Vie à l'étranger

Maman et enfant, avions et aéroports

En 3 ans nous avons du prendre toutes les deux ensemble pas moins d’une quinzaine d’avions, à la louche, je crois que c’est même plus, j’aurai du noter tout cela sur un petit carnet. Autant vous dire qu’on commence à être rodées. Même pas peur vous voyez ?

Il n’est pas tout le temps facile et il n’est pas tout le temps simple mais en bonne îlienne que je suis, les avions font presque partie de ma vie. Oui parce que bon, le bateau c’est chouette mais mettre 8 heures pour regagner les terres, c’est pas le plus pratique, non plus.

Alors nous voilà encore dans un avion, enfin, un et après un autre car les escales et les aéroports, ça, on connaît bien aussi ! Je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises de nos aventures aéroportuaires et avionnesques (j’invente le terme), vous pouvez retrouver tous les articles par ici et par ici

Maman voyage seule en avion avec un enfant

Bref. Et re-bref. Tout ce que je peux vous dire c’est qu’un bébé et un enfant en bas âge c’est tout sauf prévisible. Donc une fois se passera mieux qu’une autre, un point c’est tout. En vérité absolue je peux seulement dire une chose, surtout aux mamans de bébés – nourrissons qui craignent de prendre l’avion : en réalité, voyager avec un tout petit bébé est bien plus facile que voyager avec un enfant de 12, 18, 20, 24 mois… un bébé ne bouge pas trop, reste calme dans vos bras, si vous êtes sereine, il le sera aussi et il n’y a aucune crainte à avoir quant aux oreilles. Il suffit de lui donner quelque chose pour stimuler leur mouvement de succion (tétine ou biberon).

Porte-bébé, poussette canne et à pied

Nous avons tout fait : voyagé en porte-bébé et en poussette canne. Les deux méthodes ont leurs avantages et leurs inconvénients. Et depuis ses 2 ans (environ) c’est à pied qu’on fait tout car ainsi j’évite les fastidieux pliages-dépliages, mettre-enlever qui ne sont pas évidents non plus quand on est seule et qu’il faut en même temps tenir-surveiller l’enfant. Il faut savoir, c’est au moins mon humble avis, que ce n’est pas le vol qui est difficile (quand il s’agit de vols courts, bien sûr) mais plutôt les longues escales, les longues attentes à l’aéroport. C’est là qu’il faut faire preuve de beaucoup beaucoup beaucoup de patience ! Dans l’avion le plus difficile pour moi c’est juste de leur faire comprendre, quand ils ont déjà un siège pour eux (à partir de 2 ans), que là IL FAUT rester assis et là encore AUSSI, vous aurez compris, le décollage et l’atterrissage.

Il faut en rire

J’ai tout fait : pipi avec un porte-bébé ce qui signifie (peut-être parce que je ne suis pas très grande) devoir surelever votre porte-bébé pour accéder à votre vêtement, pipi avec un enfant dans un chariot et donc une porte de toilette qui ne ferme pas, surveiller bébé + deux grandes valises, plus les manteaux, plus sacs à main car désormais et pour des questions de sécurité (c’est ce qu’on ma dit, par exemple, à l’aéroport de Palma de Mallorca) il n’y a plus de consignes. Enfin, voilà, vous pouvez rire ! Voyager seule avec un bébé / enfant en bas âge est rigolo, épuisant, drôle, surréaliste… Ah oui ! Dans l’avion, si vous avez la chance d’avoir un petit qui aime faire le couloir, et bien vous finirez par avoir le sourire de tous les passagers (même si vous n’auriez qu’une seule envie : dormir, vous cacher, arriver à destination, passer le bébé aux bras de quelqu’un d’autre !)

Maman voyage seule en avion avec son enfant AVION1

LE SAVIEZ-VOUS ?

Saviez-vous que a v i o n est l’acronyme de appareil volant imitant un oiseau naturel ? Bon, en vérité avion vient du latin avis qui signifie oiseau (voilà, en catalan c’est au et en espagnol ave, plus proche donc du latin, le français est la langue la plus évoluée, je m’égare je m’égare, c’est mon côté linguiste qui ressort !). Mais ce retro-acronyme je l’aime bien (le vintage est à la mode, n’est-ce pas ?). En fait, j’ai découvert cela lors de mon mémoire de fin de Master en Recherche Terminologique où j’ai passé deux ans à faire des recherches passionnantes sur l’aéronautique et les moteurs à combustion. Ma vie est passionnante, n’est-ce pas ? Et bien, depuis toutes ces recherches terminologiques qui m’ont amenée à visiter les hangars et les experts de Iberia et de Rolls Royce et que j’ai vu in vivo et en directo les pièces démontées des avions, je me suis dit, punaise, ce sont des morceaux de carcasse tout cela, un pet et poumm, tous dans les airs (ah, oui, sûr, ça c’est sûr !). Donc, l’îlienne que je suis a commencé à avoir beaucoup plus de respect pour les avions ! (qui a dit peur ? !)

Voilà, voilà, dans quelques heures, j'espère arriver à mon aéroport de destination et souffler, me dégonfler et, au passage, constater que j'ai mal partout, les bras, l'épaule, le dos et pis, on remettra ça à dans quinze jours ! N'hésitez pas à partager vos expériences, je suis sûre qu'on peut encore rigoler davantage !

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Vie à l'étranger

Un Noël à Minorque, les avions, la famille… tout en vrac !

Le temps est venu à la détente, aux retrouvailles, à une petite pause, le temps de prendre le temps, un tout petit peu, en courant toujours mais en essayant de se poser, aussi.

J’avais voulu vous écrire vendredi dernier et puis dimanche aussi et puis les jours ont passé à une vitesse très folle. Un temps à rallonge qui en fait est tout court tout court, des journées à faire des milliers de choses, le temps s’est étiré, ou pas.

C’est notre Noël à Minorque, tous les ans pareil, tous les ans différent. Comme vous aussi, comme votre Noël, je pense.

Noël à Minorque

 

Ce Noël qui commence toujours par les valises et les avions

Vendredi 18/12 tout était prêt, ou presque. Samedi 19/12 une fête dans la famille de ChériGuiri nous attendait. Et la nuit a été très courte, beaucoup trop avec un réveil qui sonne avant 4 heures pour prendre un avion à 6 heures. Les yeux piquent, PrincesseThelma se lève sans problème, -chérie, faut se lever, faut prendre l’avion pour aller chez “l’avi” et “iaia”, ah oui, dit-elle ! et d’un bond elle sort du lit. Un premier vol qui nous amène à Palma de Mallorca, un vol Volotea vide, 32 personnes à bord, oui, j’ai pu les compter tellement on était en petit comité, un atterrissage tout en beauté face à ce disque orange qui s’éveillait de la mer ! Sublime. Nous voilà un peu plus chez nous, nous voilà un premier coucou aux Baléares ! Tout se passe bien, PrincesseThelma et moi, en grand binôme, nous en sommes à presque notre dixième vol ensemble.

Et puis, dans ma tête, ces longues 5 heures d’attente qui nous attendaient. J’avais prévu une petite virée en centre-ville de Palma, à savoir, pour les mamans, que je voyage désormais sans poussette, à 2 ans et demi, nous avons une vieille Maclaren en stock à Minorque, notre Peg Perego, elle reste en France. Une maman qui voyage seule avec son bébé, il faut qu’elle essaye de voyager léger. Le temps du Manduca est loin derrière nous aussi. Mais c’est un âge difficile, ça veut marcher et d’un coup ça veut plus marcher. J’avais prévu, cette fois-ci un sac à dos (ouais, comme les ados, je ne suis pas trop fan mais ça laisse les mains libres, et c’est finalement super pour mettre l’ordinateur aussi), elle avait également son petit sac à dos avec ses doudous. Bref, j’avais aucune envie de ces 5 heures devant moi, on espérait arriver à Minorque à 14 heures passées, alors, levées depuis 4 heures ça faisait beaucouuuuup de fatigue.

Et puis, le beau cadeau de Noël ! Quand j’étais en train d’enregistrer les valises pour notre 2ème vol, la gentille hôtesse de Air Europa, m’a regardé, a regardé PrincesseThelma jouer avec le chariot et se trainer par terre et m’a dit “tu ne vas pas attendre 5 heures pour arriver chez toi… attend, il y a un vol de 8h30 qui a du retard”, elle passe un coup de fil et ô joie, il y a de la place pour nous ! vite, vite, passez par le porte B, par les inter-îles (c’est comme ça qu’on appelle les vols qui relient les îles des Baléares entre elles), le vol décolle vers 9h20. J’envoie vite vite vite un message de voix Whatsapp (le Whatsapp est roi en Espagne) à ma maman, je préviens de la même façon ChériGuiri qui s’inquiète toujours pour nous et un grand ouffff de soulagement ! Car si nous sommes un binôme de choc déjà expertes en avions, et bien, si je pouvais m’en passer, je m’en passerais ! Mais les îles, c’est ça ! Nous nous sommes retrouvées dans un de nos avions inter-îles, de tout petits avions à hélices, ah, vous connaissez pas ? ça fait beaucoup de bruit mais apparemment ça plane très bien. Avec un couple de jeunes étudiants qui rentraient aussi au bercail, nous étions les seules en “civil” car le reste de fauteuils était occupé par 2 équipes de foot et 1 équipe de volleyball qui venaient disputer des matchs des tournois régionaux (oui, c’est ça aussi d’habiter sur les îles, on va pas sur le terrain de foot en bus mais en avion !). Du coup, le gentil steward a été très aimable avec nous, petit plaid et oreiller pour PrincesseThelma. Elle s’est endormie tout joliment, c’est dommage que le vol ne dure que 20 minutes !

La famille, les retrouvailles, les courses, le boulot

Et puis tout s’enchaîne, tout va très vite, très vite, lundi aussi j’avais pensé à vous écrire mais les heures sont passées et je n’ai pas eu le temps. On se retrouve dans cette maison de famille toujours effervescente, les oncles et tantes qui rentrent et sortent, ma cousine de 12 ans qui est en adoration avec PrincesseThelma, une PrincesseThelma qui ne veut que sa “iaia” et moi qui jongle entre les uns et les autres et les petits messages à ChériGuiri qui est resté pour quelques jours à 1000 km de nous, parce qu’il y encore des choses à gérer en France.

La vie ici est à la fois en ébullition et prélassante. La vie est un peu différente à celle que nous menons tout tranquillement dans notre campagne française où nous nous déplaçons de point A à point B en voiture, ici on va à pied, la plupart du temps. Alors, on essaye de savourer, de prendre toujours le bon côté des choses, de s’arrêter à papoter avec l’un et avec l’autre qu’on croise au détour d’un trottoir, de rentrer dans un bar pour prendre une boisson et partager des olives, des cacahuètes, de vivre intensément la vie, même pas le temps de prendre des photos… Ferreries, cette petite ville de 5 000 habitants est vivante, très vivante.  C’est un “pueblo” à l’espagnole ! Et les enfants se retrouvent à la place pour jouer au foot, pour faire de la balançoire…

Entre temps, les activités professionnelles continuent, car parfois, on a l’impression que cela ne s’arrête jamais, un coup de fil d’un client, une commande de contenu Web à terminer, le travail de community manager à toujours effectuer. Sans pause, sans répit, avec le sourire.

Et prendre le temps de faire du shopping avec maman adorée, avec papa aussi, aller à Ciutadella et à Mahón, se balader, acheter de belles chaussures made in Menorca, se faire coiffer par la coiffeuse de toujours, celle qui maitrise bien mes boucles et…

… puis, attendre l’arrivée de ChériGuiri pour le 25 au soir, une première dès que nous sommes ensemble, un Noël partagé entre l’ici et le là-bas, et se serrer fort dans les bras !

Je vous souhaite à vous tous un Noël fait sur mesure, des jours de fête comme vous les entendez, sans jamais oublier que le plus important est d'être en accord avec soi-même et sourire, sourire, sourire, aujourd'hui et toute l'année !

Je vous dis à très très vite et vous embrasse bien fort !

Margarida

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Enfants

Tu es maman et tu voyages seule en avion avec bébé ?

Petite Princesse a fêté ses 14 mois il y a une semaine. En ce court temps de vie, elle a voyagé 4 fois, successivement à ses 2 mois, 6 mois, 11 mois et 14 mois. Nous avons pu tester plusieurs formules : avion + avion avec seulement maman, avion + avion avec papa et maman, voiture + bateau avec papa et maman, avion directe avec seulement maman.

Stimuler son réflexe de succion

Le premier voyage, quand elle était toute petite, quand les gens vous disent “vous êtes sûre, elle est si petite…” est, je pense, celui qui s’est déroulé le plus tranquillement. Un bébé peut prendre un avion dès sa naissance, si tout s’est bien passé, il n’y a aucun risque. Il suffit juste de prendre une précaution : de le faire téter au décollage et à l’aterrissage. Il faut lui donner à boire (peu importe si c’est le sein ou le biberon) afin de stimuler son réflexe de succion et éviter, ainsi, les bourdonnements. Votre bébé voyagera sur vous, avec une ceinture de sécurité. Si jamais vous envisagez de voyager toute seule avec deux enfants de moins de 2 ans, sachez que certaines compagnies l’interdissent et que la présence d’un deuxième adulte est obligatoire. Pour notre part tout s’est bien passé. Petite Princesse étant très calme à l’époque, elle n’a pas pleuré, rien dit.

Il faut être très organisée

Il faut aussi être assez bien organisée, avoir biberon, tétine, doudou, papiers, documents, etc. à portée de main, car, la plupart du temps vous n’en aurez qu’une, de main, pour tout faire. Même si vous mettez votre enfant dans un porte-bébé, vous aurez un sac à main et des vestes si c’est l’hiver.

Si vous avez des escales…

Le plus dur et le plus fatigant ce n’est pas le vol en soi mais les escales et les attentes à l’aéroport. Veuillez à trouver des chariots avec un siège bébé intégré. Souvent, il y en a de deux sortes : des sièges pour les plus grands et des chariots avec des cosy. Sachez que pour aller rendre visite aux toilettes c’est aussi une petite galère, entre sac et bébe, la porte risque de ne pas fermer :-). Il faut être calme, patiente et ne pas s’énerver pour un rien.

Je n’ai presque pas besoin de dire que si vous voyagez avec un autre adulte, tout est, d’un coup, beaucoup plus facile. Quatre bras c’est mieux que deux !

charriot bébe aéroport

Des gens pour vous aider

Quand j’ai voyagé avec Petite Princesse à ses 6 mois, c’était à Noël. Le voyage aller j’étais toute seule, au retour il y avait aussi le papa. Je vous ai déjà expliqué que c’est moi et non pas elle qui a été malade. Ce n’a pas été facile, c’est un des risques que vous prenez aussi quand vous décidez de voyager toute seule (vous pouvez lire le récit entier par ici). Mais ne paniquez pas, les hôtesses et stewards sont là pour vous aider. Aux aéroports il y a des agents d’information qui peuvent aussi vous donner un coup de main et il y a des pharmacies. Pour ma part, lors de ce voyage, j’ai passé le temps d’attente du deuxième avion à l’aéroport de Barcelone, assise entre un point d’information et une pharmacie, même si je n’ai pas eu besoin d’eux, c’était une manière de me sentir plus en sécurité.

Les phases de décollage et d’atterrissage

Mon troisième voyage en solo avec ma petite c’était il y a quelques jours. Un vol directe Nantes-Minorque, un vrai régal. PapaChéri était là pour le départ, tu montes dans l’avion, opss, tu descends, et ça y est, t’es arrivée ! Trop bien ! Cette fois-ci, par contre, Petite Princesse était beaucoup moins calme. Le vol était à 21h30, un peu tard pour elle qui est couchée à 20h30. En plus à 14 mois, ça marche, ça veut tout voir, tout toucher, tout découvrir. Et surtout, ça ne veut pas rester assis quand IL FAUT RESTER assis, c’est-à-dire, pour les phases de décollage et atterrissage. J’ai donc du la forcer, elle n’a pas appréciée. Nous avons fait 40 allers-retours dans le couloir ! Souriez Madame, vous êtes filmée, oui, vous êtes un peu une attraction, enfin, votre fille, mais vu qu’elle ne parle pas vraiment, c’est à vous de traduire ce qu’elle dit, car un bébé fait rire les gens.

En poussette jusqu’à l’avion

Attention aussi aux mamans qui voyagent toutes seules en avion avec une poussette. J’ai aussi pu tester. On peut garder les poussettes jusqu’à l’embarquement, mais sachez que vous serez obligée de la plier pour la faire passer dans le portique de contrôle. Et c’est là qu’il faudra demander de l’aide à quelqu’un. Pour plier la poussette il faut sortir le bébé, oui oui ! Et un bébe qui marche depuis un mois ne reste pas debout tranquille à attendre que vous ayez fini de la plier. J’ai du demander à une dame qui était derrière moi de la surveiller, sinon elle serait partie à l’autre bout de l’aéroport ! ça marche vite un bébé. Vous aurez à reproduire la situation pour récupérer la poussette et rassoir votre bébé. Et encore une troisième fois au moment de replier la poussette pour la laisser aux employés qui vont la ranger dans la soute. Si vous ne faites pas surveiller votre enfant, vous risquez qu’il se mette à courir le long du tarmac ou qu’il passe dans un trou si vous embarquez via un finger!

Voici donc quelques trucs et astuces pour voyager en avion avec un bébé, surtout si vous, mamans, vous êtes toutes seules !

carte postale avion