Bilinguisme

Un seul parent peut-il faire passer 2 langues ?

Pour qu’un enfant devienne trilingue dès la naissance, plusieurs possibilités se présentent :

1. Les deux parents sont de langues différentes et, en plus, ils habitent dans un pays étranger d’une langue troisième (anglais + allemand en France) ;
2. Les deux parents sont de la même langue mais ils habitent dans un pays étranger et avec deux langues co-officielles (espagnol + espagnol au Canada) ;
3. Les parents, de deux langues différentes décident de prendre une personne de langue étrangère pour faire garder son enfant (grec + chilien avec au pair chinoise) ;
4. Les parents sont de langues différentes et l’un des deux est, lui-même, bilingue.

Le cas de figure numéro 4 est le nôtre, c’est notre train-train quotidien. Les Mots de Marguerite est bilingue espagnol-catalan (dès la naissance si ainsi on peut le dire. En vrai je suis bilingue parce que je suis née dans une région où deux langues co-officielles cohabitent sans trop de problème : les Iles Baléares, un peu à l’image du Québec) et le papa est français, on habite en France.

Niño trilingüe nacido de padres de lenguas distintas

La question s’est tout de suite posée : comment je vais/je peux faire pour transmettre mes deux langues (minoritaires dans ce cas-là puisque ce ne sont pas les langues du pays) à ma fille ? En suis-je capable ? Est-ce une chose faisable dans le quotidien d’une vie de famille tout à fait normale ? Les questions qui se posent, sont pour moi, plus de l’ordre de la logistique que de savoir si c’est bon et bien pour Petite Princesse, car cela je n’en doute pas une seconde.

Habituellement, chez les familles bilingues on utilise la méthode connue sous le nom de OPOL (One Person, One Language) afin que l’enfant distingue bien “quoi” parler et à “qui”. Maintenant que Petite Princesse a 16 mois j’essaye d’intensifier plus l’introduction de cette troisième langue, bien que je le fasse depuis sa naissance, je sens en moi maintenant le besoin de rendre plus longs et plus fréquents ces moments où je lui parle en espagnol (la troisième langue car c’est le catalan la langue de cœur).

Quelles sont les stratégies (déjà) mises en place ?

– À OPOL on y a ajouté quelques personnages : tous les doudous, peluches et poupées de la maison parlent, bougent et chantent en espagnol.
– Petite Princesse n’a pas encore vu trop de télé (elle ne tient pas en place, elle a la bougeotte :-)) mais tout un tas de DVD de dessins animés l’attendent, en espagnol, bien sûr.
– Je privilégie l’achat de livres en espagnol. Des livres en français il y en a bien chez la nounou et il y en aura des tas à l’école !
– Dès qu’on croise un espagnol, ici ou là-bas, je me dépêche à dire à cette personne : parle-lui en espagnol.
– Vu que je suis bilingue par “cohabitation de langues”, mon catalan a quelques emprunts linguistiques de l’espagnol, je ne m’efforce pas de les effacer devant ma fille (et de parler un catalan plus académique), je reste naturelle dans ma langue, je me dis que cela peut l’aider à apprendre ces 2 langues comme je l’ai fait : naturellement…
– Dans la voiture, Petite Princesse et moi n’écoutons que des CD en espagnol (et catalan aussi, j’aime trop :-))

Quelles sont les stratégies que je compte mettre en place quand elle sera plus grande ?

– Participation à des ateliers en espagnol
– Acheter des jeux de société en espagnol (comme le Trivial et autres jeux de questions et raisonnement)
– L’inscrire à des activités d’été en Espagne, à Minorque, en lui disant “il faut parler espagnol à ceux qui te parlent en espagnol” (pour qu’elle ne passe pas au catalan)

Un único progenitor transmite dos lenguas

Est-ce que nous avons déjà des résultats ?

Non, c’est trop tôt pour avoir des résultats dans les 3 langues. En revanche, on sait qu’elle comprend sans problème et le français et le catalan. Elle réagit tant à ChériGuiri qu’à moi-même ou à ses grand-parents catalans au téléphone. Nous n’avons pas de théories scientifiques pour vous expliquer que “Au revoir” elle le dit toujours en français, où qu’elle soit et qu’importe la langue et que “Dóna” (donne-moi) elle le dit tout le temps en catalan. Aussi elle prononce “agu” (de “aigua” en catalan “eau”) et le mot “mamà” elle le dit avec l’accent catalan et pas français ce qui me rend très fière (bien sûr!). En ce qui concerne les doudous, qui lui font tout un spectacle en espagnol chaque matin avant de partir chez la nounou, et bien, on dirait en tout cas que ça l’amuse parce qu’elle est morte de rire ! C’est déjà ça, non ?

Je dirais donc que tout est sur la bonne voie. Nous n'attendons rien de particulier, juste lui transmettre des langues et des cultures, nous ne sommes pas là pour qu'elle devienne polyglotte à 3 ans. Nous ne nous mettons pas de pression, ni à nous ni à elle... C'est ainsi que nous espérons réussir cette aventure du trilinguisme !

niños trilingües

adquisición de lenguas extranjeras desde el nacimiento

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Bilinguisme

Parler (ou pas) la LANGUE DU PAYS où on habite à leurs enfants ~ (no) Hablar a los hijos en la LENGUA DEL PAIS donde se vive

Faut-il que les couples/parents de langue étrangère parlent à leurs enfants dans la langue du pays où ils habitent ?

Voilà ce qui pourrait être une question clé pour toutes ces familles multilingues qui ont des enfants en âge de scolarité. Il s’avère que j’ai eu écho d’une famille de langue xxxx (je fais exprès de taire la nationalité pour plus d’anonymat) qui habite en France et qui a manifesté  leur inquiétude et leur désarroi face à des instituteurs/professeurs qui voudraient qu’ils parlent à leur fils en français pour que “ça aille mieux à l’école”. La maman était stupéfaite et sans arguments, voire elle arrivait à dire qu’elle ne parle pas un français suffisamment correct pour le transmettre à son fils de 5 ans.

J’avais entendu dire que parfois il y a des instituteurs/professeurs (sans vouloir généraliser, je sais qu’il y a de tout comme partout) qui préconisent le “tout-en-français”. Jusqu’à présent j’avais cru à un mythe, à un cliché de plus autour du bilinguisme. Mais un jour, en ouvrant ma boite mail je me suis confrontée à la triste réalité en lisant le témoignage de cette maman. Et cela m’a dégoûtée, m’a attristée aussi.

Comment des gens peuvent “demander” à un papa et à une maman de parler une langue étrangère à leur enfant ? Comment osent-ils demander d’arrêter de transmettre à un petit de 5 ans une immense richesse culturelle ? Oui, je le rappelle, une langue ne s’arrête pas aux mots, aux phrases et à la syntaxe, derrière une langue il y a une culture. Et puis, j’ignore les motifs pour lesquels ce couple est venu en France, mais moi qui suis venue de mes propres pieds, je me sentirais trahie si on me demande d’arrêter de parler le catalan et l’espagnol à ma fille puisque j’aurais l’impression de donner un coup de poignard à toute ma famille qui habite loin, très loin… et vous savez, j’ai un petit coeur.

enfant bilingue

Je ne suis pas professeur (bien que je l’ai été, qui plus est, professeur de langues étrangères), je ne suis pas orthophoniste même si c’est un travail qui m’intéresse énormément mais je suis une maman en France qui parle une langue étrangère à sa fille et je ne supporterai pas une minute ce type de remarques.

Des enfants avec des problèmes d’apprentissage il y en a de toutes les couleurs et dans toutes les langues. C’est réducteur de dire que tous les enfants bilingues vont bégayer ou commencer à parler plus tard, tout comme c’est exagéré de dire que les enfants bilingues ont plus de facilités.

Aujourd’hui je n’ai pas envie de parler études scientifiques ni statistiques… pas envie de rappeler que jusqu’à l’âge de 6 ans (environ) un enfant multilingue peut avoir un certain déséquilibre quant au vocabulaire… pas envie de toussa.

qué lengua hablar a un hijo

Aujourd’hui j’ai envie de parler humain, de réfléchir avec du “common sens” et de dire : s’il vous plait, ne privez jamais un père ou une mère de transmettre leur langue aux enfants, ça peut faire mal, très mal, tant aux enfants qu’aux parents. Une LANGUE c’est tellement GRAND que ce serait comme si vous priviez votre enfant d’un repas ou d’un bisou !

¿Las parejas/padres de lengua extranjera deben hablar a sus hijos en la lengua del país donde viven?

He aquí una pregunta que podría ser clave para todas las familias multilingües que tienen niños en edad de escolarización. Resulta que me he enterado de una familia de lengua xxxx (me callo la nacionalidad para un mayor anonimato) que vive en Francia y que me manifestó su preocupación y su desconcierto ante maestros/profesores que les incitan a hablar a su hijo en francés para que “le vaya mejor en el cole”. La madre se quedó asombrada y sin argumentos, y llegó casi a querer justificarse diciéndome que “no hablo un francés suficientemente correcto como para transmitírselo a mi hijo de 5 años”.

Ya había oído decir que a veces hay maestros/profesores (sin querer generalizar, hay de todo como en todas partes) que preconizan el “todo-en-francés”. Pero hasta el momento creía que era un mito, un cliché más de los muchos que corren entorno al bilingüismo. Pero un día, abriendo mi correo electrónico me quedé pasmada leyendo el email de estos padres y sentí que me confrontaba por vez primera, a través de ese testimonio, a una triste realidad. Y me asqueó y entristeció.

¿Cómo puede ser que haya gente que “pida” a un padre y a una madre que hablen en lengua extranjera a su hijo? ¿Cómo se atreven a pedir que dejen de transmitir esa inmensa riqueza cultural a un niño de 5 años? Sí, porque cabe recordar que una lengua no se limita a las palabras, a las frases y a la sintaxis, detrás de una lengua hay una cultura. Por otro lado, desconozco los motivos por los cuales esta pareja vino a vivir a Francia, pero yo, que vine solita y porque quise, me sentiría traicionada si me dijeran que es mejor que deje de hablar el catalán y el español a mi hija. Y es que tendría la impresión de dar una puñalada a toda mi familia que vive lejos, muy lejos… y sabéis, existe algo que se llama un corazoncito.

No soy profesora (aunque lo he sido y para colmo de lenguas extranjeras), no soy ortofonista/logopeda aunque es un trabajo que me interesa mucho. Pero sí soy una mamá en Francia que habla una lengua extranjera a su hija y no soportaría ni un minuto este tipo de comentarios.

niños trilingües

Niños con problemas de aprendizaje los hay de todos los colores y en todas las lenguas. Es reductor decir que todos los niños bilingües tartamudean y empiezan a hablar más tarde, igual que es exagerado decir que los niños bilingües tienen más facilidades.

Hoy no me apetece hablar de estudios científicos ni estadísticas… no me apetece recordar que hasta la edad de 6 años (más o menos) un niño multilingüe puede tener un cierto desequilibrio en cuanto al vocabulario… no, todo eso, hoy, no me apetece.

Hoy me apetece hablar de aspectos más humanos, de pensar con “sentido común” y decir: por favor, no privéis nunca un padre o una madre de transmitir su lengua a sus hijos porque es algo que puede hacer daño, mucho daño, tanto a los hijos como a los padres. Una LENGUA es algo tan ENORME que sería lo mismo que privar a vuestro hijo de una comida o de un beso!

Langues

La LANGUE de l’amour est universelle. Oui mais… ~ La LENGUA del amor es universal. Sí, pero…

Deux regards étrangers qui se sont croisés, deux chemins parallèles qui marchaient au rythme de plusieurs langues. Un objectif commun : l’amour. L’amour naissant et l’amour grandissant. L’amour, le cher et tendre, celui qu’il faut préserver de tout malheur. L’amour qui a besoin, parfois, de communiquer.

J’aurais aussi pu intituler cet article MON MARI ET MOI NE PARLONS PAS LA MÊME LANGUE, mais bon, c’est finalement mon côté poétique qui finit toujours par faire surface. En effet, on dit que l’amour est un langage universel et bien que je sois d’accord sur ce principe, il me semble convenable de nuancer un peu le sujet.

langues étrangères

Certes, l’amour a juste besoin de gestes, on peut se comprendre d’un regard, l’amour est un sentiment universel qui ne nécessite pas de beaucoup d’explications. L’amour est irrationnel, c’est un sentiment souvent inexplicable, cela vient du corps et du cœur, l’amour qui naît de nos âmes.

Oui mais… le quotidien s’installe, les obligations sont présentes. Il faut se parler avec les outils que nous possédons, c’est-à-dire nos langues : langues étrangères ou langues maternelles. C’est un peu comme si je vous disais “on ne peut pas vivre d’amour et d’eau fraîche”. Le langage universel de l’amour est bien beau mais il faut remettre pieds sur terre et se parler, pour de vrai A-E-I-O-U ! Parce que sinon la vie risque d’être bien compliquée. Les impôts ne vivent pas de notre langue universelle de l’amour, ni le boulanger, ni la maîtresse, ni les médecins, ni les belles-familles.

Alors voilà, il faut se rendre à l’évidence…

Moi je parle SA langue, lui, il ne parle pas MA/MES langue(s). Le quotidien se vit dans SA langue, sauf entre ma fille et moi. Il comprend des mots, il capte le contexte, à condition qu’on ne soit pas nombreux à parler. Les conversations à plusieurs, ce n’est pas la peine, pas pour l’instant. Il fait des efforts, je le sais. Parfois aussi, il a mal à la tête tellement il tend les oreilles pour essayer de donner un sens aux sons que nous émettons. C’est ce qui arrive quand nous visitons ma famille.

parler langues étrangères

Et c’est par voie de conséquence que j’ai l’impression d’avoir 2 vies : une en français où il est présent et une autre en catalan et espagnol où il est juste spectateur. Par bonheur, l’amour est plus fort que tout mais il y a des moments où je rêve très fort qu’il communique aisément dans MA langue. Parce que le quotidien est là et que cela devient un besoin. Il ne peut pas prendre le téléphone et dialoguer avec mes parents, moi je peux téléphoner à ses parents et leur expliquer la journée. Parfois je m’interroge, et si je tombe malade et que je ne peux pas communiquer ?

Prendre des cours serait une solution. Mais encore une fois le quotidien décide : emploi du temps chargé, horaires de travail, distance, etc.

Le quotidien d’une famille bi-trilingue peut aussi être ça ! Souvent, on n’y pense pas, souvent on ne voit que la richesse des familles multiculturelles. C’est très bien, toujours le côté positif, toujours voir les avantages d’une situation. Mais aujourd’hui, pour une fois, j’ai voulu esquisser un peu que ne pas parler la même langue est un petit obstacle à surmonter.

Je vous invite aussi à lire ces articles écrits il y a quelque temps :

Dans notre vie, parfois, on croise des regards étrangers
Se disputer en langue étrangère
Écrire en langue étrangère
Des maux sans traduction

Mon ChériGuiri a lu cet article, il est toujours à mes côtés, on partage, on dialogue, on fait en sorte que cette adage “l’amour est un langage universel” soit bien présent chez nous !

Pour celles et ceux qui vivent dans une situation pareille, n’hésitez pas à partager vos avis !

Dos miradas extranjeras se cruzaron, dos caminos paralelos que andaban a ritmo de varias lenguas. Un objetivo común: el amor. Un amor naciente y creciente. El amor, estimado y tierno amor, ese amor que hay que preservar de cualquier desgracia. Un amor que también necesita, a veces, comunicar.

Habría podido titular este artículo MI MARIDO Y YO NO HABLAMOS EL MISMO IDIOMA, pero bueno, al final siempre acaba ganando mi lado más poético. Se dice, efectivamente, que el amor es un lenguaje universal y por mucho que esté de acuerdo con este principio, creo conveniente añadir algunos matices.

Es cierto, el amor sólo necesita gestos, podemos entendernos con una simple y cómplice mirada, el amor es un sentimiento universal que no se puede explicar. El amor es irracional, sale del cuerpo y del corazón. El amor que nace de nuestras almas.

plusieurs langues à la maison

Sí pero… la rutina se instala y las obligaciones se hacen cada vez más presentes. Por lo que no nos queda más remedio que hablarnos y comunicar con las herramientas que tenemos, es decir, nuestras lenguas: lenguas extranjeras o lenguas maternas. Es como si os dijera que no se puede “comer de amor”. El lenguaje universal del amor es muy bello, cierto, pero hay que poner los pies en la tierra y hablarse, hablarse de verdad A-E-I-O-U! De no ser así, corremos el riesgo que la vida se nos complique. A los impuestos no les vale nuestro lenguaje universal del amor, ni al panadero, ni a la profesora, ni a los médicos ni a las familias políticas.

O sea que es mejor admitir las cosas como son…

Yo hablo SU lengua, él no habla MI/MIS lengua(s). Nuestra rutina se vive en SU lengua excepto entre mi hija y yo. El, entiende palabras, capta el contexto siempre y cuando no haya muchos interlocutores. Las conversaciones triangulares, de momento, es mejor dejarlas aparcadas. Se esfuerza, lo sé. A veces, también, le duele la cabeza de tanto abrir sus antenas para intentar dar sentido a los sonidos que salen de nuestras bocas. Todo eso es lo que ocurre cuando visitamos mi familia.

Por todo ello, tengo a menudo la impresión de gozar de 2 vidas: una en francés en la que él está presente y otra en catalán y español en la que él tiene un rol de espectador. Por suerte, nuestro amor es más grande que todo pero hay momentos en los que sueño profundamente en que él pueda comunicar fácilmente en MI lengua. Porque la vida es así y que se convierte en una necesidad. Él, no puede coger el teléfono y conversar con mis padres, yo, puedo llamar a los suyos y explicarles cómo ha ido el día. A veces me pregunto: ¿y si un día enfermo y no puedo comunicar?

Tomar clases sería una solución. Pero una vez más la rutina es la que decide: agendas cargadas, horarios de trabajo, distancia, etc.

lengua del marido

¡La vida diaria de una familia bi-trilingüe también es eso! A menudo, no pensamos en esos aspectos, a menudo, sólo vemos la riqueza de las familias multiculturales. Y está muy bien, puesto que siempre es mejor ver el lado positivo y las ventajas de cada situación. Pero hoy quise esbozar un poco que no hablar la misma lengua es un pequeño obstáculo que superar.

Os invito a leer también estos artículos que escribí hace ya un tiempo:

Mi hija será trilingüe (ES)
Viure i escriure en llengua estrangera (CAT)
Un entorn bilingüe pels nadons (CAT)
Cuando la lengua extranjera se impone (ES)

Y acabaré diciendo que mi ChériGuiri ha leído este artículo, que siempre está a mi lado, que compartimos y dialogamos y hacemos todo lo posible para que este refrán de “el amor es un lenguaje universal” esté presente cada día en nuestro hogar.

Bilinguisme

Mon enfant sera trilingue

Tu ne crois pas qu’elle va s’embrouiller ?

J’ai déjà eu le cas de gens qui m’ont posé cette question. Pour tout vous avouer je reste un peu stupéfaite devant ce type d’interrogations. Je ne suis pas du genre à sortir aux gens l’explication la plus scientifique qui existe, je tends à répondre d’un “mais non, voyons…”. Mais au fond de moi, je me dis “comment c’est possible qu’on me demande cela ?”. Même si les gens sont assez ouverts, reste en France cette “pensée uni-langue” héritée de l’histoire du pays et qui a la vie dure. C’est sûr, tout le monde est d’accord sur le fait qu’il faut étudier l’anglais, une langue très importante ! mais d’ici à entendre qu’un enfant peut être trilingue dès la naissance il y a une petite/grande différence.

Mais soyons sincères, dire que mon enfant sera trilingue est un peu prétentieux. Certes. Oui. (Mais c’est bien pour le titre, n’est-ce pas ? 🙂 !). Enfin, je m’explique : elle sera, évidemment, bilingue (français-catalan) et avec un peu plus d’efforts elle sera trilingue (espagnol). J’ai déjà expliqué que je parle indifféremment l’espagnol et le catalan mais j’ai fait le choix de lui parler catalan puisque c’est la langue la plus parlée dans ma famille, la langue de coeur (comme on dit). L’espagnol, étant une des langues les plus importantes dans le monde, il est sûr et certain qu’il faut qu’elle l’apprenne. Elle ne va pas atteindre un trilinguisme équilibré, certes, mais elle saura parler les trois langues.

Qu’est-ce que je peux bien lire ?

Ok, j’en prends deux, la langue je m’en fiche !

Comment va-t-on faire ?

Je lui parle en catalan mais, souvent, nous jouons aux marionnettes en espagnol ou je lui chante en espagnol. Aussi, quand nous partons dans ma famille, le contexte géo-socio-linguistique fait que espagnol et catalan cohabitent sans trop de problème : une page de journal est en espagnol mais l’article d’à côté est en catalan, en famille il y a celui qui parle espagnol tout en comprenant le catalan, le moniteur du centre de loisirs venu de la péninsule parle espagnol aux enfants qui lui répondent en catalan et plein d’autres exemples du quotidien d’une région où deux langues sont co-officielles. Et un paquet de plus de 100 DVD de dessins animés en espagnol nous attendent pour quand elle sera plus grande (merci les amis!).

Mais, parents d’enfants bi-tri-lingues, ne soyons pas dupes non plus, ne nous voilons pas la face : quand nos bambins vont commencer l’école, la langue du pays va vite devenir la langue dominante. Pas de panique, nos enfants ne sont pas bêtes, ils vont rapidement re-trouver un équilibre. Tout se fait de manière naturelle.

Restons dans le positivisme et parlons des avantages pour les enfants trilingues :

– ouverture d’esprit;
– facilité à créer des liens sociaux;
– plus d’intérêt envers d’autres cultures;
– le cerveau assimilera plus facilement une quatrième et cinquième langue puisqu’il lui sera plus facile d’organiser les structures et connexions;
– sensibilité de communication.

Si cela vous intéresse, vous pouvez aussi lire:

Bébé parle deux langues
 Les comptines que l’on transmet à nos enfants
 Quelle langue parler à mon enfant
 Mon bébé est bilingue

Ma mère n’arrête pas de vous embêter ? Ben, je dors!

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Bilinguisme

Quelle langue parler à mon enfant en public

Les familles à plusieurs langues (bilingues, trilingues, polyglottes) et à plusieurs cultures (bi-multiculturelles) se posent souvent la question de savoir dans quelle langue il faut parler à son enfant en public.

D’emblée, il peut paraître évident que la langue qu’on va parler en public à notre enfant c’est la même langue qu’on lui parle en privé. Mais ce n’est pas si facile que ça. Prenons l’exemple d’une maman italienne, mariée à un Français et qui vit en France. À la maison elle parle à son enfant de trois ans en italien. Mais, et quand ils vont au parc ? Et chez la belle-famille ? Et quand elle va à l’école récupérer son petit et qu’elle attend avec les autres mamans ? Il y a dans la vie de tous les jours des tas de situations qui font que cette question soit vraiment importante.

Nous avons déjà parlé que la langue de la maman, ici en occurrence l’italien, va vite devenir minoritaire dès l’entrée à l’école du garçon. Il serait logique alors de penser qu’il faut que maman et enfant se parlent tout le temps en italien pour ne pas perdre ni casser le rythme de l’acquisition/apprentissage. Face à cette situation il y a plusieurs manières de réagir :

– Souvent les mamans (ou papas) choisissent le OPOL, c’est-à-dire, One Person One Language, le garçon va apprendre que la langue qu’il doit parler avec sa maman est l’italien, avec son papa le français, tout comme avec sa maîtresse et la boulangère. Il va ainsi distinguer très bien quelle langue parler avec telle ou telle autre personne. Mais avec le OPOL, la maman va aussi parler italien à son garçon devant sa belle-mère, devant la maîtresse, devant les mamans des petits camarades du garçon, etc. Est-il donc convenable, poli, respectueux ? Comme vous le voyez, la frontière entre langue et politesse, langue et éducation, langue et respect est assez mince et quand on prend la décision de faire le OPOL il faut être conscient que ce ne sera pas tâche facile.

Ce que la maman italienne pourrait faire dans le cas d’un OPOL est de parler à son enfant en italien et juste après faire une traduction/explication aux autres mamans, belle-mère ou autres personnes présentes de ce qu’elle vient de dire. Il est clair que quand on choisit le OPOL parfois on se sent un peu perdues, déboussolés dans le sens où le fait de parler cette langue minoritaire dans un contexte précis fait que les autres ne vont pas pouvoir rebondir sur le sujet de conversation, par exemple.

– L’autre choix qui se fait souvent est celui de parler une langue ou autre en fonction du contexte. Dans ce cas-là, la maman italienne va parler en français à son enfant quand ils sont chez ses beaux-parents car elle sait qu’ils ne comprennent pas l’italien. Elle parlera italien à son garçon quand ils sont tout seuls ou à la maison ou dans la voiture et bien sûr lors de leurs séjours en Italie.

Personnellement je trouve plus efficace le OPOL même s’il faut dire que c’est un peu plus contraignant, délicat et il faut que tout le monde : famille, amis, médecin, assistante maternelle, voisins, etc soit ouvert aussi, en quelque sorte, à la situation et qu’ils jouent le jeu sans poser des barrières ou en faire un problème.

Ma petite princesse ne parle pas encore, elle babille énormément (même le pédiatre pour la récente visite de ses 1 an a marqué sur le carnet de santé “très communicative” !), elle s’exprime à sa manière. Je suis en train de poser les bases pour qu’elle et moi on fonctionne avec l’OPOL mais j’avoue, ce n’est pas évident tout le temps, et ce pour les raisons évoquées plus haut : les autres ne comprennent pas donc il n’y a pas de suite à nos conversations, il y a aussi un côté, pour ma part, de timidité.

Qu’on opte pour l’OPOL ou pour la langue en fonction du contexte il y a une chose qui est certaine : il ne faut jamais, dans aucun cas, mélanger les deux (trois) langues dans une même phrase. Cela peut perturber nos bébés apprentis.

Nuages