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Concilier une vie de maman qui vit à l’étranger et qui travaille à la maison : les free-lance mama expat

J’ai décidé d’appeler “free-lance mama expat” ce concept qui englobe toutes les mamans qui vivent à l’étranger et qui travaillent au domicile. Et des comme ça, des mamans de ce type, il y en a à la pelle. Oui. C’est une manière de vivre relativement fréquente parmi les mamans qui pour une raison ou une autre sont parties à l’étranger. Je ne qualifierais pas cette manière de vivre de mode ni de tendance. Plutôt un choix réfléchi et à la fois naturellement induit.

free-lance mama expat

À l’étranger, la distance…

Je n’aime pas, vous le savez, faire des généralités. Les raisons qui amènent les gens, ici ou là-bas, à partir à l’étranger sont multiples, différentes et bien personnelles. Mais il est vrai que souvent, une fois passé cet âge de “vie d’étudiante”, nous les femmes, sommes vite confrontées à ce choix de concilier vie de maman et vie professionnelle. Jusqu’ici, le fait d’habiter à l’étranger ne change rien.

Mais le fait d’habiter dans un pays étranger vient ajouter un facteur important : la distance de la famille. (Je vais ouvrir une parenthèse : ça sert aussi, dans l’ensemble, pour les gens qui habitent loin de leurs villes d’origine). En effet, être loin de la famille joue un rôle capital au moment de faire certains choix organisationnels. Étant donné que souvent (trop souvent, même), c’est la femme qui a un plus bas salaire, c’est donc elle qui fait le choix de devenir free-lance. Aussi, bien évidemment, parce que la période grossesse et congé maternité sont des moments idéaux pour préparer un peu le terrain. Ou alors, parce que changer de ville régulièrement ne facilite pas la recherche d’un nouvel emploi.

La free-lance super-magique mama

Être maman free-lance à la maison permet d’être plus flexible et plus présente auprès des enfants. Si les enfants tombent malades, ces mamans free-lance déploient leurs pouvoirs super-magiques et en une journée sont capables de faire tout plein de choses : se lever plus qu’à l’aube pour donner un bon coup de pouce à leur activité professionnelle, bichonner ses petits, sécher des larmes et essuyer des vomis, préparer à manger, répondre à des emails, passer un coup de balai, sortir le linge de la machine à laver, se remettre au boulot pendant la sieste des petiots (tout en croisant les doigts pour que la sieste soit loooongueee), passer des coups de fil administratifs et un long etcétera qu’elles endossent avec joie et bonheur mais aussi avec un peu de désarroi et de fatigue.

Un apprentissage continuel

Maman free-lance à l’étranger est aussi synonyme d’éternel apprentissage. Et c’est là, qu’on peut déceler une petite différence avec les gens qui habitent loin des familles mais dans le même pays d’origine. À l’étranger, et même si on vit dans le pays depuis de nombreuses années, on découvre de nouveaux aspects presque quotidiennement. Devenir maman est une découverte. Devenir maman à l’étranger est une découverte au carré. Non seulement par le fait de vivre plein de premières expériences loin de sa famille, loin de sa culture et loin de ses habitudes et souvenirs mais aussi parce qu’on entame une étape de découvertes administratives : papier, administrations, écoles, médecins…

La free-lance mama expat est maîtresse et élève à la fois, une femme qui tient beaucoup à cette liberté trouvée par l’indépendance professionnelle puisque cela lui permet de mieux gérer ce tout plein de découvertes….

Maman comme toutes les autres

… Mais une free-lance mama expat est aussi… une femme comme toutes les autres et une maman comme toutes les mamans du monde.

Si vous aussi, vous êtes devenue maman à l'étranger, n'hésitez pas à partager avec nous vos expériences. Si vous aussi êtes des "free-lance mama expat", faites-nous signe et dites-nous tout de vos découvertes au carré !

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Enfants

Maman à l’étranger

Petite princesse est une pipelette de 18 mois (pile aujourd’hui !) très joviale, souriante, très câline qui adore nous faire des bisous avec sa petite bouche -qu’elle prend bien soin de mettre dans la “kiss position”-, et qui porte bien le nom de pipelette parce qu’elle “parle” à longueur de journée. Oui, je vous assure. Elle fait de plus en plus des phrases longues, parfois elles se terminent avec une intonation particulière, en voulant dire “maman, ça c’est une question, tu as compris ?”. Mais non, on ne la comprend pas toujours. Comme tous les bébés, le langage met du temps à se mettre en place. Avec la particularité pour elle, comme vous le savez déjà, qu’elle a deux (et trois) langues à acquérir. Il y a des mots qu’elle prononce déjà de manière très claire : “aigua” (eau), “non”, “papa”, “mamà” (et parfois “maman”), mé (“més” qui signifie “plus”), “allô”, “au revoir”, “bébé”, “doudou”, “putó” (“botó” qui signifie “bouton”), “a y est”, “ya ta” (de “ja està” qui signifie aussi “ça y est”), “baño” (“bain”)… voilà, j’en oublie certainement, mais c’est un joli melting pot qu’elle nous fait cette petite…

Parce que je trouve que l’expression d’origine anglo-américaine melting pot définit bien le fait d’élever un enfant à l’étranger. En tant que maman à l’étranger j’essaye d’assimiler tout un tas de choses, pratiques et émotionnelles que j’ai envie aujourd’hui de lister et de partager avec vous :

– Faire comprendre aux autres que OUI elle me comprend ! Et que OUI elle comprendra sa famille en Espagne;
– Lui transmettre beaucoup d’amour, le mien et celui de toute ma famille qui ne peut pas l’embrasser quand ils le souhaitent;
– Lui faire comprendre que cette famille qui est souvent “dans” l’ordi, elle ne peut pas la prendre au travers de l’écran;
– Que non, ce n’est pas à chaque fois qu’on appelle cette “iaia” (mamie) à l’étranger qu’elle doit courir comme une folle dans le bureau. Non, parfois on utilise le téléphone normal et non pas Skype;
– Faire que le partage de vacances ne soit pas un problème. On essaye de voir un maximum de fois la famille d’ici, pour partir sans regrets des semaines d’affilé, là-bas;
– Essayer de reproduire, tant bien que mal, ce que nous avons vécu en étant enfants bien que les personnes, les lieux et les habitudes ne soient pas présentes (et c’est dur dur!);
– Chanter ces chansons qui nous tiennent tant à cœur en sachant que personne d’autre partage ce moment d’émotion (= grand moment de solitude);
– Apprendre à ne pas faire attention aux gens qui vous “écoutent bizarrement” du coin de l’oeil dans la salle d’attente chez le médecin, par exemple (oui, cela arrive);
– Réaliser que la plupart de l’année on est seules à porter sur notre dos la transmission de TOUTE une culture, une langue et une famille;
– Vivre des jours qui sont importants dans votre pays d’origine (et pour vous) en étant ici un jour “normal”. Je pense notamment à la jolie fête des Rois Mages;
– Les jours où l’on ressent une petite baisse de morale, un petit peu de “mal de pays”, ces jours où vous avez plus envie d’être là-ba qu’ici, essayer, coûte que coûte, que votre enfant ne le ressente pas;
– (…)

Et vous, mamans à l’étranger, comment le vivez-vous ? Vous m’aidez à compléter la liste ? Les autres, comment croyez-vous que vous réagiriez face à une maternité à l’étranger ?

Maman à l'étranger