Freelance

Un espace de travail à la maison

Depuis toujours, depuis que je suis petite, adolescente, jeune… depuis qu’il faut étudier, réviser, travailler j’aime bien avoir un espace bien défini à la maison où je puisse travailler sans être dérangée. Je n’ai jamais aimé faire mes devoirs d’école avec des camarades, je n’ai jamais aimé aller en bibliothèque universitaire car j’avais l’impression d’être dans un espace qui ne m’appartenait pas, je n’ai pas trop aimé mon expérience de travail en open-space.

C’était donc évident pour moi, quand je me suis lancée dans cette aventure de devenir freelance, de créer un lieu qui me corresponde. La pièce n’est pas interdite aux autres membres de la famille mais elle reste mon bureau à moi. Ce matin j’ai trouvé ma petite princesse cachée sous mon bureau, le sourire aux lèvres, à croire qu’elle sait déjà très bien où est le lieu de travail de sa maman !

Bref, comme je vous disais, je ne me suis pas cassé non plus la tête pour faire mon bureau. Je savais, par contre, que cette fois-ci je voulais un bureau en angle et non pas face au mur. Je désirai profiter de la lumière de l’extérieur vu que la pièce donne sur le jardin, et croyez-moi, c’est un grand plus ! Le bureau en angle je le voulais car il me permet d’avoir mon espace ordinateur pour tout ce qui est traduction, rédaction et social media mais également un espace où je puisse étaler mes épreuves, pour les relectures, corrections, etc. Au moment d’acheter ce bureau j’ai trouvé qu’il n’y avait pas grand choix en bureaux en angle (c’est comme les robes de mariée courtes :-P) mais bon, j’ai fini par trouver quelque chose qui me plaisait et avec les mesures qu’il fallait. Pour le reste je suis passé dans les magasins que tout le monde connaît.

Voilà le lieu d’où je vous écris. Le lieu où les heures passent à une vitesse folle. Parce que quand les gens me demandent si “ça va ?” de travailler à la maison, moi je réponds d’un grand Oui. C’est pour cela qu’il est tellement important de se sentir bien chez soi quand c’est aussi notre lieu de travail.

 

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Bilinguisme

Mon bébé est bilingue

Parler de bilinguisme n’est pas tâche facile. Si on veut le faire d’une perspective scientifico-linguistique les méandres sont multiples et les contours des définitions terminologiques pas tout à fait fixés. Si on veut le faire d’un point de vue plus personnel, les expériences sont tellement nombreuses qu’on pourrait y passer des journées entières.

Mais vu qu’il s’agit d’un sujet passionnant je vais essayer d’en toucher trois mots. Je rappelle que j’ai déjà évoqué le sujet lors d’articles précédents :

 

Le bilinguisme signifie, en principe, parler parfaitement deux langues. Pourtant le bilinguisme parfaitement équilibré n’existe pas. D’un autre côté, la langue est un fait social. C’est grâce à la langue qu’on est reliés aux autres. C’est pour cela qu’on parle de langue comme un outil de communication. Aussi, la langue et la culture sont indissociables. Combien de fois j’ai dit que derrière toute langue se cache une culture ? L’apprentissage et/ou acquisition d’une langue étrangère est aussi intimement lié à un côté affectif. De là que l’aspect psychologique soit très important.

Qui apprend une nouvelle langue acquiert une nouvelle âme

Nous voyons donc que le bilinguisme ne peut être uniquement considéré par son aspect linguistique. La langue est un tout : culture, sociologie et psychologie.

Pour les bébés bilingues, les enfants donc qui acquièrent une deuxième langue avant l’âge de 3 ans on parle de bilinguisme simultané. Si la langue est acquise après les 3 ans on parle de bilinguisme successif.  En ce qui me concerne, et aussi beaucoup d’entre vous, chers lectrices, nous sommes souvent confrontées (en tant que mamans) à un bilinguisme simultané dans un environnement naturel, c’est pour cela qu’on parle de modalité d’acquisition et non pas de modalité d’apprentissage. Nos enfants sont, souvent, bilingues simultanés biculturels. Et on devrait parler de compétence égale dans les deux cas. Plus tôt ou plus tard, mais compétence égale.

Le regard porté sur l’enfant bilingue doit donc être global.

L’acquisition de plusieurs langues se fait de manière naturelle chez un enfant dès le moment où il y trouvera la nécessité de parler chacune d’elles pour interagir avec les personnes de son environnement. J’insiste sur le fait de acquérir une langue de manière “naturelle”. Pour que l’acquisition se passe correctement il faut oublier toute sorte de préjugés. Il faut laisser derrières ces histoires de “langues minoritaires”.

Quand un bébé, comme les nôtres, grandit dans une famille biculturelle, tout doit être naturel. Il ne faut rien forcer. Bébé est intelligent. Il va rapidement comprendre qu’avec maman on parle une langue et avec papa une autre.

Que se passe-t-il quand un bébé bilingue simultané commence à parler ?

Jusqu’à ses 2 ans le bébé n’associe pas automatiquement les sons à une langue et n’est pas très conscient d’avoir affaire à 2 langues. Il n’y a donc aucune résistance à l’apprentissage.

Les grandes tendances du développement sont valables pour tous les enfants, qu’ils soient monolingues ou bilingues :
– 15 mois : premiers mots
– 18-20 mois : 50mots

Mais chez le bilingue simultané le premier lexique sera composé de mots des deux langues. C’est quand on dit “il mélange tout”. La différence avec les bébés monolingues est que si on évalue séparément le nombre de mots de chacune des deux langues, il ne correspond pas à celui des monolingues. Pour dire d’une manière plus simple, les deux langues n’évoluent pas au même rythme. C’est comme si l’acquisition se faisait par étapes : quand on aura l’impression qu’il apprend des nouveaux mots dans une langue, l’autre langue va stagner et vice-versa. Les deux langues devraient trouver un même rythme de croisière vers 4/5 ans.

Une des craintes est celle que l’enfant stagne plus dans la langue moins parlée dans le pays où l’on habite. Pas de panique alors car pour un enfant bilingue simultané tout “retard” peut être rattrapé tout au long de la vie d’une manière facile et naturelle. Les vacances dans nos pays d’origine sont une très bonne solution !

Voilà pour aujourd’hui, je vous donne rendez-vous très prochainement pour parler de Bébés trilingues !

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Enfants

Comment, il y a 1 an, je suis devenue maman

Il y a tout juste un an nous partions à la maternité pour, enfin, donner la bienvenue à notre petite princesse. Je suis partie fatiguée mais bien. Je n’avais aucune contraction, j’en étais à J+5 et le médecin avait décidé qu’il était temps de déclencher l’accouchement. Le corps médical nous avait préparé à un long accouchement, ils nous avaient même prévenu que peut-être le papa serait renvoyé à la maison dans le cas où le travail ne serait pas rapide.

Nous avions hâte de faire connaissance avec notre petite, surtout après une grossesse au repos, un peu longue et pas très festive. A 5 mois j’étais en arrêt par utérus contractile, nausées qui ne stoppaient presque jamais et tension au ras du sol. Interdiction de prendre la voiture, de faire des mouvement brusques, en gros j’ai passé mes journées sur le canapé. Quand à 6 mois et demi j’ai un peu repris du poil à la bête c’est au bébé qu’on a commencé à s’inquiéter : trop petit. Vous mangez madame ? Ouiiiiiiiiiiiiii. Mais je ne prenais pas suffisamment de poids. Pire, le bébé non plus. On avait beau se dire “les chiens ne font pas des chats” (moi-même à la naissance je n’ai fait que 2kg500) mais on a fini par s’inquiéter. Si bébé ne grandissait pas bien on allait me déclencher à 8 mois. Non, non, je ne voulais pas. Il fallait que mon papa et ma maman soient en France, les billets d’avion étaient pris pour la DPA.

Et finalement nous voilà à J+5. ChériGuiri commençait à tourner en rond, lui qui était en vacances depuis déjà 10 jours. Mes parents aussi étaient débarqués. J’ai eu le temps de manger des bons petits plats concoctés avec amour par la future “s’àvia” (mamie).

Donc voilà, on rentre à la Clinique le 13 au soir à 20h. Déclenchement à 22h. Travail en route à 23h. Je me suis presque endormie. J’ai perdue les eaux toute seule. Même pas mal. Péridurale à 23h50. On re-dort un peu. Quelques clics à la péridurale. Seulement 20 minutes d’un peu mal. J’appelle la gentille sage-femme. Madame ça gêne un peu. On va regarder cela. Ah ben oui, ça gêne parce que la tête est là. Pas le temps de rappeler l’anesthésiste. Au boulot. Poussez. Poussez. Je pousse, je sens rien. Monsieur le Médecin le grand Dr G. que je ne connaissais pas mais dont toute la ville parle arrive tranquille quoi, pas pressé lui. Tout va bien. Madame la tête est sortie. Voulez-vous la prendre vous-même. Eeehh, ouii, ouii. Je prends ma petite par les épaules, c’est gluant mais tellement émouvant. Elle est là. Il est 4h50 du 14 mai, 2kg740 de bout de chou. Je la pose sur ma poitrine. Papa coupe le cordon.

Voilà.

Et depuis je suis maman. Depuis…

♥ J’apprends tous les jours.
♥ Je l’aime tous les jours un peu plus.
♥ Ce fut pour moi une libération.
♥ Je rigole avec elle.
♥ C’est un amour à trois, maintenant.
♥ Ma vie a changé.
♥ Je suis responsable d’une petite fille.
♥ Je me pose des questions.
♥ Je trouve des réponses.
♥ Je fais de mon mieux.
♥ Je me rends compte que je ne serai plus jamais toute seule.
♥ Je profite de chaque minute.
♥ J’ai appris à faire des bonnes petites purées.
♥ Je suis maman mais je suis toujours fille.
♥ J’adore faire le clown avec elle.
♥ J’aime garder moi aussi une âme d’enfant.
♥ Je vis.
♥ Je vis avec elle.

AnadaVAixell