Inspiration

#ExpatTag : premières conclusions

Dix jours se sont écoulés depuis que j’ai lancé le ExpatTag. Dix jours pendant lesquels beaucoup de choses se sont dites, beaucoup de commentaires sur les articles des blogs participants.

Je rappelle le principe : Je ne suis pas fan de Tag mais j’en ai voulu créer un de différent, quelque chose en rapport avec les étrangers, les immigrés, les expatriés. Parce qu’il faudrait aussi, en vrai, et pour être plus précis dans la langue, définir chacun de ses trois mots que nous, gens qui n’habitons pas dans notre pays, avons en tête de manière presque permanente. Je disais, donc, j’ai voulu créer un questionnaire, une interview adressée à celles (oui, parce qu’il n’y a que des filles) qui partageons le fait de ne pas habiter « chez nous ».

Au début j’ai tagé 4 blogs Ruminations d’une vache folle —  From the riviera to the smog  —  Sur un Boeing Bleu de mer  —  Expat Forever parce que ce sont des blogs que je suis, avec qui j’ai déjà eu quelques échanges. Tout le monde a répondu présent, les premières réponses sont arrivées et au fil des jours et des commentaires que les lectrices de chacun de ces blogs laissaient sur les billets j’ai eu des courriers en me proposant de nouvelles participations. Il semblerait que l’idée avait plu, que le questionnaire avait du fond, qu’elles avaient aussi envie de pouvoir s’exprimer. Non sans un petit brin de fierté je me suis dit que j’avais su poser ces questions qui arrivent droit au coeur et aussi je me suis dit que

beaucoup d’entre nous (expats, immigrés, étrangers) avions besoin de crier au monde ce que nous ressentons.

C’est ainsi donc que le jeu a été également ouvert à D’une humeur de crapaud Pom de pin in Wonderland  —  Aller simple pour Otawa.

Les premières conclusions que j’en tire ne sont pas autant quant au fond mais quant au comment et aussi à propos des suites de ce ExpatTag :

  • Ce besoin de dire, de mettre sur écrit, de partager avec les autres ce que c’est que de vivre un quotidien qui un jour à été le premier de notre vie. Besoin de partager ce que signifie la découverte d’un nouveau pays.
  • Les commentaires qui dès la minute 1 de la publication du premier billet-réponse se sont enchainés sur les blogs des unes et des autres tel une pluie d’étoiles filantes. Trop beau, trop constructif.
  • Voir que des liens de presque-amitié se sont crées par le biais du ExpatTag. Ce n’était pas le but premier mais j’en suis ravie.
  • Que c’était bien d’avoir laissé une dernière question ouverte. J’ai pu confirmer, ainsi, que nous avons toujours besoin, envie, ressentons le désir de dire quelque chose à laquelle les personnes qui sont en face ne pensent pas forcément et qui pour nous est tellement important…
  • Un des billets-réponse a été sélectionné en Une de Hellocoton, le réseau de blogs féminins le plus suivi en France !
  • Et deux autres des billets-réponse ont été repris également sur le site américain Guest for Home !
  • Vivre à l’étranger, qui n’est pas ni une fin ni un moyen mais juste un aléa de la vie, devient dans la routine de nous, jeunes femmes adultes et avec des responsabilités, une face importante de nos vies : comme un sac rempli de pensées et de manières de faire que nous osons, ou pas, ressortir à l’occasion, à partager avec les autres ou à les garder pour soi-même. On se dévoile ou pas. On veut passer inaperçues ou pas. On transmet ou pas.
  • De par toutes ces réponses, multiples, pareilles mais différentes, coloriées, ici et là-bas, tout près ou tout loin, avec une barrière de la langue ou pas… on devine, on effleure un peu le caractère de chacune d’entre nous.
  • En somme, une expérience ultra-positive qui peut ne être que le début d’une nouvelle aventure.

Parce que, partir, c’est revenir une nouvelle fois

Aujourd’hui je vous livre ces premières conclusions sur la forme et je vous donne rendez-vous très prochainement pour les conclusions concernant le fond : on parlera ici des réponses, des similitudes et des différences, des pourquoi on voit les choses d’une manière ou d’une autre, etc

Mais avant je voulais, bien évidemment, remercier toutes les filles d’avoir participé à ce questionnaire. Merci mille fois, merci du coeur, merci tout doux !

Je vous laisse, en lien, tous les billets-réponse afin que vous aussi, lecteurs et lectrices, vous ayez le temps, au chaud de chez vous, de les lire, d’en tirer vos propres conclusions !

Quand la vache folle rumine avec Marguerite

Québecoise à Paris – Tout sur ma vie d’expatriée

Des questions et mes réponses sur l’expatriation

Expat tag

Expat tag

Expatriée qui suis-je maintenant ?

Expat tag

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Vie à l'étranger

Des réponses à quelques questions (II) : Expat Tag

Suite à mon article publié jeudi dernier et où je répondais au tag qui m’avait été proposé par Coucoulesbateaux, je reviens vers vous afin de donner suite à ce petit jeu.

Dans Des réponses à quelques questions, je vous promettais une petite surprise. En effet, j’ai un tout petit peu modifié le type de questionnaire afin de présenter ce tag à quatre six sept blogs, qui ont tous un point en commun : l’expatriation.

Vous savez, chers lecteurs qui me suivez déjà depuis un bout de temps, que vivre à l’étranger comporte un mode de vie composé de « normalité » et de « particularités », ainsi donc, j’ai voulu réunir par le biais de ce tag plusieurs points de vue sur cette expérience d’expatriation. A mon avis ce sont des expatriations différentes qui vont partager certains traits. Attendons de voir les réponses qui nous seront données par :

Ruminations d’une vache folle
From the riviera to the smog
Sur un Boeing Bleu de mer
Expat Forever
D’une humeur de crapaud
Pom de pin in WonderlandAller simple pour Otawa
Aller simple pour Otawa

Voici les questions :

1) Expatriée toute seule ou expatriée par amour ?
2) Depuis combien de temps es-tu de l’autre côté de chez toi…
3) Quels sont les mets qui te manquent le plus de ton pays d’origine ?
4) Vis-tu à l’heure de ton pays d’accueil ou à l’heure de ton pays d’origine ?
5) Une chose, un objet que tu as toujours trimballé au long de tous tes voyages…
6) Te sens-tu étrangère une fois par jour, une fois par semaine, de temps en temps, jamais..
7) Songes-tu à un éventuel retour « chez toi » ?
8) Justement, que signifie pour toi l’expression « chez soi » ?
9) Quelle est la leçon que tu tires, pour l’instant, de ces années d’expatriation ?
10) Réponse à cette question que j’oublie de te poser et à laquelle tu voudrais tellement y répondre…

Je remercie d’avance ces quatre six sept blogueuses et je vous donne rendez-vous très bientôt sur Marguerite effleure les mots pour un billet qui fera le bilan de cet Expat Tag !

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Vie à l'étranger

La critique peut-elle sortir de la bouche d’un étranger ?

L’autre jour je suis tombée sur une émission télé qui traitait des étrangers qui vivent dans notre pays (c’était sur la télévision espagnole, donc des étrangers habitant en Espagne). Un des interviewés, un allemand il me semble (si ma mémoire est bonne) a dit quelque chose qui m’a interpellée puisque c’est exactement une idée que j’aurais pu, moi aussi, exprimer. Il a dit que « d’abord il faut prendre le temps d’observer pour ensuite commencer à agir et à s’intégrer et ne jamais avoir peur de critiquer ». Voilà la phrase qui résume assez bien ce que je pense aussi de la manière dont nous, étrangers, nous devrions nous adapter à nos nouveaux pays.

Je sais, car j’ai côtoyé beaucoup d’étrangers tout au long de mes multiples expériences, que chacun vit cette adaptation de manière différente, en fonction, bien évidemment, de chaque nature et de chaque caractère. Je veux bien croire, que chacun fait de son mieux, si ce n’est pas le cas, si nous ne faisons pas de notre mieux pour nous adapter (c’est la règle numéro 1) il vaut mieux rentrer à la maison. Mais ensuite, une fois nous sommes (ou nous nous sentons) plus ou moins adaptés il reste en nous (généralement) cette petite peur qui grandit dans notre for intérieur quand nous lançons une critique envers ce pays (peu importe le sujet) où nous habitons (mais rappelons-le, qui n’est pas le nôtre). Au fond de nous, nous craignons que quelqu’un nous dise « tu n’as qu’à rentrer chez toi si tu n’aimes pas ceci ou cela » (ou quelque chose dans le genre). Et bien non, moi je dis (et c’est là que je rejoins l’allemand de la télé :-)) que nous avons le droit (oui, le droit) de critiquer comme n’importe quel autre citoyen. Sinon la discrimination commencerait justement à cet endroit.

Parce que les gens ont tendance à penser que lorsqu’on vient d’un pays voisin et d’une même Europe on ne trouve guère de différences et ce n’est pas vrai. Malgré le fait qu’une certaine culture nous unit il y a tout plein de petites choses qui font que la vie soit un poil différente. Et nous avons le droit de le dire.

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