Inspiration

La vie n’est pas un théâtre

Comme tout le monde moi aussi je suis de rentrée et je promets revenir avec plus d’articles dans les jours à venir… mais pour l’instant je vous laisse avec cette re-trouvaille et une photo qui n’a rien à voir mais comme un petit dernier souvenir d’été :

Dans un de mes tiroirs, j’ai trouvé ce beau poème du poète polonais né en France en 1937 Edward Schatura, je trouve qu’il est d’une beauté sublime et en ces jours de rentrée où tout le monde s’apprête à réorganiser leur agenda, à trouver de nouvelles résolutions et trouver leur place dans la société, pourquoi pas ces quelques vers…

 

La vie n’est pas un  théâtre 

La vie n’est pas un  spectacle, tu parles sans cesse et tu contes ;
Tu mets sans arrêt divers masques, trompeurs ;
Tout cela n’est qu’un jeu
Avec la porte ouverte ou fermée.
Qu’un jeu !

La vie n’est pas un  spectacle, je te réponds ;
la vie n’est pas une mascarade multicolore,
la vie est plus terrifiante et plus grandiose encore ;
devant elle tout devient fade, la mort même est blême !

Toi et moi, deux pièces de théâtre !
Toi et moi !

A toi, la vraie larme n’échappe pas,
Tu fronces seulement les sourcils
La douleur, tu ne l’avoues pas.
Qu’un jeu !

Moi, j’ai une âme qui m’écrase les épaules
Je suis  construit des blessures;
mais la faille est chez toi et non chez moi !

Aujourd’hui, un banquet d’artistes,
nombreux invités, inaccessible élite.
Flirts et alcools ; une danse.
Puis la porte claquera
et salut !

Un moment j’y passerai, avant que cela ne gonfle,
quelques vodkas je boirai puis, je m’éclipserai,
dans la rue je sortirai, ma tête dans la fontaine je tremperai.

Je sortirai dans l’immensité, et un  poème enivrant, je créerai.
Toi et moi, deux pièces de théâtre !
Toi et moi !

A toi, la vraie larme n’échappe pas
Tu fronces  seulement les sourcils
Ton rire ne passe pas.
Qu’un jeu !

Moi, j’ai une âme qui m’écrase les épaules
Je suis bâti de blessures
Et mon rire fait s’esclaffer
Tout un monde entier !

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En mode estival

En mode estival. Des espadrilles de toutes les couleurs, des gros cabas en paille, maillots de bain, parfums de crème solaire, cheveux mouillés qui sèchent au vent, regoût de peau salée, lunettes de soleil et encore plein d’autres objets gâtés qui sortent dans la rue le temps d’un été. On dirait presque qu’on rêve de cela tout le reste de l’année. Chaque saison, chaque période a ses bons côtés, mais je ne peux pas m’empêcher de penser que ce n’est qu’en été que les gens affichent le grand sourire, tel les petits mots “fermé pour congés annuels” qui pendent des portes de plein et plein de commerces.

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“La Chute”, d’Albert Camus

Aujourd’hui un petit billet bilingue, on commence dans une langue et on termine dans une autre, des fois, la vie même est comme cela.

J’ai toujours aimé, beaucoup, l’écrivain Albert Camus, prix Nobel de Littérature, né en Algérie mais avec des origines minorquines, sa grand-mère venait du même endroit que moi et elle a beaucoup influencé les écrits et la vie de cet auteur qui ne laisse pas indifférent.

En lisant La Chute, j’ai souligné un petit paragraphe bien intéressant qui laisse place à la réflexion :

«  N’avez-vous jamais eu subitement besoin de sympathie, de secours, d’amitié? Oui, bien sûr. Moi, j’ai appris à me contenter de la sympathie. On la trouve plus facilement, et puis elle n’engage à rien. « Croyez à ma sympathie » (…) L’amitié, c’est moins simple. Elle est longue et dure à obtenir, mais quand on l’a, plus moyen de s’en débarrasser, il faut faire face. » ( La Chute, A. Camus)

Et moi j’ai dit :

“Después de leer atentamente el fragmento sacado de la obra de Camus, el cual me parece de una actualidad sorprendente, simplemente me gustaría que esas líneas merecieran un tiempo para la reflexión. En la sociedad en la que vivimos, donde el tiempo siempre apremia y en la que el hombre se ve perseguido por un ritmo frenético que resulta ser agotador, la amistad, a veces, se confunde con el sentimiento que Camus llama simpatía. Pero acaso no vale la pena luchar un poco, trabajar día a día la amistad, la verdadera?

Parce que je trouve que finalement les mystères de l’homme et de la vie ne changent jamais et la grande réponse reste encore à trouver.