Langues

Se disputer en langue étrangère

Je ne sais pas vous, mais moi je n’aime pas du tout me disputer. Je me sens mal à l’aise, je bégaye, je perds mes arguments, l’insomnie me prend, je transpire, j’ai envie de pleurer, bref, je perds tous mes moyens. C’est comme ça.

J’ai cette capacité idiote à ne retrouver les bons arguments, ceux qui peuvent servir à m’auto-défendre, que quand la tempête est bien loin derrière moi. J’évite toute sorte de désaccord et d’altercation, c’est un besoin vital pour moi, sinon ma vie risque de devenir courte, bien trop courte.

Et ce, dans n’importe quel domaine. Que ce soit dans un milieu professionnel ou entre amis, avec les voisins ou avec le garagiste. Il y a seulement un endroit où il est bien difficile, qu’on le veuille ou pas, d’échapper aux mésententes et désaccords : la CASA ! Home sweet Home, comme on dit.

Ne paniquez pas. Je ne suis pas en train de vous dire que chez moi ça marche à coups de bâton et qu’on passe nos journées à s’engueuler. Bien loin de là. Si vous avez suivi vous savez que je ne supporte pas les disputes 🙂

Mais bon. Ce serait aussi mentir de dire que nous sommes d’accord sur tout. Quel ennui si tel était le cas !

Alors, comment se déroulent les disputes entre la Marguerite et son ChériGuiri ? Ben chez nous c’est drôle, oui, finalement, quand j’y pense bien nos disputes sont drôles. Mais pourquoi donc ? Je vous explique :

Avez-vous déjà fait l’expérience de vous disputer en langue étrangère ? C’est-à-dire que chez nous, on trouve une cause à toutes nos disputes et on en revient toujours au même facteur : c’est la faute à l’intonation !! Oui mes chers lecteurs, l’intonation est coupable de tout ! Ce n’est même pas question de mots ou d’arguments, ce n’est même pas question de points de vue, c’est une histoire de cadence des phrases ! Horrible. Oui, c’est horrible car à ces moments-là je me sens impuissante et le seul argument qui serve à que je prenne le dessous dans la dispute est de lâcher un bon “tu n’as qu’à apprendre ma langue”. Dispute close. (Ensuite il vient et il me prend la langue, lol, la blague était trop facile !)

Parce que moi, à différence d’autres personnes qui vivent, pensent et écrivent en langue étrangère je n’ai pas l’habitude, mais pas du tout, de sortir tous les gros mots qui existent dans ma langue maternelle. C’est plutôt le contraire : moi quand je me fâche je tends à injurier en langue étrangère pour être bien sûre que mon interlocuteur va me comprendre ! Et puis, en plus, je me sens plus détachée de ce que je suis en train de dire.

Et vous, comment vivez-vous les disputes en langue étrangère ? Merci de partager, toute astuce est bonne à prendre !

se disputer en langue étrangère

Web

La fameuse ligne éditoriale des blogs

Je m’interroge souvent (normal, je me pose sans cesse des questions !) sur la ligne éditoriale de mon blog. Marguerite effleure les mots est né il y a déjà plus de cinq ans quand j’habitais à Paris et que j’étais Responsable éditoriale d’une start-up dans le eCommerce.

Pour moi les mots ont une importance capitale. Il n’y a pas de vie sans mots et de mots sans vie.

Le fait d’avoir appris une langue (le français) qui m’a fait découvrir que je pouvais (aussi) tenter de jouer avec des mots dans une langue étrangère (devenue avec le temps une langue “presque maternelle”) m’a donné envie de me lancer le défi de créer un lieu où je pourrais parler de tout (ou presque) et dans une ou autre des trois langues que je maîtrise le mieux. Une espèce de plage avec des douces vagues qui viennent frapper nos cœurs au gré de mes envies et de mes actualités.

Mais en cinq ans plein de choses se passent. Ma vie a changé. Parfois, comme tous ceux et toutes celles qui ont un blog, je me demande aussi s’il ne faudrait pas que j’encadre mieux ma ligne éditoriale pour me centrer plus sur un ou autre sujet (vie à l’étranger, bi/tri-linguisme, vie de maman, pensées fillolittéraires*, etc.). De même avec la question de la langue dans laquelle j’écris ici. J’en ai parlé à plusieurs reprises et à un certain moment j’ai failli ouvrir plusieurs blogs, un blog par langue. Et puis finalement j’ai laissé tomber.

Aujourd’hui j’ai lu cet article de Virginie B Daily qui nous explique comment et pourquoi faire (ou pas) évoluer son blog. Et je me suis dit que j’étais plutôt d’accord avec ce qu’elle disait.

Un blog il faut qu’il nous ressemble. Un blog va inévitablement évoluer et ce au même rythme et cadence que nous évoluons, expérimentons, rions, pleurons, bref, vivons !

Mon blog à moi, de son URL “les mots de marguerite” me ressemble assez, c’est sûrement pour cela que je ne me suis jamais décidée à écrire que sur un seul thème. Je ne pourrais pas car dans la vie plein de choses m’intéressent et ma vie ne se cantonne pas à une seule facette. J’adore pouvoir vous parler un jour de mes doutes sur la transmission des langues à mon bébé, une autre fois vous parler d’un chouette projet d’une copine, de mes ressentis en tant qu’étrangère ou de temps à autre vous glisser un petit poème que j’écris en deux minutes chrono. C’est sûr, en optant pour un blog qui me ressemble, un blog “multisujets” il ne faut pas être obsédé par les statistiques et toussa toussa, car les gens viennent se balader au gré des coïncidences entre mes articles et leurs centres d’intérêt.

Pour ce qui est de la langue dans laquelle j’écris je ne m’en fais plus (ou j’essaye). Le jour ne compte que 24h, alors ouvrir encore d’autres blogs serait vouloir en faire de trop. J’écris principalement en français car il s’avère que la plupart de mes lecteurs sont Français et aussi parce que finalement, j’avoue, ma vie se passe dans un 85% du temps dans la langue de Molière. Et maintenant je sais que le jour où je poste en catalan ou en espagnol les gens savent que cela fait partie de moi et voilà, personne ne m’en veut.

Marguerite effleure les mots reste un blog qui me ressemble. Je le fais évoluer de par les sujets que je traite et pour l’instant je pense que cela me convient assez bien. Peut-être qu’un jour je vais changer de cap et je vais avoir envie d’autre chose, d’un autre type de blog. Mais à présent je reste comme je suis.

Et vous, pourquoi avez-vous ouvert un blog ? Préférez-vous les blogs à “sujet unique” ou ceux qui traitent de plusieurs thématiques ? Avez-vous plusieurs blogs ?

* fillolittéraires ou fillosophiques : je sais, ces mots ne sont pas dans le dictionnaire. Un jour on m’a dit que j’avais fait une erreur, une faute de langue… mais non ! c’est une sorte de licence poétique et de langue afin d’exprimer que c’est de la philosophie ou de la littérature (vite)faite par une fille 😛

Blog1

Web

Quel usage faites-vous des réseaux sociaux ?

Il ne faut pas se voiler la face, les réseaux sociaux sont bien là (ohh oui, quelle découverte !!) et quoi qu’on en dise, je pense que plus personne peut y échapper. Facebook, Twitter, Linkedin, Viadeo, Google +, Pinterest, Instagram et d’autres que je dois oublier sont devenus des outils pour tout un chacun. Que ce soit professionnellement ou pour la vie privée être connecté signifie bien de choses. Il y a encore des gens qui n’ont aucun compte sur ces réseaux sociaux, j’en connais. Mais, même eux, même ces réfractaires de l’Internet subissent aussi les conséquences de cette ultra-connexion car leurs maris ou leurs femmes, leurs parents ou leurs enfants sont connectés et qui n’a jamais dit “regarde ce que Untel vient de publier sur Facebook” ou “tiens maman je te montre un truc que j’ai vu passer sur Twitter”. Les réseaux sociaux font partie de notre propre vie de famille.

Et parfois j’ai envie de dire MERCI. Merci parce que grâce à ces plateformes de communication je me sens plus proche de tous ces gens qui sont loin de moi. Mais j’ai également, de temps en temps, envie de dire MERDE. Merde parce que je m’en fiche royalement de si Untel ou Untelle a mal au crâne ou vient de s’acheter un nouveau pull.

Essayons de décortiquer un peu toutes ces envies de MERCI et de MERDE.

Quant à notre vie privée

AVANTAGES :

– Rapprochement (familles et amis, retrouver des relations perdues) ;
– Relationnel (on peut élargir notre cercle de connaissances, pour certains voire d’amitié) ;
– Partage (quand on partage des photos ou des informations) ;
– “Guérisseurs” de solitudes (je laisse ça en interrogation car je n’en suis pas sûre, des “guérisseur” à l’instantané oui mais à long terme j’émets mes doutes) ;
– …

INCONVENIENTS:

– Risque de fausses relations (faire croire une chose quand ce n’est une autre, le “je t’aime moi non plus”) ;
– Envies et jalousies (il a plus de J’aime que moi, il RT ses tweets et pas les miens, oui ça existe tout ça, le genre humain peut être, parfois, très primitif) ;
– Intimidation (regardez sinon tout ce qui se passe avec les ados qui souffrent harcèlement, ce qui se voit accentué de par l’usage des réseaux sociaux) ;
– …

Quant à notre vie professionnelle*

AVANTAGES :

– Des informations utiles qui circulent (recherche d’emploi, informations de la vie sociale, etc.) ;
– Elargissement du marché (ce n’est pas la peine de dire ô combien sont importants les RS afin d’élargir le marché) ;
– La viralité (la capacité de promouvoir X produit grâce à la recommandation d’un usager pour un autre usager) ;
– Visibilité (Internet et ses réseaux sociaux est une grande vitrine) ;- …

INCONVENIENTS :

– Eviter le bad buzz (autrement dit la mauvaise pub) ;
– Ne pas rendre public des données confidentielles (gare aux mauvais “clic” puisqu’une fois l’information est partie cela court très vite) ;
– Le contenu peut expirer très vite donc il faut sans cesse être présent ;
– …

Voilà mes amis, comme vous le constatez je n’ai fait que commencer des listes. Je vous invite à le compléter tous ensemble, car je suis sûre que mon usage des réseaux sociaux n’est pas le même que le votre, tout comme l’usage de mon voisin diffère de celui de ma cousine.

Seulement une chose, un conseil qui vaut, je pense, tant pour le privé que pour le professionnel :

N’ÉCRIVEZ PAS SUR LES RESEAUX SOCIAUX CE QUI POURRAIT SCANDALISER VOTRE GRAND-MÈRE

* Petite précision : pour certains métiers ou secteurs d’activité on est d’accord que l’incidence des réseaux sociaux est proche à 0.

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Freelance

Les Caf’ Preneurs à Nantes de F. Resmond

A Nantes, une fois par mois, a lieu un café micro-entrepreneur (anciennement, auto-entrepreneur). C’est un moment de convivialité où, l’espace de deux heures, les jeunes auto-entrepreneurs se réunissent afin d’échanger leurs expériences et partager des bonnes idées.

A l’initiative de ces cafés il y a Floriane Resmond qui avec une belle capacité à accueillir les nouveaux et également à remotiver les plus expérimentés réussit avec toute simplicité à rappeler les points capitaux du statut d’auto-entrepreneur.

La micro-entreprise (auto-entreprise) est un statut à la fois simple et compliqué. Il est constamment soumis à des changements ou à des rumeurs sur ce vers quoi le statut pourrait évoluer. Autour d’un café tout parait plus jovial et plus clair. Entendre les autres parler de leurs expériences fait du bien, redonne des idées, remet les choses en place. Souvent, quand on devient auto-entrepreneur on reste un peu seuls, c’est aussi l’occasion de retrouver des confrères, des gens qui à un moment de leur vie ont décidé de changer de cap.

Les Caf’ Preneurs sont à la fois le lieu idéal pour parler démarches administratives et paperasse mais aussi pour échanger sur les modes de faire, la prospection, etc.

Pourquoi ces Caf’ Preneurs organisés par Floriane sont et font du bien ?

– Parce que l’on apprend des choses sur le statut d’auto-entrepreneur ;
– Parce que grâce à l’expérience des autres on arrive à y voir plus clair dans les labyrinthes administratifs ;
– Parce qu’écouter les autres parler de leurs succès, grands ou petits, redonne de la motivation ;
– Parce que c’est un lieu où l’on peut poser des questions ;
– Parce qu’une fois par mois cela permet de sortir de sa “bulle” et de rencontrer les autres ;
– Parce qu’inconsciemment on évalue notre propre évolution ;
– Parce qu’en sortant des cafés on a envie de continuer et continuer et d’aller de l’avant ;
– Parce que l’on y trouve des idées ;
– Parce que tous les secteurs d’activités s’y retrouvent : bien-être, services aux entreprises, coaching, beauté, rédaction, secrétariat, traduction…
– Etc.

Les Caf’ Preneurs de Floriane existent depuis plus d’un an et bien souvent ils ont lieu dans un petit et charmant café nommé Madam Bla, un lieu international mais à l’ambiance scandinave où l’on partage aussi bien des moments créatifs que des échanges culturels.

Personnellement, je trouve que Floriane a eu une très bonne idée ! Si cela vous intéresse je vous invite à consulter le site web où vous trouverez toutes les informations sur ces cafés auto-entrepreneurs :

Les Caf’ Preneurs de Floriane à Nantes

Caf' Preneurs à Nantes (micro-entrepreneur)

Les rencontres ont lieu chez Madam Bla à Nantes

 

Madam Bla Nantes (Caf' Preneurs)

Traduction

Travailler à Bruxelles pour l’Union européenne

Dans deux mois et demi, du 22 au 25 mai, auront lieu les 8èmes élections européennes qui nous permettront d’élire 751 députés qui vont siéger au Parlement européen en représentation des 28 États membres de l’Union européenne. Ce sera la première fois de l’histoire que nos voix auront une certaine influence directe sur le choix du président de la Commission européenne, élu par le Parlement après proposition du Conseil européen (à ne pas confondre avec le Conseil de l’UE ni avec le Conseil de l’Europe).

Vous voyez, je suis sûre que rien que ces 3 lignes et demi précédentes ont du donner envie à certains d’entre vous de quitter cet article (si ce n’est déjà pas fait). Oui, certes, les élections européennes approchent mais combien d’entre vous, d’entre nous, a juste envie de dire “mais qu’est-ce que ça m’est égal !”. Avouons-le, l’Union européenne reste encore aujourd’hui quelque chose d’inaccessible mais surtout d’incompréhensible. C’est vrai, c’est une machine (comme on dit) tellement énorme qu’on s’y perd. Que même des eurodéputés qui arrivent à Bruxelles pour la première fois pour siéger aux Institutions s’y sentent aussi tout égarés que n’importe qui d’entre nous.

Je n’ai pas envie de vous expliquer le fonctionnement de l’UE. Ce n’est pas la place et puis ce serait tellement long… Mais voilà, je me dois tout de même de situer un peu le contexte du billet et je vais donc rafraîchir vos mémoires en vous disant que l’UE est composée de :

– Parlement européen (députés élus au suffrage universel direct, qui représentent les citoyens européens)
– Conseil de l’Union européenne (représente les gouvernements des États membres)
– Commission européenne (représente les intérêts de l’Union dans son ensemble).

Ce qui m’intéresse est de vous expliquer comment on vit quand on travaille pour l’Union européenne. Oui, parce que moi, dans une autre vie, j’ai vécu à Bruxelles pendant trois ans et j’ai travaillé pour une Délégation régionale auprès de l’UE. Parce qu’il faut savoir qu’à part les grandes institutions, il y a à Bruxelles tout un tas de lobbies, d’antennes régionales et autres organismes qui colonisent un peu la capitale Belge…

Travailler à Bruxelles pour l’Union européenne implique être disponible pour :

– Assister à des cocktails et afficher le sourire même si l’envie n’y est pas ! Mais c’est un bel apprentissage !
– Faire le travail des autres ou, du moins, un peu. Quand le Ministre vient pour assister au Conseil, il y a déjà eu de nombreux stagiaires et autres employés qui, payés au prix de leurs pays d’origine (comprendre par là : disparité économique entre tous les États membres), ont fait une grande partie du travail. Alors, on peut se sentir très grand car on a des responsabilités énormes mais on peut aussi se sentir bien petit car bien invisibles.
– Faire connaissance avec des centaines de personnes et vivre dans une ambiance de “moi-j’arrive-et-moi-je-pars”, c’est-à-dire, une vie personnelle qui difficilement pourra connaître la stabilité car Bruxelles est une ville de passage pour les travailleurs/stagiaires/politiques qui n’y resteront que le temps d’un mandat/bourse/changement de chef de files. Le jour où j’ai décidé de ne rencontrer que des Belges ma vie a changé !
– Se rendre compte du gaspillage économique que suppose une Union européenne tel qu’elle est aujourd’hui. Une bonne partie du travail qui se fait là-bas pourrait assez bien se faire dans chaque pays, dans chaque État membre sans besoin d’ouvrir des antennes et des bureaux partout dans Bruxelles.
– Sourire et avoir envie de pouffer de rire quand pour la quatrième fois dans une année il faut assister à la même réunion à la REPER ou RPUE (Représentation Permanente Espagne ou France auprès UE -chaque pays à la sienne), en sachant que de toute façon, les pays ne vont toujours pas se mettre d’accord sur les quota de pêche…
– Pleurer face au poids des lobbies de l’industrie automobile, pharmaceutique et autres parce qu’il sont beaucoup plus puissants que la Commission, le Parlement et le Conseil ensemble.

Mais surtout, travailler au sein de l’Union européenne est une belle expérience personnelle qu’il faut vivre à fond et savourer à chaque instant. C’est se régaler avec chaque rapport, chaque amendement et chaque traduction. C’est aussi être invitée à plein de soirées européennes et faire connaissance avec des gens de tous les États membres, partager les saveurs locales et aimer les Open Days.
Et vous, quelle vision avez-vous de l'Union européenne ?

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