Vie à l'étranger

Maman et enfant, avions et aéroports

En 3 ans nous avons du prendre toutes les deux ensemble pas moins d’une quinzaine d’avions, à la louche, je crois que c’est même plus, j’aurai du noter tout cela sur un petit carnet. Autant vous dire qu’on commence à être rodées. Même pas peur vous voyez ?

Il n’est pas tout le temps facile et il n’est pas tout le temps simple mais en bonne îlienne que je suis, les avions font presque partie de ma vie. Oui parce que bon, le bateau c’est chouette mais mettre 8 heures pour regagner les terres, c’est pas le plus pratique, non plus.

Alors nous voilà encore dans un avion, enfin, un et après un autre car les escales et les aéroports, ça, on connaît bien aussi ! Je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises de nos aventures aéroportuaires et avionnesques (j’invente le terme), vous pouvez retrouver tous les articles par ici et par ici

Maman voyage seule en avion avec un enfant

Bref. Et re-bref. Tout ce que je peux vous dire c’est qu’un bébé et un enfant en bas âge c’est tout sauf prévisible. Donc une fois se passera mieux qu’une autre, un point c’est tout. En vérité absolue je peux seulement dire une chose, surtout aux mamans de bébés – nourrissons qui craignent de prendre l’avion : en réalité, voyager avec un tout petit bébé est bien plus facile que voyager avec un enfant de 12, 18, 20, 24 mois… un bébé ne bouge pas trop, reste calme dans vos bras, si vous êtes sereine, il le sera aussi et il n’y a aucune crainte à avoir quant aux oreilles. Il suffit de lui donner quelque chose pour stimuler leur mouvement de succion (tétine ou biberon).

Porte-bébé, poussette canne et à pied

Nous avons tout fait : voyagé en porte-bébé et en poussette canne. Les deux méthodes ont leurs avantages et leurs inconvénients. Et depuis ses 2 ans (environ) c’est à pied qu’on fait tout car ainsi j’évite les fastidieux pliages-dépliages, mettre-enlever qui ne sont pas évidents non plus quand on est seule et qu’il faut en même temps tenir-surveiller l’enfant. Il faut savoir, c’est au moins mon humble avis, que ce n’est pas le vol qui est difficile (quand il s’agit de vols courts, bien sûr) mais plutôt les longues escales, les longues attentes à l’aéroport. C’est là qu’il faut faire preuve de beaucoup beaucoup beaucoup de patience ! Dans l’avion le plus difficile pour moi c’est juste de leur faire comprendre, quand ils ont déjà un siège pour eux (à partir de 2 ans), que là IL FAUT rester assis et là encore AUSSI, vous aurez compris, le décollage et l’atterrissage.

Il faut en rire

J’ai tout fait : pipi avec un porte-bébé ce qui signifie (peut-être parce que je ne suis pas très grande) devoir surelever votre porte-bébé pour accéder à votre vêtement, pipi avec un enfant dans un chariot et donc une porte de toilette qui ne ferme pas, surveiller bébé + deux grandes valises, plus les manteaux, plus sacs à main car désormais et pour des questions de sécurité (c’est ce qu’on ma dit, par exemple, à l’aéroport de Palma de Mallorca) il n’y a plus de consignes. Enfin, voilà, vous pouvez rire ! Voyager seule avec un bébé / enfant en bas âge est rigolo, épuisant, drôle, surréaliste… Ah oui ! Dans l’avion, si vous avez la chance d’avoir un petit qui aime faire le couloir, et bien vous finirez par avoir le sourire de tous les passagers (même si vous n’auriez qu’une seule envie : dormir, vous cacher, arriver à destination, passer le bébé aux bras de quelqu’un d’autre !)

Maman voyage seule en avion avec son enfant AVION1

LE SAVIEZ-VOUS ?

Saviez-vous que a v i o n est l’acronyme de appareil volant imitant un oiseau naturel ? Bon, en vérité avion vient du latin avis qui signifie oiseau (voilà, en catalan c’est au et en espagnol ave, plus proche donc du latin, le français est la langue la plus évoluée, je m’égare je m’égare, c’est mon côté linguiste qui ressort !). Mais ce retro-acronyme je l’aime bien (le vintage est à la mode, n’est-ce pas ?). En fait, j’ai découvert cela lors de mon mémoire de fin de Master en Recherche Terminologique où j’ai passé deux ans à faire des recherches passionnantes sur l’aéronautique et les moteurs à combustion. Ma vie est passionnante, n’est-ce pas ? Et bien, depuis toutes ces recherches terminologiques qui m’ont amenée à visiter les hangars et les experts de Iberia et de Rolls Royce et que j’ai vu in vivo et en directo les pièces démontées des avions, je me suis dit, punaise, ce sont des morceaux de carcasse tout cela, un pet et poumm, tous dans les airs (ah, oui, sûr, ça c’est sûr !). Donc, l’îlienne que je suis a commencé à avoir beaucoup plus de respect pour les avions ! (qui a dit peur ? !)

Voilà, voilà, dans quelques heures, j'espère arriver à mon aéroport de destination et souffler, me dégonfler et, au passage, constater que j'ai mal partout, les bras, l'épaule, le dos et pis, on remettra ça à dans quinze jours ! N'hésitez pas à partager vos expériences, je suis sûre qu'on peut encore rigoler davantage !

Rendez-vous sur Hellocoton !

Vie à l'étranger

Un Noël à Minorque, les avions, la famille… tout en vrac !

Le temps est venu à la détente, aux retrouvailles, à une petite pause, le temps de prendre le temps, un tout petit peu, en courant toujours mais en essayant de se poser, aussi.

J’avais voulu vous écrire vendredi dernier et puis dimanche aussi et puis les jours ont passé à une vitesse très folle. Un temps à rallonge qui en fait est tout court tout court, des journées à faire des milliers de choses, le temps s’est étiré, ou pas.

C’est notre Noël à Minorque, tous les ans pareil, tous les ans différent. Comme vous aussi, comme votre Noël, je pense.

Noël à Minorque

 

Ce Noël qui commence toujours par les valises et les avions

Vendredi 18/12 tout était prêt, ou presque. Samedi 19/12 une fête dans la famille de ChériGuiri nous attendait. Et la nuit a été très courte, beaucoup trop avec un réveil qui sonne avant 4 heures pour prendre un avion à 6 heures. Les yeux piquent, PrincesseThelma se lève sans problème, -chérie, faut se lever, faut prendre l’avion pour aller chez “l’avi” et “iaia”, ah oui, dit-elle ! et d’un bond elle sort du lit. Un premier vol qui nous amène à Palma de Mallorca, un vol Volotea vide, 32 personnes à bord, oui, j’ai pu les compter tellement on était en petit comité, un atterrissage tout en beauté face à ce disque orange qui s’éveillait de la mer ! Sublime. Nous voilà un peu plus chez nous, nous voilà un premier coucou aux Baléares ! Tout se passe bien, PrincesseThelma et moi, en grand binôme, nous en sommes à presque notre dixième vol ensemble.

Et puis, dans ma tête, ces longues 5 heures d’attente qui nous attendaient. J’avais prévu une petite virée en centre-ville de Palma, à savoir, pour les mamans, que je voyage désormais sans poussette, à 2 ans et demi, nous avons une vieille Maclaren en stock à Minorque, notre Peg Perego, elle reste en France. Une maman qui voyage seule avec son bébé, il faut qu’elle essaye de voyager léger. Le temps du Manduca est loin derrière nous aussi. Mais c’est un âge difficile, ça veut marcher et d’un coup ça veut plus marcher. J’avais prévu, cette fois-ci un sac à dos (ouais, comme les ados, je ne suis pas trop fan mais ça laisse les mains libres, et c’est finalement super pour mettre l’ordinateur aussi), elle avait également son petit sac à dos avec ses doudous. Bref, j’avais aucune envie de ces 5 heures devant moi, on espérait arriver à Minorque à 14 heures passées, alors, levées depuis 4 heures ça faisait beaucouuuuup de fatigue.

Et puis, le beau cadeau de Noël ! Quand j’étais en train d’enregistrer les valises pour notre 2ème vol, la gentille hôtesse de Air Europa, m’a regardé, a regardé PrincesseThelma jouer avec le chariot et se trainer par terre et m’a dit “tu ne vas pas attendre 5 heures pour arriver chez toi… attend, il y a un vol de 8h30 qui a du retard”, elle passe un coup de fil et ô joie, il y a de la place pour nous ! vite, vite, passez par le porte B, par les inter-îles (c’est comme ça qu’on appelle les vols qui relient les îles des Baléares entre elles), le vol décolle vers 9h20. J’envoie vite vite vite un message de voix Whatsapp (le Whatsapp est roi en Espagne) à ma maman, je préviens de la même façon ChériGuiri qui s’inquiète toujours pour nous et un grand ouffff de soulagement ! Car si nous sommes un binôme de choc déjà expertes en avions, et bien, si je pouvais m’en passer, je m’en passerais ! Mais les îles, c’est ça ! Nous nous sommes retrouvées dans un de nos avions inter-îles, de tout petits avions à hélices, ah, vous connaissez pas ? ça fait beaucoup de bruit mais apparemment ça plane très bien. Avec un couple de jeunes étudiants qui rentraient aussi au bercail, nous étions les seules en “civil” car le reste de fauteuils était occupé par 2 équipes de foot et 1 équipe de volleyball qui venaient disputer des matchs des tournois régionaux (oui, c’est ça aussi d’habiter sur les îles, on va pas sur le terrain de foot en bus mais en avion !). Du coup, le gentil steward a été très aimable avec nous, petit plaid et oreiller pour PrincesseThelma. Elle s’est endormie tout joliment, c’est dommage que le vol ne dure que 20 minutes !

La famille, les retrouvailles, les courses, le boulot

Et puis tout s’enchaîne, tout va très vite, très vite, lundi aussi j’avais pensé à vous écrire mais les heures sont passées et je n’ai pas eu le temps. On se retrouve dans cette maison de famille toujours effervescente, les oncles et tantes qui rentrent et sortent, ma cousine de 12 ans qui est en adoration avec PrincesseThelma, une PrincesseThelma qui ne veut que sa “iaia” et moi qui jongle entre les uns et les autres et les petits messages à ChériGuiri qui est resté pour quelques jours à 1000 km de nous, parce qu’il y encore des choses à gérer en France.

La vie ici est à la fois en ébullition et prélassante. La vie est un peu différente à celle que nous menons tout tranquillement dans notre campagne française où nous nous déplaçons de point A à point B en voiture, ici on va à pied, la plupart du temps. Alors, on essaye de savourer, de prendre toujours le bon côté des choses, de s’arrêter à papoter avec l’un et avec l’autre qu’on croise au détour d’un trottoir, de rentrer dans un bar pour prendre une boisson et partager des olives, des cacahuètes, de vivre intensément la vie, même pas le temps de prendre des photos… Ferreries, cette petite ville de 5 000 habitants est vivante, très vivante.  C’est un “pueblo” à l’espagnole ! Et les enfants se retrouvent à la place pour jouer au foot, pour faire de la balançoire…

Entre temps, les activités professionnelles continuent, car parfois, on a l’impression que cela ne s’arrête jamais, un coup de fil d’un client, une commande de contenu Web à terminer, le travail de community manager à toujours effectuer. Sans pause, sans répit, avec le sourire.

Et prendre le temps de faire du shopping avec maman adorée, avec papa aussi, aller à Ciutadella et à Mahón, se balader, acheter de belles chaussures made in Menorca, se faire coiffer par la coiffeuse de toujours, celle qui maitrise bien mes boucles et…

… puis, attendre l’arrivée de ChériGuiri pour le 25 au soir, une première dès que nous sommes ensemble, un Noël partagé entre l’ici et le là-bas, et se serrer fort dans les bras !

Je vous souhaite à vous tous un Noël fait sur mesure, des jours de fête comme vous les entendez, sans jamais oublier que le plus important est d'être en accord avec soi-même et sourire, sourire, sourire, aujourd'hui et toute l'année !

Je vous dis à très très vite et vous embrasse bien fort !

Margarida

Rendez-vous sur Hellocoton !

Enfants

Tu es maman et tu voyages seule en avion avec bébé ?

Petite Princesse a fêté ses 14 mois il y a une semaine. En ce court temps de vie, elle a voyagé 4 fois, successivement à ses 2 mois, 6 mois, 11 mois et 14 mois. Nous avons pu tester plusieurs formules : avion + avion avec seulement maman, avion + avion avec papa et maman, voiture + bateau avec papa et maman, avion directe avec seulement maman.

Stimuler son réflexe de succion

Le premier voyage, quand elle était toute petite, quand les gens vous disent “vous êtes sûre, elle est si petite…” est, je pense, celui qui s’est déroulé le plus tranquillement. Un bébé peut prendre un avion dès sa naissance, si tout s’est bien passé, il n’y a aucun risque. Il suffit juste de prendre une précaution : de le faire téter au décollage et à l’aterrissage. Il faut lui donner à boire (peu importe si c’est le sein ou le biberon) afin de stimuler son réflexe de succion et éviter, ainsi, les bourdonnements. Votre bébé voyagera sur vous, avec une ceinture de sécurité. Si jamais vous envisagez de voyager toute seule avec deux enfants de moins de 2 ans, sachez que certaines compagnies l’interdissent et que la présence d’un deuxième adulte est obligatoire. Pour notre part tout s’est bien passé. Petite Princesse étant très calme à l’époque, elle n’a pas pleuré, rien dit.

Il faut être très organisée

Il faut aussi être assez bien organisée, avoir biberon, tétine, doudou, papiers, documents, etc. à portée de main, car, la plupart du temps vous n’en aurez qu’une, de main, pour tout faire. Même si vous mettez votre enfant dans un porte-bébé, vous aurez un sac à main et des vestes si c’est l’hiver.

Si vous avez des escales…

Le plus dur et le plus fatigant ce n’est pas le vol en soi mais les escales et les attentes à l’aéroport. Veuillez à trouver des chariots avec un siège bébé intégré. Souvent, il y en a de deux sortes : des sièges pour les plus grands et des chariots avec des cosy. Sachez que pour aller rendre visite aux toilettes c’est aussi une petite galère, entre sac et bébe, la porte risque de ne pas fermer :-). Il faut être calme, patiente et ne pas s’énerver pour un rien.

Je n’ai presque pas besoin de dire que si vous voyagez avec un autre adulte, tout est, d’un coup, beaucoup plus facile. Quatre bras c’est mieux que deux !

charriot bébe aéroport

Des gens pour vous aider

Quand j’ai voyagé avec Petite Princesse à ses 6 mois, c’était à Noël. Le voyage aller j’étais toute seule, au retour il y avait aussi le papa. Je vous ai déjà expliqué que c’est moi et non pas elle qui a été malade. Ce n’a pas été facile, c’est un des risques que vous prenez aussi quand vous décidez de voyager toute seule (vous pouvez lire le récit entier par ici). Mais ne paniquez pas, les hôtesses et stewards sont là pour vous aider. Aux aéroports il y a des agents d’information qui peuvent aussi vous donner un coup de main et il y a des pharmacies. Pour ma part, lors de ce voyage, j’ai passé le temps d’attente du deuxième avion à l’aéroport de Barcelone, assise entre un point d’information et une pharmacie, même si je n’ai pas eu besoin d’eux, c’était une manière de me sentir plus en sécurité.

Les phases de décollage et d’atterrissage

Mon troisième voyage en solo avec ma petite c’était il y a quelques jours. Un vol directe Nantes-Minorque, un vrai régal. PapaChéri était là pour le départ, tu montes dans l’avion, opss, tu descends, et ça y est, t’es arrivée ! Trop bien ! Cette fois-ci, par contre, Petite Princesse était beaucoup moins calme. Le vol était à 21h30, un peu tard pour elle qui est couchée à 20h30. En plus à 14 mois, ça marche, ça veut tout voir, tout toucher, tout découvrir. Et surtout, ça ne veut pas rester assis quand IL FAUT RESTER assis, c’est-à-dire, pour les phases de décollage et atterrissage. J’ai donc du la forcer, elle n’a pas appréciée. Nous avons fait 40 allers-retours dans le couloir ! Souriez Madame, vous êtes filmée, oui, vous êtes un peu une attraction, enfin, votre fille, mais vu qu’elle ne parle pas vraiment, c’est à vous de traduire ce qu’elle dit, car un bébé fait rire les gens.

En poussette jusqu’à l’avion

Attention aussi aux mamans qui voyagent toutes seules en avion avec une poussette. J’ai aussi pu tester. On peut garder les poussettes jusqu’à l’embarquement, mais sachez que vous serez obligée de la plier pour la faire passer dans le portique de contrôle. Et c’est là qu’il faudra demander de l’aide à quelqu’un. Pour plier la poussette il faut sortir le bébé, oui oui ! Et un bébe qui marche depuis un mois ne reste pas debout tranquille à attendre que vous ayez fini de la plier. J’ai du demander à une dame qui était derrière moi de la surveiller, sinon elle serait partie à l’autre bout de l’aéroport ! ça marche vite un bébé. Vous aurez à reproduire la situation pour récupérer la poussette et rassoir votre bébé. Et encore une troisième fois au moment de replier la poussette pour la laisser aux employés qui vont la ranger dans la soute. Si vous ne faites pas surveiller votre enfant, vous risquez qu’il se mette à courir le long du tarmac ou qu’il passe dans un trou si vous embarquez via un finger!

Voici donc quelques trucs et astuces pour voyager en avion avec un bébé, surtout si vous, mamans, vous êtes toutes seules !

carte postale avion

Enfants

Chronologie d’un voyage en avion d’un bébé et une maman (qui vomit)

C’était une jolie journée ensoleillée du mois de décembre, plus précisément le 18 décembre 2013. Premier Noël de ma fille. A sept mois elle allait faire son troisième voyage en avion. Elle allait prendre le cinquième avion de sa vie. La famille qui nous attendait là-bas, en plein milieu de la Méditerranée. Une jolie journée en perspective. La matinée se déroule tout normalement…

11h30 : J’ai soif, je bois un verre de limonade (oui j’aime bien les sodas)
11h45: Je commence à avoir mal au ventre. C’est quoi ? je me demande…
11h50: Je donne le repas à ma petite princesse de sept mois.
12h05: Mes beaux-parents arrivent pour nous amener à l’aéroport.
12h20: On monte dans la voiture pour partir à l’aéroport. Ma petite installée dans son cosy, ma belle-mère me propose de monter devant, j’accepte, en me disant “oh oui, déjà que les voitures quand ce n’est pas moi qui conduit me rendent un peu malade, avec ce mal à l’estomac il vaut peut-être mieux”.
12h50: Nous arrivons à l’aéroport. Je ne me sens pas bien, je ne dis rien. C’est la faute à la limonade.
13h02: Je facture les bagages. Ma belle-mère porte ma petite princesse.
13h15: On dit au revoir à papy et mamie. Je mets ma fille dans le porte bébé***. Je me dis que ça ne va pas être facile. Cela tire sur mon ventre.
13h30: Nous attendons sagement à la porte d’embarquement. Appel de mon mari pour prendre de nos nouvelles. Je lui confesse ne pas me sentir très bien, je luis dis que je crains le voyage avec bébé. Mais je le rassure en lui disant que ça va passer. Que notre fille est très calme (oui, c’est vrai) et que ça devrait le faire…oui, ça va le faire…oui, ça va le faire…oui, ça va le faaaaaiiiree.
13h40: Nous attendons toujours, oui, ça va le faire. Souffle, souffle, tu as appris ça pendant ta grossesse. Souffle. Appel des hôtesses. L’embarquement va commencer.
13h45: Je suis chargée comme un âne. Mais je ne suis pas un âne, non. Souffle, ça va le faire. Les manteaux, le sac à main, les papiers. La sucette qui tombe. Les passeports. Le Monsieur d’à côté qui parle à la princesse. La sucette qui retombe encore. Sept mois. L’âge de la découverte, pa-pa-pa-pa-ia-ia-ia-ia. Oui, ça va le faire. Non, papa n’est pas là. C’est maman qui gère tout. Les avions, toi et moi, ma fille, on connaît, on a déjà voyagé toutes seules. Rassurons-nous.
13h55: Nous avons montré les passeports à l’hôtesse. Très bien. Nous rentrons dans le finger. Attendre, il faut encore attendre. Le porte bébé, mon ventre, sept kilos, ça tire. Mon ventre, mon ventre. Oui c’est ça. Une fois installée dans l’avion je vais demander un verre d’eau.
14h03: Nous sommes assisses. Put**naise, ces machins d’avions ils le font de plus en plus étroits. Put**naise, pourquoi avec un bébé on m’a installée dans le siège B, au milieu. Put**naise, la prochaine fois tu demanderas couloir.
14h10: Beaucoup de monde dans l’avion. Oui c’est Noël, c’est à cause de cela. On va décoller. Les hôtesses ont oublié de me donner la ceinture pour le bébé (qui ne sert pas à grande chose mais bon, la conscience), je dois la demander. Oui les hôtesses, ça a toujours un sourire, mais moi j’ai un mal au ventre incroyable. Mais je souris. Oui, souris Marguerite effleure les mots, de toute façon ta fille ne fait que sourire alors la maman il faut que ça sourie aussi. Mal au ventre, non? pas possible.
14h15: Décollage. Bébé elle sourit autant qu’elle bouge. Ohh, trop chouette, Madame à droite a une liseuse et Monsieur à gauche une super tablette, ça m’intéresse tout ça (oui, vous savez, l’intérêt des bébés pour tous les écrans ??? et ben, c’est ça!) Badaboum, main par ici, pied par là. Madame à droite sourit, Monsieur à gauche un peu moins. Ohh, les papiers, c’est trop bien ça, vas-y que je le prends, paam, le papier sur le nez de Monsieur.
14h25: Ok, maman Marguerite effleure les mots a tenu 10 min. Elle est gentille mon bébé, mais maman ne veut pas gêner. Allons faire un tour. On monte le couloir, on descend le couloir. Les gens sourient. Les gens dorment. Je commence à ne plus sentir mes bras. Mon ventre on dirait le tambour d’une machine à laver. Troisième tour du couloir.
14h29: Les sièges de devant, vous savez les business class que de toute façon personne ne prend sont vides. Chouette pirouette. Bébé et moi on s’y installe. Elle essaye de s’endormir.
14h33: Oui, ça va le faire, oui, ça va le faire. C’est ça que je disais à mon mari ChériGuiri ? Bon, et ce verre d’eau ? Appel de l’hôtesse. Le verre d’eau arrive. Elle me dit seulement de passer à la deuxième file. Ok, ça va, c’est plus spacieux que ma place en file 9.
14h45: Le hochet retombe, je prends mon verre avec mes lèvres. Faut que je le ramasse ce hochet, mais sans faire tomber de l’eau. Bébé n’arrive pas à s’endormir. Je bois à petites gorgées. ça devrait le faire.
14h55: Un peu de calme. Oui, ça fait du bien.
15h00: Le calme continue. Bébé aime bien avoir plus d’espace. Moi aussi, ça tombe bien.
15h06: C’est cool je trouve que les gens n’achètent pas du business class finalement…
15h15: Ah, il faut changer d’activité. Ok, les hôtesses ont fini de passer avec leur chariot pour proposer un menu et des en-cas que de toute façon personne n’achète, non plus. Je peux donc refaire un tour de couloir.
15h22: Deux tours de couloir.
15h24: Annonce de l’approche de l’atterrissage. Je regagne ma place. Là-bas entre Monsieur à gauche avec une tablette et Madame à droite avec une liseuse.
15h40: Atterrissage. Youupiii!
15h44: Arrêt de l’avion. Je décide de laisser sortir tout le monde avant moi. Nous ne sommes pas pressées. De toute façon nous avons quatre heures devant nous avant de prendre le prochain avion. Chouette pirouette.
15h53: L’avion commence à être plus vide. Une des hôtesses toujours avec le sourire vient me demander si j’ai besoin d’aide. Je lui dis que oui, mais que je laisse sortir tout le monde, pour éviter plus d’encombrements. J’ai bu de l’eau, ça va le faire.
15h55: Plus qu’une dizaine de personnes au fond de l’avion. L’hôtesse s’approche. Elle me dit de me prendre le bébé le temps de remettre mon porte bébé. Je lui confie ma petite princesse et c’est à ce moment là, à cet instant précis, quand bébé est encore entre mes bras et ceux de l’hôtesse qui sourit toujours que je sens que Noon, en fait, ça ne va pas le faire, ça ne le fait pas du tout…
15h56: Tout va très vite, bébé en mains de l’hôtesse, 8 personnes encore au fond, je me vois prononcer ces mots en même temps que je me penche et quelque chose sort de ma bouche “en fait Madame, je ne me sens pas très b…”, j’ai vomi, j’ai vomi, je suis en train de vomir, sur mon collant, sur le sol (pas grave l’avion est bien crade)
15h57: un sac s’il-vous-plait, elle a bébé entre les mains, elle appelle du renfort, je vomis, je continue à vomir, Put***naise de limonade, vous avez un autre sac, c’est dégueulasse, la honte, devant les gens, moi, la maman responsable je suis en train de vomir devant ma fille et une hôtesse qui ne sourit plus, qui dit “la señora está vomitando”… je remplis trois de leurs sacs (faut dire aussi qu’ils auraient pu les faire plus grands).
15h59: Aiix, ça va mieux d’un coup. Là oui, ça va mieux. Je relève ma tête, mon visage est tout sale, bébé continue à me regarder. Plus personne au fond. Je me retrouve avec les sacs de vomis dans mes mains, je demande “je fais quoi avec”, on me dit de les jeter dans les toilettes, de voir s’il y a de l’eau encore qui coule du robinet pour me laver un peu. Je rappelle que l’avion est en arrêt. Les gens du ménage arrivent, pour passer derrière moi. La honte. La honte. L’hôtesse croit que j’ai une poussette à pied d’avion. Je dis non. Juste le porte bébé.
16h04: Ils veulent m’accompagner, les gens des fauteuils roulants, oui, ce n’est pas une blague. Je dis non merci. Cela va mieux, enfin, moi je décide qu’il faut que ça aille mieux. Je suis responsable de ma fille de sept mois. Je dis au revoir et merci et désolée.
16h06: Je sors de l’avion, mon bébé dans le porte bébé, Put**naise que ça tire encore le ventre.
16h10: Je marche et je marche dans l’aéroport. Faut que j’aille récupérer les bagages. Je porte comme je peux le bébé, les manteaux, les doudous, le sac à main/à langer. C’est loin trop loin.
16h30: J’ai récupéré ma valise, je suis sortie, je l’ai facturée de nouveau pour notre prochain vol.
16h34: Faut que j’aille changer la petite et il faut aussi que j’aille faire un pipi, ça va soulager mon ventre aussi…
16h37: Avez-vous déjà essayé de faire un pipi avec un bébé de 7 kilos et 64cm sur votre ventre ? Je m’arrête là et je vous laisse imaginer….

PS1.Nous sommes enfin arrivées a casa vers 20h30, grand soulagement, j’ai confié bébé à ma mère et j’ai fait oouffff sur le canapé !!!
PS2. Notre retour a eu aussi sa dose d’humour, un super réveillon du 31 qui mérite aussi quelques lignes… peut-être pour demain ?!
*** Le porte bébé que j’utilise, qu’on a eu en cadeau de naissance est un Manduca, comme celui-ci . Il va très très bien, nous en sommes très contents. On sent à peine le poids du bébé. Non, je n’ai pas été sponsorisée par la marque, mais parfois je sais que les mamans veulent savoir l’avis des autres, alors je le conseille.

bebeavion

Inspiration

La vie aux aéroports

Presque disparue des parages, me voilà de retour. Le mois d’avril a été pour moi une période bien chargée, sans vraiment l’avoir programmé j’ai passé presque plus de jours hors-maison que chez moi. Deux fois j’ai été en Espagne, dans mon pays donc. J’ai d’abord été à Madrid et alentours, Tolède et Ségovie, El Escorial. Le deuxième voyage m’a amené vers Barcelone et les Iles Baléars. Je ne partais pas à la découverte, j’ai habité pendant quelques années tant à Madrid qu’à Barcelone et aux Iles Baléars. Les autres villes je les avais déjà visitées il y a bien longtemps.

Je n’ai pas trop l’habitude de parler de moi sur ce blog, je ne conçois pas cet espace comme un journal intime ou je doive me dévoiler. Cependant tous ces va-et-vient du mois d’avril entre mon pays et mon autre pays (je préfère ne pas parler de pays d’origine et pays d’adoption ou d’adaptation, selon certaines voix) m’ont fait bien réfléchir et remuer aussi le plus profond de mon moi. Tout est positif, ne vous inquiétez pas 🙂

Des longues heures d’aéroport, des attentes, des files, beaucoup de décollages et d’atterrissages en très peu de jours. J’entends encore le bruit des moteurs dans mon cerveau. C’est fatigant, oui, très fatigant, surtout quand on voyage tout seul.

Mais je ne sais pas pourquoi les aéroports ont toujours été pour moi l’espace où on reconstruit et où on invente la vie des gens. Qui n’a pas, au moins une fois dans sa vie, assis sur les sièges d’un aéroport imaginé la vie d’un passant, de l’autre et encore de celui qui vient après ? On imagine des vies gentilles, des gens qui partent en touriste, de ceux qui rentrent chez soi après un voyage d’affaires, il y en a qui sont contents, d’autres moins souriants, pressés ou pas d’embarquer, il y en a qui paniquent car ils n’aiment pas l’avion. Il y a des voyageurs qui vont chargés comme des mules, des femmes surtout qui en profitent pour faire les emplettes, car, il faut avouer, il y a des aéroports aménagés tel des galeries commerciales… et tant et tant d’autres vies qui doivent échapper de mes pensées.

Il y a aussi ce moment fatidique où on doit passer l’arc détecteur de métaux et autres substances suspectes. Quand je dis fatidique ce n’est pas autant pour la peur du bip qu’on peut faire déclencher que pour les au-revoir que cela suppose. C’est juste à ce moment là qu’il faut se séparer des êtres chers, pas tout le temps mais surtout quand on quitte notre chez nous. A chacun sa stratégie, moi j’évite le regard directe dans les yeux, sinon c’est foutu, c’est clair que je ne me mets pas à pleurer devant ces gens qui sont aussi tristes de me voir partir,… on s’embrasse fort, on se fait des bisous et puis allez-hop, je prends mes petites affaires, je passe les contrôles, je me retourne encore, je fais au revoir de la main, eux, ceux qui restent à terre, ils partent reprendre leur vie quotidienne et moi je verse mes quelques larmes, toute seule…Plus je vieilli moins j’aime les au-revoir. Et vous ?

Et de ce bip qu’est-ce que j’en peux dire ? nous n’avons pas le choix, voyager en avion c’est de plus en plus compliqué, ennuyant, lassant. J’ai la chance de prendre, presque systématiquement, trois avions dans la même journée, mon record je l’ai eu en prenant cinq avions en vingt-quatre heures, pas pour aller très loin, c’est juste que parfois il y a des connexions pénibles et il faut faire des escales partout. Je vous raconte donc, quand cela m’arrive, de prendre plusieurs avions en une journée, vous pouvez bien imaginer que je n’ai pas le temps de changer d’habits, je rajoute pas non plus de bracelets ni change de chaussures. Parfois ça bipe parfois c’est le silence. Fatiguée donc de cette souplesse des machines j’ai posé la question à un de ces agents de sécurité (qui, soit dit en passant, doivent passer un concours de sympathie avant d’être embauchés) et ils m’ont répondu que cela dépend du volume de la machine, aahh, grande découverte, genre, aujourd’hui on veut beaucoup de boulot on met la machine au max, par contre si on a la flemme on la met au minimum et on reste pénards !!!!!  je vous assure que c’est vrai !!! attention les femmes, sachez que le crochet du soutien-gorge met aussi la machine en colère 🙂

Rendez-vous sur Hellocoton !