de raconter les aventures de la journée, même que je n’avais vu personne mais mille et une péripéties m’étaient arrivées !

Il a toujours aussi été là pour m’accompagner dans mes démarches administratives, bien que solliciter un statut d’auto-entrepreneur soit très simple et facile, c’est toujours mieux d’avoir l’approbation d’un œil externe. Aussi, il répond toujours présent pour mes tableaux Excel et la compta (que je n’aime pas, j’aime les lettres et les mots, pas les chiffres !), il est là aussi pour les quelques moments d’incertitudes et de questionnements.

Il est là pour enfiler le costume des meilleurs des papas quand il faut que je reste enfermée dans le bureau pour avancer le projet sur lequel je travaille.

Lui, pas très aimant du Web 2.0 et de la vitesse sur laquelle les choses se passent sur les réseaux sociaux… il est toujours là pour écouter mes derniers évènements en tant que Community Manager, pour m’entendre expliquer comment j’ai du créer un scénario pour mon projet de rédaction en cours et pour partager mes joies quand je boucle et je livre une traduction.

Sa présence est importante, il m’appelle pendant une de ses pauses : alors, ça va ? du nouveau ? ohhhh, c’est top ma chérie ! Vas-y, fonce ! Ce sont ces mots, au quotidien, pas de longues phrases mais des mots qui viennent me rappeler pourquoi je fais ça et ô combien je suis heureuse !

Il fallait aujourd’hui que je parle de lui, de cet homme qui a caché une petite poignée de mes cartes de visite dans la voiture “parce qu’on ne sait jamais…”

… Et moi je sais qu’être bien entourée est un facteur clé pour réussir sa vie de freelance !

Merci ChériGuiri !

apoyar un freelance

A lo largo de los últimos artículos donde he ido evocando las razones que me llevaron a ser freelance, no he hablado mucho de la gente que me ha apoyado y animado a hacerlo. Pero esas personas, las que te rodean y dan fuerzas para lanzarte en esa nueva aventura ¡son muy importantes! Uno de los pilares fundamentales de mi vida es mi familia, de ahí la importancia de sentirme respaldada, ayudada, protegida, comprendida y alentada por el hombre que comparte mi vida desde hace 5 años.

Desde el principio apoyó la idea de que fuera autónoma. Me empujó a hacerlo, siempre supo encontrar los buenos argumentos para que yo misma terminara convenciéndome de que era una buena decisión. Y sobre todo, quería que me sintiera realizada. Él notaba que desde que había dejado Paris y mi puesto de Responsable editorial, había algo que no cuajaba en mi vida profesional. Una vez tomada la decisión y las bases del proyecto bien asentadas, encontré de nuevo y muy rápidamente la serenidad que sin darme cuenta había ido perdiendo en los últimos años. Me levantaba ya con la sonrisa y por las tardes-noche estaba encantada de estar aquí y de contar mis aventuras del día, que aunque no hubiera visto nadie siempre tenía mil cincuenta peripecias para explicar!

Siempre ha estado ahí para acompañarme en mis trámites administrativos. Solicitar un estatuto de auto-entrepreneur en Francia es muy simple, pero siempre es mejor tener el beneplácito de una mirada externa. Asimismo, siempre levanta la mano cuando pido ayuda para mis tablas Excel y la contabilidad (¡que no me gusta nada!) y también es de agradecer su presencia en los momentos de incertidumbre y de cuestionamientos.

Siempre está ahí para vestir el traje del mejor de los papás cuando tengo que quedarme encerrada en mi oficina para dar un empujón al proyecto sobre el cual estoy trabajando.

Él, no muy amante del Web 2.0 y de la rapidez con la que ocurren las cosas en las redes sociales… siempre está ahí para escuchar mis últimos acontecimientos como Community Manager, para oirme explicar como he tenido que crear un escenario para mi proyecto de redacción en curso y para compartir mi alegria cuando finalizo y entrego una traducción.

Su presencia es muy importante, me llama durante una de sus pausas: ¿todo bien?, ¿Novedades?, ¡ooohhh, qué bien! ¡dale caña! Estas son sus palabras, a diario, nada de frases largas sino palabras sencillas que me recuerdan por qué hago esto y ¡cuánto soy feliz!

Hoy tenía que hablaros de él, de este hombre que ha escondido un puñadito de tarjetitas de visita en el coche “porque nunca se sabe…”

… Y yo sé que estar bien rodeada es un factor clave para tener éxito en la aventura de ser freelance!

¡Gracias ChériGuiri!

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Comment expliquer quel est mon métier ? ~ ¿Cómo explicar cuál es mi oficio?

Lorsqu’on se lance en freelance dans une activité de traducteur – rédacteurcommunity manager il faut aussi être prêt à savoir développer et argumenter le pourquoi du comment. C’est-à-dire, quelles sont mes principales tâches professionnelles. Autrement dit, qu’est-ce que je fais de mes journées… !

Actuellement il y a plein d’activités professionnelles qui ont leur mot à dire grâce à la sphère numérique. Avant c’était plus simple, par exemple, un traducteur traduisait des livres, point à la ligne. Un rédacteur était celui ou celle qui écrivait, notamment, pour des journaux, magazines… papier, bien sûr ! Pour ce qui est du social media, pas la peine d’insister sur comment était avant puisqu’avant, n’était pas.

Alors voilà, je me trouve parfois confrontée à l’exercice de devoir décrire mon métier. A ma grand-mère je fais court et je lui explique que “je traduis et je rédige” et j’ajoute “sur Internet, tu sais…” bon, elle a l’air de comprendre ! Lors de rendez-vous professionnels je dis “je traduis, surtout des sites Web et des Ebook, aussi tout ce qui est wording des Web. En plus, on fait appel à moi pour créer du contenu Web et veiller aux bons mots-clé pour le référencement naturel, parfois il s’agit d’un travail de réecriture-adaptation si un texte original existe déjà dans une de mes trois langues. Et enfin, j’aide des entreprises à animer leurs réseaux sociaux, surtout pour des entreprises espagnoles en France ou françaises en Espagne.”. Si je suis en soirée avec des gens de mon âge j’ai tendance à dire que “je suis traductrice, rédactrice, community manager”.

J’avais déjà parlé du cliché des traducteurs qui restent toute la journée en pyjama. Voilà pourquoi aujourd’hui je me dois d’expliquer qu’être traducteur ne signifie plus, de nos jours, traduire que des livres. Mes journées ne sont pas du tout monotones. Je peux traduire pendant 3 heures, ensuite faire de la création Web et aussi consacrer un peu du temps de ma journée aux réseaux sociaux. Je peux passer mes matinées à parler de Séville si mon client est dans le tourisme et les après-midis à traduire des mots du jargon informatique, écrire sur la mode ou les hôtels ou parler de l’industrie alimentaire.

Et moi je trouve que c’est fascinant ! Internet, le Web 2.0 et les outils numériques n’ont fait que nous ouvrir de nouvelles portes et activités professionnelles, à nous de les exploiter correctement !

Lanzarse en esa aventura de ser traductor – redactorcommunity manager freelance significa, también, saber explicar y argumentar el por qué, el cómo y el cuándo de nuestra actividad profesional. Es decir, a parte de demostrar nuestras capacidades profesionales, deberemos, también, ser capaces de explicar a qué dedicamos nuestras horas…

Actualmente, hay muchas profesiones que existen gracias al mundo digital. Antes todo era mucho más simple, por decirlo de alguna forma. Por ejemplo, un traductor traducía libros, punto final. Un redactor era aquella persona que escribía, sobre todo para revistas y periódicos… en papel, ¡evidentemente! En cuanto a lo de social media, pues no vale la pena insistir porque antes, simplemente, eso no existía.

Y cuando me toca confrontarme al ejercicio de describir mi oficio, pues tengo varios recursos. A mi abuela le cuento brevemente que “traduzco y escribo” y suelo añadir “en Internet, sabes…” y bueno, ¡parece que lo entiende! En citas más bien profesionales digo que “traduzco, sobre todo sitios Web y Ebooks, pero también lo que se llama en argot el wording de dichos sitios Web. Además también me solicitan para escribir y crear contenido Web, elegir las buenas palabras-clave (Keywords) para el posicionamiento natural (SEO). A veces se trata de un trabajo de re-escritura-adaptación si ya existe un texto original en alguna de mis tres lenguas de trabajo. Y, también, ayudo a algunas empresas a animar y gestionar sus redes sociales, especialmente empresas españolas en Francia y empresas francesas en España”. Si alguien se interesa por mi oficio durante una fiesta o una velada entre amigos, con gente de mi edad, simplemente respondo “soy traductora, redactora y community manager”.

Ya había hablado del mito del traductor en pijama. Por lo que sentí también hoy la obligación de acabar con la creencia de que un traductor sólo traduce libros. Mis días no son nada monótonos. Puedo traducir durante 3 horas y luego ponerme a escribir y crear textos para Internet y dedicar también un rato a las redes sociales y hacer que se hable de las empresas que me han contratado. Por las mañanas puedo hablar de Sevilla si mi cliente trabaja en el turismo y por las tardes puedo traducir palabras de la jerga informática, escribir sobre la moda o el vino o hablar de la industria alimenticia.

¡Y para mí todo eso es simplemente extraordinario! Internet, Web 2.0 y las herramientas digitales no han hecho nada más que abrir nuevas puertas y actividades profesionales. Ahora nos toca a nosotros saber explotarlas correctamente.

 traduire pour internet web 2.0

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Des raisons pour bloguer ~ Razones para tener un blog

Des raisons pour bloguer, on peut les inventer. Des raisons pour bloguer il y en a ou il y en a pas. Parce que toi et toi, lui et elle, et vous et encore vous, vous tous, et aussi moi, nous sommes là pour écrire, pour raconter, pour faire vivre, pour s’exprimer, pour se faire écouter. Pour faire taire le silence.

Nous alignons des mots, nous remplissons des lignes, du noir sur du blanc, comptage des mots, recherche de vocables clé ou pas, des récits planifiés et d’autres plus spontanés. Pour le travail ou pour le plaisir. Pour faire monter les statistiques, ou pas. Un jour sur deux, tous les jours, quand j’ai le temps, quand vous arrivez à fuir des obligations quotidiennes pour vous asseoir. Et respirer. Regarder ce blog, ces blogs. Et rêver d’en changer le design mais non, il est très bien comme ça. Et elle, qu’est-ce qu’elle fait elle ? Oh elle fait si bien et à côté, aussi, pas mal. Devoir qui n’en est un. Divertissement chronophage ? Obligation réjouissante ?

Mon blog et vos blogs. Leurs blogs. Beaucoup de blogs. Autant d’articles que de cahiers cachés. Journaux intimes. Récits de vie. Stratégies de marketing. Identités d’entreprise. Vies de famille. Tout. Cavernes d’Ali Baba ou boîtes de Pandore. Joyaux inchangeables. Valeurs d’un siècle qui court.

Razones para tener un blog, las podemos inventar. Razones para tener un blog, las hay o no las hay. Porque tú y tú, él y ella y vosotros y también ustedes, todos vosotros y yo también, estamos ahí para escribir, para explicar, para dar vida, para expresarnos, para que nos escuchen. Para que el silencio se calle.

Alineamos palabras, rellenamos líneas, negro sobre blanco, conteo de palabras, búsqueda de vocablos clave o no, textos planificados y otros más espontáneos.Para el trabajo o por placer. Para aumentar las estadísticas, o no. Día sí y día no, todos los días, cuando tengo tiempo, cuando conseguís huir de vuestras tareas cotidianas. Y respirar. Mirar ese blog y aquellos otros. Soñar en cambiar el diseño pero no, ya está bien así. Y ella, ¿qué hace ella? Oh, qué bien lo hace y la otra, al lado, también, no está mal. Obligación que no es. ¿Diversión cronófaga? ¿Deber placentero?

Mi blog y vuestros blogs. Sus blogs. Muchos blogs. Tantos artículos como cuadernos escondidos. Diarios íntimos. Relatos de vida. Estrategias de marketing. Identidades de empresa. Vidas de familia. Todo. Cavernas de Ali Baba o cajas de Pandora. Tesoros incambiables. Valores de un siglo que corre.

tener un blog

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Mon quotidien de femme freelance à la maison ~ Mi rutina de mujer freelance que trabaja en casa

Depuis 1 an maintenant que je reste tous les jours à la maison. 1 an que je n’ai pas d’embouteillages, que je ne dois pas gratter la voiture quand il gèle à 7h du matin, 1 an que je ne suis pas obligée de “pointer” au travail. Et depuis, beaucoup de gens me demandent si cela ne “m’ennuie” pas de rester “comme ça” à la maison. Je vois bien que c’est un sujet qui intrigue quelque peu. Si je vous répond de manière très brève et concise, je vais vous dire que : Je suis heureuse “comme ça”. Mais bon, je suis gentille, je vais faire un peu plus long…

Prendre la décision de devenir freelance et de créer ma propre petite boîte a été une décision prise en famille avec mon ChériGuiri. Et toujours avec les encouragements de papa et maman (oui, même à 35 ans cela fait plaisir de savoir qu’ils me soutiennent !). Après avoir quitté Paris en février 2010 pour m’installer avec l’homme (bye-bye les allers-retours du week-end, merci la SNCF, ce fut sympa !) j’ai fait une période de 6 mois en télétravail. J’ai continué à travailler pour la start-up parisienne où j’étais en CDI en tant que Responsable Éditorial. Voilà, donc, j’ai déjà fait une période de “rester à la maison”.

travailler à la maison

Comme j’avais “promis” à mes patrons de trouver autre chose, je l’ai fait. Et vu que maîtriser des langues étrangères attire l’Éducation Nationale (toujours en manque de profs), on m’a proposé d’intégrer cette grande équipe d’enseignants. Rien de passionnant, j’ai passé 3 ans dans un cadre qui ne me convenait guère ou très peu. J’avais tous les diplômes, de l’expérience, je suis native-speaker, tout pour leur plaire. Sauf que je ne l’ai pas vécu pareil : je travaillais 60 heures par semaine pour être payée une misère et toujours avec du retard (au bout d’un moment il faut arrêter d’être gentil, merci j’ai un Bac +7, j’aimerais bien avoir quelques sous pour m’acheter plus que trois cacahuètes), je me suis inscrite à un Concours, j’ai été Admissible à l’écrit (à la première tentative !) et pas de chance, je n’ai pas pu me présenter aux oraux car ils avaient lieu à 1000 Km de chez moi juste une semaine avant mon accouchement. Personne a pu rien faire !!! Je passe les détails, mais vous comprenez maintenant quand je dis qu’au bout d’un moment il faut arrêter d’être gentil 🙂 ?!

Bref, le contexte est posé. C’est tout naturellement, donc, que pendant mon arrêt maladie forcé par cause de grossesse pénible, je me suis mise à réfléchir à mon avenir professionnel et à notre stabilité familiale. C’était une évidence : il fallait que je m’investisse dans ce que je sais faire de mieux et où je me plais le plus, c’est-à-dire, les langues, la traduction, l’écriture et aussi tout ce monde du Web 2.0 que j’avais découvert en 2007 en intégrant une start-up e-commerce. Et surtout, il fallait faire fuir de notre foyer tout stress provenant de motifs professionnels. Je voulais pouvoir passer du temps avec le petit bout de chou qui allait arriver dans quelques mois. Je ne voulais pas “aller travailler” quelque part pour que tout mon salaire passe dans la garde de la petite princesse.

freelance tâches administratives

En septembre 2013 une nouvelle routine s’est installé chez nous. 40h de garde par semaine chez une nounou pour petite princesse, ce qui équivalait, à peu près, à 35h de travail pour moi. Des heures pour poser les bases de mon projet. Pour m’investir davantage sur mon blog. Pour démarcher, pour faire de la paperasse. Au bout de 4 mois, avec l’arrivée de 2014, j’ai considéré que les bases étaient posées, je pouvais m’attaquer à la création de mon statut d’auto-entrepreneur. Et depuis, ça marche tous les jours un peu mieux.

bureau freelance

Mon quotidien alors ?

Avec l’arrivée d’un enfant je me suis sentie prête à franchir ce cap de rester travailler à la maison. Je suis obligée de sortir tous les matins pour la déposer chez la nounou. La journée démarre un peu avant 7h. C’est le moment du réveil, de la toilette, de la préparation du sac pour la petite, du biberon, un pur moment de bonheur entre maman et enfant. Je ne suis pas pressée car je ne suis pas à la minute près. On rigole, on fait des câlins. A 8h, la petite est chez la nounou, 4 minutes de voiture. Pas d’embouteillages, c’est le top ! Je rentre, je prépare mon café et je m’installe derrière mon poste. A 8h15 je suis déjà opérationnelle. Et puis voilà, la journée est lancée, je n’arrête pas (enfin oui, je fais une pause-déjeuner) jusqu’à 17h trois jours par semaine et 15h les deux autres jours.

Non, je ne reste pas en pyjama (le grand cliché des traducteurs !), je m’habille comme si j’allais au bureau. Je fais un petit maquillage, je prends soin de moi. C’est hors de question que parce que je reste à la maison je me laisse aller… Et non, encore non, je ne suis pas tentée de faire le ménage ou le repassage. Certes, parfois je fais une pause pour étendre mon linge, mais cela ne prend que 10 minutes ou alors pendant ma pause déjeuner je mets en route une petite soupe pour le soir. Pour moi, ce ne sont que des avantages. Pour rien au monde je me sens obligée de faire tout plein de tâches ménagères juste parce que je “reste” à la maison.

déco maison freelance

Pour mon plus grand bonheur, j’ai un bureau dans une pièce séparée. C’est mon lieu de travail. Presque tout le temps, à moins que j’ai vraiment quelque projet à finir, la porte dudit bureau est fermée à 20h le soir. C’est le moment pour être en famille, ce n’est pas, encore une fois, parce que je “reste” à la maison que je vais tout mélanger.

Je suis une femme heureuse qui travaille en freelance de mon chez moi. Je mets un coup de blush, mes boucles d’oreille, je m’occupe de la maison et de la famille comme le reste de femmes quand elles rentrent du travail. A une différence près : je ne perds pas une seule minute en trajet !

Hace justo 1 año que me quedo todos los días en casa. 1 año lejos de los atascos, que no tengo que rascar el coche para quitarle el hielo a las 7 de la mañana, 1 año que no tengo la obligación de “fichar” todos los días en el trabajo. Y desde entonces, mucha gente me pregunta que si no “estoy harta” de quedarme en casa. Estoy viendo que es un tema que intriga bastante. Si respondo de manera breve y concisa os diré que: soy feliz quedándome en casa y no “me harta” para nada. Pero bueno, como me gusta hablar, me explayaré un poco más…

Decidir ser freelance y crear mi propia estructura fue una decisión tomada en familia, con mi ChériGuiri. Y siempre con el apoyo moral de mis padres (¡sí, incluso a los 35 años es de agradecer su apoyo!). Después de haber marchado de Paris en febrero de 2010 para vivir en pareja (¡bye-bye las idas y venidas de fin de semana, gracias SNCF, fue muy agradable mientras duró!), ya hice un periodo de 6 meses de tele-trabajo. Durante este tiempo continué trabajando para la start-up parisina donde tenía un contrato fijo como Responsable Editorial. O sea que ya había degustado a eso de “quedarme en casa”.

détail déco maison

Como había “prometido” a mis jefes que buscaría y encontraría otro trabajo, así lo hice. Y visto que hablar idiomas atrae a los de la Education Nationale (siempre en búsqueda de nuevos profesores), me llamaron para que formara parte de ese gran equipo. Nada apasionante. Pasé 3 años en un ambiente que no me convenía mucho. Pero claro, gozaba de todos los títulos y diplomas, soy native-speaker, bueno, que tenía todo para que “me quisieran”. Pero yo no lo viví igual: trabajaba 60 horas por semana para que me pagaran miserablemente y siempre con retraso (y al cabo de un tiempo hay que dejar de ser “tontito”, 7 años en la universidad tienen que dar para algo más que una bolsa de pipas), me inscribí a las oposiciones, fui Admisible al escrito (¡y eso a la primera tentativa!) y tuve la mala suerte de no poder presentarme a los orales puesto que tuvieron lugar a 1000 kilómetros de mi ciudad y justo una semana antes de dar a luz. Nadie del Ministerio, ni de la Education Nationale pudo hacer nada. Os evito los detalles, pero creo que ahora entenderéis porque digo que hay de dejar de ser “tontito” !

Así que fue casi de manera natural que durante mi baja forzada por embarazo complicado me puse a pensar en mi futuro profesional y en nuestra estabilidad familiar. En el fondo, sabía que lo que tenía que hacer era dedicarme a lo que mejor se me da y con lo que más a gusto me siento: las lenguas, la traducción, la escritura, la comunicación y el mundo del web 2.0 que descubrí en 2007 cuando entré en una start-up de comercio electrónico. Y sobre todo, tenía que evitar cualquier fuente de estrés causada por motivos laborales. Quería dedicar tiempo a esa niña que estábamos esperando. No quería “salir a trabajar” para que todo mi sueldo fuera a parar a guarderías y niñeras, visto que nuestra familia está lejos.

déco maison freelance

En septiembre de 2013 una nueva rutina se instaló en casa. 40h de “nounou” (asistente maternal) para la princesita, lo que más o menos equivale a 35h de trabajo para mi. Horas que me servirían para poner las bases de mi proyecto. Para dedicar más tiempo a mi blog. Para captar clientes, para hacer todo el papeleo. Al cabo de 4 meses, con la llegada de 2014, decidí que ya todo estaba listo para crear, por fin, mi estatuto jurídico de auto-entrepreneur. Y desde entonces, cada día avanzamos un poco.

¿Cuál es mi rutina?

Fue con la llegada de un hijo que sentí que estaba preparada para quedarme en casa a trabajar. Tengo la obligación de salir todas las mañanas para dejar a la niña en casa de la “nounou”. El día empieza un poco antes de las 7 h. Me despierto, me lavo, me visto, preparo la bolsita de la niña. La despierto, doy el biberón, nos reimos, jugamos, le hago cosquillitas, un momento de real felicidad entre madre e hija. Lo mejor es que no tenemos prisa, los minutos no cuentan, da igual si salimos de casa 1 minuto antes o 2 minutos más tarde. A las 8 h la niña está ya en casa de la “nounou”,  4 minutos en coche. ¡Nada de atascos! Vuelvo, me preparo un café y a las 8 h 15 ya estoy detrás del ordenador, operativa para el resto del día. Ya no paro (bueno, sí, para comer un poco) hasta las 17 h tres veces por semana y las 15 h los otros dos días.

Y no, no me quedo en pijama (¡el gran cliché de los traductores!), me visto como si fuera a la oficina. Me maquillo un poco. Por nada del mundo podría verme todo el día vestida como un saco de patatas. Y no, una vez más no, no me pongo a hacer ninguna tarea doméstica, no me pongo a limpiar ni a planchar. Cierto es que a veces hago una pausa para tender la ropa, pero eso se hace en 10 minutos. O mientras paro para comer, aprovecho para cocinar una sopita para la cena. Para mí, todo eso son ventajas. Por nada del mundo siento la obligación de hacer de mujer de la limpieza por el simple hecho de “quedarme en casa”.

bureau freelance

Por suerte, tengo un cuarto para trabajar, un cuarto separado, una oficina, un escritorio. Es mi lugar de trabajo. Casi siempre, excepto cuando tengo un proyecto urgente que entregar, la puerta del despacho se cierra a las 20 h. Es el momento para estar en familia. Y no es, una vez más, por que me “quedo en casa” que voy a mezclar todas las facetas.

Soy una mujer feliz que trabaja como freelance desde casa. Me pongo un toque de colorete, unos pendientes y me ocupo de la casa y de la familia como el resto de mujeres cuando vuelven de sus trabajos. Con una diferencia: ¡no pierdo ni 1 minuto en transporte!

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Le freelance porte plusieurs casquettes ~ El freelance juega varios palos

J’ai passé la presque totalité de la journée d’hier, le nez dans mon livre de comptes. Ce n’est pas ce que je préfère. Je n’ai jamais été bonne en mathématiques malgré avoir fait un Bac S. Non, moi, mon amour je le voue aux langues et c’est dans ce domaine où je me débrouille le mieux, ça tombe bien, allez-vous me dire ! En effet, vous avez raison… ça tombe bien. Mais en tant que capitaine de mon propre bateau, il faut aussi que, de temps à autre, je me rende à l’évidence et je consacre un peu de mon précieux temps à ces tâches plus encombrantes, pour moi, que passer 12 heures de suite devant un fichier à traduire.

Mais comme je vous ai déjà expliqué, je vis mon rapport avec ma petite entreprise comme une histoire d’amour ! De une, parce que sans passion ne peut pas y avoir d’activité freelance qui démarre et de deux, parce qu’une fois le statut crée c’est “pour le mieux et pour le pire”.

Alors voilà, il faut être conscient et lucide et savoir qu’il y aura une liste de tâches auxquelles on ne pourra pas échapper quand on est freelance avec un statut auto-entrepreneur :

– Prendre soin et mettre à jour régulièrement son livre de comptes et sa trésorerie.
– Ne pas manquer aux versements mensuels ou trimestriels (en fonction de ce que vous avez choisi) à l’URSSAF.
– Passer du temps sur vos devis et vos factures. Au début, si vous n’y êtes pas habitués, cette tâche vous prendra du temps. Et puis, petit à petit, vous les émettrez plus rapidement.
– Prendre aussi le temps de répondre aux clients, de programmer des rendez-vous téléphoniques.
– De classer toute sa paperasse.

Être freelance c’est porter plusieurs casquettes. Bien sûr, si l’activité atteint un très bon rythme de croisière (ce que je souhaite à tout le monde) on peut déléguer les tâches administratives à un comptable. En attendant, il faut ramer un peu tout seul… mais ce n’est que du pur bonheur !

Ayer, pasé casi todo el día metida entre papeles, pegada a mi libro de cuentas. No es la parte de trabajo que más me guste. Nunca he sido muy buena en matemáticas a pesar de haber cursado el bachillerato de ciencias. No, a mí lo que me gusta son las lenguas y las letras, campo donde mejor me salen las cosas. ¡Menos mal! me diréis… Pues sí, tenéis razón, ¡menos mal! Pero como capitán de mi propio barco me toca, de vez en cuando, rendirme a los hechos y dedicar unas horas a este tipo de tareas que para mí son más engorrosas que pasar 12 horas delante de un documento a traducir.

Pero, y como ya os he contado en otras ocasiones, la relación que mantengo con mi pequeña empresa es como una historia de amor. Para empezar, porque sin pasión es mejor no lanzar ninguna actividad en freelance y, en segundo lugar, porque una vez has creado jurídicamente el estatuto de auto-entrepreneur* sabes que es “para lo bueno y para lo malo”.

Así pues hay que ser consciente y lúcido y tener siempre en mente esa lista de tareas ineludibles para todo freelance:

– Revisar, cuidar y actualizar la tesorería y el libro de cuentas con frecuencia.
– No faltar a los pagos mensuales o trimestriales (en función de lo que hayáis elegido) a la URSSAF**.
– Tomar tiempo para los presupuestos y facturas. AL principio, si no estáis muy acostumbrados a este tipo de papeleo, tardaréis un poco.
– Tomar tiempo, también, para responder a los clientes, para programar citas telefónicas.
– Clasificar y ordenar todos los documentos y papeles.

Ser freelance es sinónimo de jugar varios palos, de tocar muchas teclas. Por descontado, si la actividad que realizáis alcanza una buena velocidad de crucero (lo que deseo a todo el mundo), podréis delegar ciertas tareas administrativas a un contable. Mientras tanto, hay que remar un poco en solitario… pero también es ¡pura felicidad!

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* Auto-entrepreneur: lo que equivaldría al estatuto de “autónomo” en España, con algunas diferencias. La principal es que el auto-entrepreneur paga sus cotizaciones en función de sus ganancias, eso siempre que no rebase un umbral de volumen de negocios.

** URSSAF: Administración francesa que se encarga de las altas para los autónomos y de recaudar las cotizaciones.

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