Apprendre des langues

Avis aux jeunes gens : partez en séjour linguistique ! ~ ¡Jóvenes! ¿Qué tal una estancia lingüística en el extranjero?

Il commence à faire beau, les écoles commencent à fermer leurs portes, les gens songent aux vacances, on commence à rêver de notre prochaine destination. C’est pourquoi, aujourd’hui, j’ai envie d’encourager tous les jeunes à partir à l’étranger apprendre une langue, connaître une culture. Des occasions à ne pas rater. Pour moi, c’est comme ça que tout a commencé. J’avais 14 et je suis partie en pays inconnu, à Nantes, en France. Aujourd’hui c’est la ville où j’habite, incroyable !

Partir en séjour linguistique à l’étranger, quelle belle expérience ! La période estivale est le moment idéal pour apprendre les langues. La découverte des autres, partir pour connaître un pays dont jusqu’à présent on en a seulement entendu parler, apprendre à communiquer, vivre avec des habitudes différentes et, très important également : faire connaissance de soi-même !

Je ne peux qu’encourager tous ces jeunes qui ont envie de ça, cette grande envie de savoir comment vivent les gens du pays d’à côté, ou de ce pays qui, loin bien loin, va nous offrir une toute autre vision des choses. Parce qu’une immersion linguistique donne souvent des résultats plus satisfaisants qu’un simple cours de langue dans le cadre scolaire. Oui, oui, je vous assure !

Et c’est une chance à ne pas rater. Vous allez peut-être me dire que ce n’est pas tout le monde qui peut y mettre le prix. Ne vous inquiétez pas, il y a un large choix, des séjours qui effectivement restent un peu chers mais aussi des séjours plus abordables, voire des bourses qui financent ce type de voyages. Quand on veut, on peut. Il suffit de gratter, de chercher et de trouver la bonne formule. Moi, il y a 20 ans de ça, je suis partie avec une bourse de l’état avec un séjour organisé et encadré par SILC (Séjours Internationaux Linguistiques et Culturels). Des souvenirs que je ne vais jamais oublier !

Un jeune qui part est un jeune qui revient plus fort, avec plus d’aisance pour la langue… et surtout un jeune plus ouvert d’esprit et qui sait regarder loin vers l’horizon, peut-être une des choses les plus importantes dans ce monde d’aujourd’hui !

Hace buen tiempo, las escuelas cierran las puertas, la gente sueña con sus vacaciones, algunos viajes se están organizando. Es por eso que hoy me apetece animar a todos los jóvenes a que hagan alguna estancia en el extranjero para aprender idiomas, conocer culturas. Son oportunidades que no se pueden perder. Fue así como todo empezó para mi. A los 14 años me fui a un país desconocido, a Nantes, en Francia. Y hoy vivo en esa ciudad! ¡Las vueltas que da la vida!

Hacer alguna estancia lingüística en el extranjero es una experiencia única! El periodo estival es el momento ideal para aprender idiomas. Descubrir “los otros”, conocer nuevos países de los que hasta ahora solo habíamos oído hablar, aprender a comunicar, vivir con costumbres distintas y, muy importante: conocerse mejor a sí mismo!

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Yo solo puedo alentar a todos los jóvenes que tienen ganas de eso a que lo hagan. Aquellos que tienen ganas de saber como vive la gente de otro país, del país de al lado o de cualquier otro país mucho más lejos y que nos regalará otra visión de las cosas. Porque las inmersiones lingüísticas dan, casi siempre, mejores resultados que las clases de lenguas extranjeras en el cole. ¡Sí, sí, creedme!

Quizá me digáis que no todo el mundo puede hacerlo, que sale caro. Yo os diría más bien que no os preocupéis, que hay un largo abanico de posibilidades, de maneras de irse de estancia lingüística, viajes más económicos, incluso becas para financiar todo eso. Cuando se quiere, se puede. Basta con rascar, con saber donde buscar, con encontrar la fórmula adecuada. Yo, hace 20 años de eso, me fui gracias a una beca del estado con una estancia organizada por SILC. ¡Recuerdos que nunca olvidaré!

Un joven que se va es un joven que vuelve más fuerte, con más facilidades para la lengua… y, sobre todo, un jóven más abierto y que sabe mirar lejos hacia el horizonte, quizá, una de las cosas más importantes en este mundo de hoy!

Bilinguisme

Mon enfant sera trilingue

Tu ne crois pas qu’elle va s’embrouiller ?

J’ai déjà eu le cas de gens qui m’ont posé cette question. Pour tout vous avouer je reste un peu stupéfaite devant ce type d’interrogations. Je ne suis pas du genre à sortir aux gens l’explication la plus scientifique qui existe, je tends à répondre d’un “mais non, voyons…”. Mais au fond de moi, je me dis “comment c’est possible qu’on me demande cela ?”. Même si les gens sont assez ouverts, reste en France cette “pensée uni-langue” héritée de l’histoire du pays et qui a la vie dure. C’est sûr, tout le monde est d’accord sur le fait qu’il faut étudier l’anglais, une langue très importante ! mais d’ici à entendre qu’un enfant peut être trilingue dès la naissance il y a une petite/grande différence.

Mais soyons sincères, dire que mon enfant sera trilingue est un peu prétentieux. Certes. Oui. (Mais c’est bien pour le titre, n’est-ce pas ? 🙂 !). Enfin, je m’explique : elle sera, évidemment, bilingue (français-catalan) et avec un peu plus d’efforts elle sera trilingue (espagnol). J’ai déjà expliqué que je parle indifféremment l’espagnol et le catalan mais j’ai fait le choix de lui parler catalan puisque c’est la langue la plus parlée dans ma famille, la langue de coeur (comme on dit). L’espagnol, étant une des langues les plus importantes dans le monde, il est sûr et certain qu’il faut qu’elle l’apprenne. Elle ne va pas atteindre un trilinguisme équilibré, certes, mais elle saura parler les trois langues.

Qu’est-ce que je peux bien lire ?

Ok, j’en prends deux, la langue je m’en fiche !

Comment va-t-on faire ?

Je lui parle en catalan mais, souvent, nous jouons aux marionnettes en espagnol ou je lui chante en espagnol. Aussi, quand nous partons dans ma famille, le contexte géo-socio-linguistique fait que espagnol et catalan cohabitent sans trop de problème : une page de journal est en espagnol mais l’article d’à côté est en catalan, en famille il y a celui qui parle espagnol tout en comprenant le catalan, le moniteur du centre de loisirs venu de la péninsule parle espagnol aux enfants qui lui répondent en catalan et plein d’autres exemples du quotidien d’une région où deux langues sont co-officielles. Et un paquet de plus de 100 DVD de dessins animés en espagnol nous attendent pour quand elle sera plus grande (merci les amis!).

Mais, parents d’enfants bi-tri-lingues, ne soyons pas dupes non plus, ne nous voilons pas la face : quand nos bambins vont commencer l’école, la langue du pays va vite devenir la langue dominante. Pas de panique, nos enfants ne sont pas bêtes, ils vont rapidement re-trouver un équilibre. Tout se fait de manière naturelle.

Restons dans le positivisme et parlons des avantages pour les enfants trilingues :

– ouverture d’esprit;
– facilité à créer des liens sociaux;
– plus d’intérêt envers d’autres cultures;
– le cerveau assimilera plus facilement une quatrième et cinquième langue puisqu’il lui sera plus facile d’organiser les structures et connexions;
– sensibilité de communication.

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Bilinguisme

Quelle langue parler à mon enfant en public

Les familles à plusieurs langues (bilingues, trilingues, polyglottes) et à plusieurs cultures (bi-multiculturelles) se posent souvent la question de savoir dans quelle langue il faut parler à son enfant en public.

D’emblée, il peut paraître évident que la langue qu’on va parler en public à notre enfant c’est la même langue qu’on lui parle en privé. Mais ce n’est pas si facile que ça. Prenons l’exemple d’une maman italienne, mariée à un Français et qui vit en France. À la maison elle parle à son enfant de trois ans en italien. Mais, et quand ils vont au parc ? Et chez la belle-famille ? Et quand elle va à l’école récupérer son petit et qu’elle attend avec les autres mamans ? Il y a dans la vie de tous les jours des tas de situations qui font que cette question soit vraiment importante.

Nous avons déjà parlé que la langue de la maman, ici en occurrence l’italien, va vite devenir minoritaire dès l’entrée à l’école du garçon. Il serait logique alors de penser qu’il faut que maman et enfant se parlent tout le temps en italien pour ne pas perdre ni casser le rythme de l’acquisition/apprentissage. Face à cette situation il y a plusieurs manières de réagir :

– Souvent les mamans (ou papas) choisissent le OPOL, c’est-à-dire, One Person One Language, le garçon va apprendre que la langue qu’il doit parler avec sa maman est l’italien, avec son papa le français, tout comme avec sa maîtresse et la boulangère. Il va ainsi distinguer très bien quelle langue parler avec telle ou telle autre personne. Mais avec le OPOL, la maman va aussi parler italien à son garçon devant sa belle-mère, devant la maîtresse, devant les mamans des petits camarades du garçon, etc. Est-il donc convenable, poli, respectueux ? Comme vous le voyez, la frontière entre langue et politesse, langue et éducation, langue et respect est assez mince et quand on prend la décision de faire le OPOL il faut être conscient que ce ne sera pas tâche facile.

Ce que la maman italienne pourrait faire dans le cas d’un OPOL est de parler à son enfant en italien et juste après faire une traduction/explication aux autres mamans, belle-mère ou autres personnes présentes de ce qu’elle vient de dire. Il est clair que quand on choisit le OPOL parfois on se sent un peu perdues, déboussolés dans le sens où le fait de parler cette langue minoritaire dans un contexte précis fait que les autres ne vont pas pouvoir rebondir sur le sujet de conversation, par exemple.

– L’autre choix qui se fait souvent est celui de parler une langue ou autre en fonction du contexte. Dans ce cas-là, la maman italienne va parler en français à son enfant quand ils sont chez ses beaux-parents car elle sait qu’ils ne comprennent pas l’italien. Elle parlera italien à son garçon quand ils sont tout seuls ou à la maison ou dans la voiture et bien sûr lors de leurs séjours en Italie.

Personnellement je trouve plus efficace le OPOL même s’il faut dire que c’est un peu plus contraignant, délicat et il faut que tout le monde : famille, amis, médecin, assistante maternelle, voisins, etc soit ouvert aussi, en quelque sorte, à la situation et qu’ils jouent le jeu sans poser des barrières ou en faire un problème.

Ma petite princesse ne parle pas encore, elle babille énormément (même le pédiatre pour la récente visite de ses 1 an a marqué sur le carnet de santé “très communicative” !), elle s’exprime à sa manière. Je suis en train de poser les bases pour qu’elle et moi on fonctionne avec l’OPOL mais j’avoue, ce n’est pas évident tout le temps, et ce pour les raisons évoquées plus haut : les autres ne comprennent pas donc il n’y a pas de suite à nos conversations, il y a aussi un côté, pour ma part, de timidité.

Qu’on opte pour l’OPOL ou pour la langue en fonction du contexte il y a une chose qui est certaine : il ne faut jamais, dans aucun cas, mélanger les deux (trois) langues dans une même phrase. Cela peut perturber nos bébés apprentis.

Nuages

Bilinguisme

Mon bébé est bilingue

Parler de bilinguisme n’est pas tâche facile. Si on veut le faire d’une perspective scientifico-linguistique les méandres sont multiples et les contours des définitions terminologiques pas tout à fait fixés. Si on veut le faire d’un point de vue plus personnel, les expériences sont tellement nombreuses qu’on pourrait y passer des journées entières.

Mais vu qu’il s’agit d’un sujet passionnant je vais essayer d’en toucher trois mots. Je rappelle que j’ai déjà évoqué le sujet lors d’articles précédents :

 

Le bilinguisme signifie, en principe, parler parfaitement deux langues. Pourtant le bilinguisme parfaitement équilibré n’existe pas. D’un autre côté, la langue est un fait social. C’est grâce à la langue qu’on est reliés aux autres. C’est pour cela qu’on parle de langue comme un outil de communication. Aussi, la langue et la culture sont indissociables. Combien de fois j’ai dit que derrière toute langue se cache une culture ? L’apprentissage et/ou acquisition d’une langue étrangère est aussi intimement lié à un côté affectif. De là que l’aspect psychologique soit très important.

Qui apprend une nouvelle langue acquiert une nouvelle âme

Nous voyons donc que le bilinguisme ne peut être uniquement considéré par son aspect linguistique. La langue est un tout : culture, sociologie et psychologie.

Pour les bébés bilingues, les enfants donc qui acquièrent une deuxième langue avant l’âge de 3 ans on parle de bilinguisme simultané. Si la langue est acquise après les 3 ans on parle de bilinguisme successif.  En ce qui me concerne, et aussi beaucoup d’entre vous, chers lectrices, nous sommes souvent confrontées (en tant que mamans) à un bilinguisme simultané dans un environnement naturel, c’est pour cela qu’on parle de modalité d’acquisition et non pas de modalité d’apprentissage. Nos enfants sont, souvent, bilingues simultanés biculturels. Et on devrait parler de compétence égale dans les deux cas. Plus tôt ou plus tard, mais compétence égale.

Le regard porté sur l’enfant bilingue doit donc être global.

L’acquisition de plusieurs langues se fait de manière naturelle chez un enfant dès le moment où il y trouvera la nécessité de parler chacune d’elles pour interagir avec les personnes de son environnement. J’insiste sur le fait de acquérir une langue de manière “naturelle”. Pour que l’acquisition se passe correctement il faut oublier toute sorte de préjugés. Il faut laisser derrières ces histoires de “langues minoritaires”.

Quand un bébé, comme les nôtres, grandit dans une famille biculturelle, tout doit être naturel. Il ne faut rien forcer. Bébé est intelligent. Il va rapidement comprendre qu’avec maman on parle une langue et avec papa une autre.

Que se passe-t-il quand un bébé bilingue simultané commence à parler ?

Jusqu’à ses 2 ans le bébé n’associe pas automatiquement les sons à une langue et n’est pas très conscient d’avoir affaire à 2 langues. Il n’y a donc aucune résistance à l’apprentissage.

Les grandes tendances du développement sont valables pour tous les enfants, qu’ils soient monolingues ou bilingues :
– 15 mois : premiers mots
– 18-20 mois : 50mots

Mais chez le bilingue simultané le premier lexique sera composé de mots des deux langues. C’est quand on dit “il mélange tout”. La différence avec les bébés monolingues est que si on évalue séparément le nombre de mots de chacune des deux langues, il ne correspond pas à celui des monolingues. Pour dire d’une manière plus simple, les deux langues n’évoluent pas au même rythme. C’est comme si l’acquisition se faisait par étapes : quand on aura l’impression qu’il apprend des nouveaux mots dans une langue, l’autre langue va stagner et vice-versa. Les deux langues devraient trouver un même rythme de croisière vers 4/5 ans.

Une des craintes est celle que l’enfant stagne plus dans la langue moins parlée dans le pays où l’on habite. Pas de panique alors car pour un enfant bilingue simultané tout “retard” peut être rattrapé tout au long de la vie d’une manière facile et naturelle. Les vacances dans nos pays d’origine sont une très bonne solution !

Voilà pour aujourd’hui, je vous donne rendez-vous très prochainement pour parler de Bébés trilingues !

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Langues

Se disputer en langue étrangère

Je ne sais pas vous, mais moi je n’aime pas du tout me disputer. Je me sens mal à l’aise, je bégaye, je perds mes arguments, l’insomnie me prend, je transpire, j’ai envie de pleurer, bref, je perds tous mes moyens. C’est comme ça.

J’ai cette capacité idiote à ne retrouver les bons arguments, ceux qui peuvent servir à m’auto-défendre, que quand la tempête est bien loin derrière moi. J’évite toute sorte de désaccord et d’altercation, c’est un besoin vital pour moi, sinon ma vie risque de devenir courte, bien trop courte.

Et ce, dans n’importe quel domaine. Que ce soit dans un milieu professionnel ou entre amis, avec les voisins ou avec le garagiste. Il y a seulement un endroit où il est bien difficile, qu’on le veuille ou pas, d’échapper aux mésententes et désaccords : la CASA ! Home sweet Home, comme on dit.

Ne paniquez pas. Je ne suis pas en train de vous dire que chez moi ça marche à coups de bâton et qu’on passe nos journées à s’engueuler. Bien loin de là. Si vous avez suivi vous savez que je ne supporte pas les disputes 🙂

Mais bon. Ce serait aussi mentir de dire que nous sommes d’accord sur tout. Quel ennui si tel était le cas !

Alors, comment se déroulent les disputes entre la Marguerite et son ChériGuiri ? Ben chez nous c’est drôle, oui, finalement, quand j’y pense bien nos disputes sont drôles. Mais pourquoi donc ? Je vous explique :

Avez-vous déjà fait l’expérience de vous disputer en langue étrangère ? C’est-à-dire que chez nous, on trouve une cause à toutes nos disputes et on en revient toujours au même facteur : c’est la faute à l’intonation !! Oui mes chers lecteurs, l’intonation est coupable de tout ! Ce n’est même pas question de mots ou d’arguments, ce n’est même pas question de points de vue, c’est une histoire de cadence des phrases ! Horrible. Oui, c’est horrible car à ces moments-là je me sens impuissante et le seul argument qui serve à que je prenne le dessous dans la dispute est de lâcher un bon “tu n’as qu’à apprendre ma langue”. Dispute close. (Ensuite il vient et il me prend la langue, lol, la blague était trop facile !)

Parce que moi, à différence d’autres personnes qui vivent, pensent et écrivent en langue étrangère je n’ai pas l’habitude, mais pas du tout, de sortir tous les gros mots qui existent dans ma langue maternelle. C’est plutôt le contraire : moi quand je me fâche je tends à injurier en langue étrangère pour être bien sûre que mon interlocuteur va me comprendre ! Et puis, en plus, je me sens plus détachée de ce que je suis en train de dire.

Et vous, comment vivez-vous les disputes en langue étrangère ? Merci de partager, toute astuce est bonne à prendre !

se disputer en langue étrangère