Langues

Des maux sans traduction

Parfois, certains mots deviennent des maux quand on n’arrive pas à les traduire.

Souvent, ces mots devenus des maux restent pour longtemps sur la pointe de la langue.

Toujours, ces mots devenus des maux logés sur le bout de la langue, terminent par trouver une issue… et non pas une traduction !

Traduire des mots ça peut être facile, par contre, traduire des idées concrètes et des notions exactes s’avère plus compliqué. Même les langues les plus proches ont des notions mentales distinctes. C’est le rapport entre la langue et la pensée.

Parfois je n’ai plus les mots, parfois mon cerveau est entre trois systèmes de signes différents, les signifiés s’emmêlent avec les signifiants et il n’y a plus rien qui marche 😉

Parfois, je voudrais inventer mon propre langage.

Souvent, j’utilise mon propre langage en dépit des autres 🙂

Toujours, j’arrive à parler, à lire, à écrire

Vivre dans une autre langue jusqu’au point de ne plus savoir laquelle est “l’autre”, la première ? la deuxième ? la troisième ?

Traduire comme métier c’est un apprentissage, ce n’est pas parce que je connais et je parle une langue que je sais traduire… bien traduire.

Traduire comme vie n’est pas une vie. Il faut vivre sans traduire, on pense dans la langue, on parle dans la langue, on ne traduit pas la langue qu’on parle. Et si on se trompe, tant pis 🙂

Je ne traduis pas ma vie puisque je vis ma vie !

moaux sans trad

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Traduction

Cry translator o cómo descodificar los llantos de tu bebé

Salgo hoy con dos intenciones: rescatar uno de mis billetes publicados ya en este sitio pero en versión francesa y un tanto más antiguo y aprovechar, entonces, para actualizarlo y reflexionar acerca del tema, esta vez en castellano.

La historia trata de ese novedosa aplicación para smartphones que consigue traducir el llanto de los bebés para que los padres sepan porqué su niño está llorando. Sin duda alguna los creadores de esa aplicación, de la empresa Biloop, quieren mostrarse al mundo como los maestros en el arte de reunir tecnologia y sentimientos. Dicen que la finalidad consiste en que los padres o cuidadores de los bebés puedan actuar de manera más rápida y eficaz.

El funcionamiento es el siguiente : la aplicación cuenta con seis modelos de llanto, hambre, sueño, nerviosismo, malestar, aburrimiento o pánico. Se activa la aplicación, se acerca el smartphone a unos 50 centímetros del bebé, lo dejas en funcionamiento unos 10 segundos y el aparato te envía un informe revelando el tipo de llanto del bebé.

La aplicación ha sido testada clínicamente y los resultados han sido positivos en un 90% aproximadamente. Este avance tecnológico se apoya en los conocimientos pediátricos sobre las expresiones más tempranas en los bebés. Lágrimas y gemidos son considerados como el primer lenguaje de los niños. De momento ya está a la venta en los Apple Store, pronto en aparato libre e incluso ya se ha presentado también un modelo de osito que presenta las mismas características reduciendo el tiempo de espera del resultado.

No es mi intención entrar en detalles tecnológicos y/o científicos, no pongo en duda la labor de innovación de los padres del Cry translator pero sí tengo algunas cuestiones de sentido común rondando por mi cabeza :

-¿No se corre el riesgo, con esta aplicación, de romper y sustituir la relación de aprendizaje en la comprensión entre padres e hijos que se establece desde el momento mismo del nacimiento?

-El llanto representa, de alguna forma, la base de una futura comunicación (tan importante entre padres e hijos), digo yo que quizá estos avances contribuyan a restar importancia a dicha comunicación…

– ¿El saber hacer y el saber estar de las madres (y padres) queda, así pues, en entredicho?

Como todo, al final, será cuestión de saber dosificar, sí al uso pero no al abuso. Yo, mientras tanto, cuando oiga llorar a mi bebé, seguiré haciendo caso a mis intuiciones!

cry

Traduction

Traduction de tankas de Nicolas Grenier

J’ai eu récemment le plaisir de traduire quelques tankas

Mais qu’est-ce que c’est ? Pour faire bref, le tanka est une forme de poésie japonaise et pour faire long il faut dire que le tanka est un poème court de 31 syllabes sur cinq lignes et  construit en deux parties, la seconde venant conforter la première. Il s’agit de poèmes d’une apparente simplicité.

Comme je disais, j’ai eu donc la satisfaction d’être contactée par Nicolas Grenier, un des poètes de tankas en langue française les plus connus qui avait envie de faire traduire quelques-uns de ses tankas à l’espagnol et au catalan publiés en 2011 dans le recueil Quant à Saint-Germain-des-Prés, trente et un tanka sur la main d’après, 2011, avec préface de Jean Orizet. On peut en quelque sorte dire qu’il s’agit d’une poésie pure, précieuse, au détail, minimaliste…

J’aime bien la poésie, et en tant que traductrice recevoir une commande de ce type est un honneur en même temps qu’un grand défi. J’adore jouer avec les mots, la poésie est un beau jeu qui m’offre plein de possibilités qui s’avèrent toujours limités par les contours de la grammaire, des sens et des non-sens, du mot exacte qui ne va pas.

Pour moi traduire de la poésie est un peu comme danser dans un espace réduit.

Voici quelques extraits donc de ces tankas traduits par mes soins :

[français]

 ***********

Loin de l’herbe folle
Au crépuscule doré
Sur la chaussée brute
Entre les automobiles
Mon scooter bleu se faufile

Au fond de la cour
Ô vasistas entrouvert
Il n’y a plus d’heure
Le chat gris sur la gouttière
Dort matin midi et soir

[catalan]

 ***********

Lluny de l’herba salvatge
Al crepucle daurat
Sobre la basta calçada
Entre els automòbils
El meu escúter blau s’esquitlla

Al fons del pati
Oh! Espiera entreoberta
El temps ja no compta
El gat gris sobre la canal
Dorm matí migdia i vespre

[espagnol]

*********

Lejos de la hierba salvaje
En el crepúsculo dorado
Sobre la tosca calzada
Entre los automóviles
Mi  scooter azul se desliza

 Al fondo en el patio
¡Oh! Mirilla entreabierta
El tiempo ya no cuenta
El gato gris sobre el canalón
Duerme mañana tarde y noche

saint germain front cover

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Traduction

Cet interprète méconnu

Aujourd’hui j’ai une pensée spéciale pour l’interprète de Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière. Les ôtages eux-même ont voulu parler du rôle capital que ce monsieur, inconnu de nous tous, a eu pendant ces longs jours de captivité.

La presse et les mass media en général parlent de Mohammed Reza Din comme le traducteur, cependant je tiens à signaler qu’il devait plutôt être un interprète puisqu’à l’oral c’est de l’interprétation qu’on fait. Bref.

Je pense donc à ce monsieur sans qui, et j’en suis presque convaincue, la vie des deux journalistes français aurait été doublement pénible et dure. Encore une fois l’importance de la communication et de la médiation culturelle. L’importance de cette parole lourde en sentiments et intense en messages. Ce n’est pour rien que de nos jours on parle moins de traduction/interprétation et plus de médiation interculturelle.

C’est avec des moments comme celui-la qu’on se rend compte qu’on ne peut pas vivre sans comprendre, qu’on ne vit pas non plus sans savoir vraiment communiquer. Nous avons tous besoin d’outils linguistiques pour nous exprimer et pour arriver à canaliser nos émotions et nos sentiments, et ô combien Taponier et Ghesquière ont du en avoir besoin.

Il y a des gens qui ne sont pas conscients de l’importance de la langue étrangère, de se faire comprendre et de se faire entendre même quand parfois les mots ne coulent pas de soi et il faut aller les chercher bien loin dans le cerveau ou carrément se servir d’un interprète.

Hommage à eux aujourd’hui et hommage à cette médiation interculturelle de plus en plus importante de nos jours…

Je les salue donc de par cette image qui montre la couleur et la force des mots, la composition multiculturelle de nos langues qui font de nous des hommes et des femmes différents mais avec un même désir de liberté !

 

Bureau69

 

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Freelance

Le télétravail : pour ou contre ?

Est-ce que le télétravail est une bonne idée ? Combien d’entre vous n’a-t-il pas rêvé de rester à la maison pour travailler ? Les habitudes et coutumes des travailleurs changent, le modèle social inévolue, le regard que les gens portent sur la consommation change, le temps de crise et de révoltes porte à réflexion… Bref, une bonne somme d’ingrédients qui fait que les employés soient de plus en plus mécontents de leurs postes de travail, des kilomètres à faire tous les jours, des relations difficiles avec les collègues ou les patrons, et surtout, surtout, cette envie de pouvoir concilier vie de travail et vie de famille.

Cela fait longtemps que nous entendons parler de conciliation entre vie professionnelle et vie familiale, que ce soit par les directives qui émanent de l’Union européenne ou bien par notre politique nationale, tout est fait, en principe, pour favoriser cette conciliation. Mais il faut bien souligner ce “en principe”. Parce que comme très souvent, la réalité est bien loin de la théorie. Quel dommage.

Il y a bien évidemment des avantages et des inconvénients. Chaque situation est différente. Nos ambitions, notre manière d’être sont des éléments plus subjectifs qui ont aussi leur mot à dire. Mais de manière générale on pourrait dresser la listes des pour et des contre :

Pour :

– Souplesse
– Créer et avoir son propre espace
– Réduction des retards
– Plus de motivation
– Meilleure gestion des activités
– Plus de temps pour la famille
– On se sent mieux donc on travaille mieux

Contre :

– Pour les gens qui ont du mal à s’auto-gérer
– Isolement
– Difficulté à expliquer aux gens que tu es en télétravail
– Discipline

Bien évidemment il faut tenir compte du fait que ce ne sont pas tous les métiers qui peuvent passer en télétravail mais il y en a de plus en plus. Dans les pays du nord, toujours un peu en avance (il paraît) le télétravail est quelque chose de courant et bien vu par la société, ici ce n’est pas le cas ou pas tout à fait. Certains employeurs acceptent, certains d’autres refusent catégoriquement. L’éloignement employé-employeur peut faire peur. Le deuxième se sent coupé du premier, quoique par mail, fax, vidéoconférence, téléphone…on a de quoi être bien connecté !

Dans certains secteurs de travail commence à devenir monnaie courante que le département de Ressources Humaines écrive noir sur blanc qu’ils n’acceptent pas de CV de postulants qui cherchent du télétravail. Mais moi je crois que ça va arriver… il y aura de plus en plus de salariés en télétravail.

Qu’en pensez-vous ?