Lifestyle

Le soleil manquant

Il gèle, il fait froid, les matins on grelote, le soleil joue à cache cache, mon jardin est trempé (et je n’ai toujours pas de bottes de pluie). Février touche à sa fin. Les vitrines affichent leurs collections de printemps-été 2015 et je me demande qui est le fou – folle qui peut acheter cela quand le thermomètre n’affiche que 4°C à huit heures le matin (Nord-Loire oblige).

Mais on y peut rien. Rien. On fait donc avec.

Le soleil manquant

Et on remémore ces rayons de soleil qui nous réchauffent le visage, qui nous amènent le beau temps et les longues soirées d’été. On savoure ces instants de magie où sous l’astre roi on a l’impression de tout oublier. La couleur jaune et la sensation de chaleur remontent en nous, des pieds à la tête. On les garde et on s’enveloppe avec. On se souvient de nos journées à la plage, de nos balades insouciantes au bord de la mer. On sourit en pensant à nos cabas et à nos maillots de bain. On dit mince à ces fichus grains de sable qui logent dans nos sandales à paillettes. Et on sourit encore, paille dans la bouche en sirotant une boisson rafraîchissante. Plus tard, on mangera de la pastèque.

Et on se dit, que oui, le printemps va bien finir par arriver.

Le soleil manquant Le soleil manquant
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Minorque

Aux couleurs d’été ~ Colores de verano

Nous voilà en été, ce vrai éte quand il fait beau à longueur de journée et que les heures passent trop vite pour avoir le temps de rien faire, contradiction totale. Soleil qui rime avec détente, avec des plouf, avec du sable entre les orteils. On rentre et on sort, la porte reste ouverte, éclats de couleur, mirages venus de l’extérieur.

Nous sommes arrivées, depuis quelques heures, depuis quelques jours. Avec pour bagages, la joie des retrouvailles et le déchirement du bonheur laissé là-bas. Des embrassades virtuelles qui deviennent réalité et des bisous réels relegués au virtuel.

Parce que l’été, c’est aussi cela.

colores de veranopalmeras

Por fin llegamos al verano, a ese verdadero verano cuando hace bueno todo el día y que las horas pasan demasiado rápido para tener tiempo de no hacer nada, contradicción total. Sol que rima con descanso, con chooff, con arena entre los dedos. Salimos y entramos, la puerta se queda abierta, destellos de color, espejismos que vienen de fuera.

Llegamos hace algunas horas, hace algunos días. Como únicas maletas trajimos la alegría del reencuentro y el desgarro de la felicidad que dejamos allí. Abrazos virtuales que se convierten en realidad y besos reales relegados a lo virtual.

Porque el verano también es eso.

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Minorque

En Espagne, de la pénitence à la plage

Alors que cette semaine que j’annonçais remplie de jolis moments s’achève, que ces jolis moments ont été bien présents, qu’il nous reste encore deux jours pour profiter de ce mode « en cours de préparation » qui nous rend tous et toutes tellement contents, alors que c’est le chassé-croisé pour beaucoup d’entre nous… et bien, nous, ici, nous commençons à rêver de notre séjour en Espagne.

Cette Espagne qui, malheureusement, a tellement changé. Cette Espagne qui sombre un peu dans la misère. Cette Espagne qui semblerait revenir en arrière à la place d’avancer en avant (oui, c’est incorrect et redondant -grammaticalement- de dire ça mais regardez comme ce pays voisin avance en arrière). Cette Espagne que j’ai du mal à reconnaitre. Ce pays que j’aime autant, ce pays qui est le mien, population qui passe une particulière Semana Santa, pénitence qui servirait-elle à quelque chose ? L’Espagne du soleil, ce soleil qui, j’en suis sûre, contribue à faire garder le sourire des gens qui ont du mal à arriver à la fin du mois. Parce que le soleil, astre roi, croyez-moi, c’est lui qui leur donne toutes les vitamines, force et énergie pour ne pas sombrer dans le plus grand des désespoirs. Sous le soleil on oublie tous les malheurs.

Quand nous arriverons, la pénitence sera loin derrière eux, plus de processions, plus de pasos (auteuls portés à dos d’homme) ni passions convertis actuellement, peut-être, en simple symbole du folklore que même Antonio Banderas vient honorer. Quand nous arriverons, los capirotes (cagoules) seront déjà rangés.

Et à la place, les plages commenceront à s’habiller en été. Premières baignades pour les autochtones qui veulent profiter des lieux encore à moitié désertiques.

L’été arrive, la crise sera plus facile à supporter.

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