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La rentrée

Plus le temps de rien, c’est honteux, mais c’est comme ça en ce moment. Parfois, la vie, toujours surprenante, décide en trois minutes de nous amener par d’autres chemins. C’est ce qui s’est passé au début du mois de septembre, après avoir passé des vacances splendides. Ce changement était éventuellement possible mais pas vraiment attendu, mais La Rentrée c’est bel et bien réalisée, moi en faisant partie. Cette nouvelle étape professionnelle je la prends avec un grand sourire, avec beaucoup de bonne volonté et avec le sentiment de vivre un retour aux origines. Je suis contente et je souris !

Seulement que me voilà prise par un rythme complètement à l’opposé de ce que j’ai vécu pendant mes trois dernières années, mes journées ne se passent plus derrière un écran d’ordinateur, ne se passent plus dans le silence ou simplement accompagnée d’un peu de musique… mes journées qui filent à la vitesse de la lumière se passent désormais en compagnie de multitude de jeunes et moins jeunes qui ont envie (ou pas) d’apprendre l’espagnol (quoique ça ne leur ferait pas de mal de revoir l’orthographe française, je passe le bonjour aux profs de français -mais ça, ce sera peut-être le sujet d’un prochain post :-))…

Enfin bref, encore une fois, pas le temps de m’éterniser, j’espère que je vais bientôt pouvoir revenir plus souvent sur Marguerite effleure les mots, pas envie de délaisser ce petit coin bien à moi et que je partage avec plaisir avec certains d’entre vous !

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La mirada del extranjero

Hace ya años, no me acuerdo cuántos, unos cinco o seis, probablemente, leí mi primer libro de Antonio Muñoz Molina, Ventanas de Manhattan, y me gustó. Me acuerdo también, que había conocidos que lo estaban leyendo en el mismo momento y no les gustó. A mi sí. Supongo que seguramente me enganchó porque, a pesar de las infinitas y tediosas descripciones, el libro aborda el tema de la adapatación de los extranjeros en su ciudad de llegada. El nuevo habitante que se convierte en actor y observador al mismo tiempo de un nuevo ritmo de vida, que va descubriendo poco a poco cuando se adentra en las entrañas de la gran ciudad.

En la época, ese pequeño fragmento que adjunto aquí abajo, me inspiró esas palabras:

Antes de irse de la ciudad ya cuenta que siente hacia ella la misma nostalgia que si la recordara (…) (p.76)
Un extranjero tiende a situarse por instinto a una distancia confortable de las cosas: las que suceden en su propio país le quedan lejos, o no se entera bien de ellas, y las que tiene muy cerca en otro país donde vive transitoriamente le pueden interesar mucho, apasionarle a veces, pero no le duelen en el estómago (…) (p.116) (A. Muñoz Molina, Ventanas de Manhattan)

Interés por lo suyo y curiosidad acentuada por lo de los demás. Querer saber sin conocer y conocer sin saber exactamente. Juego de contraposiciones, de sentimientos ambiguos que remueven las entrañas de nuestro cuerpo y corazón, sin llegar a la obsesión; simplemente, creando una bonita e incluso agradable inquietud que a su vez favorece mayormente el seguir caminando. Caminando por ese sendero personal e intransferible pero que se dibuja y desdibuja paralelamente a esas rutas ya trazadas en nuestras vidas, las que siempre nos acompañaran dondequiera que estemos: aquella a la que siempre podremos guiñarle un ojo cuando falta nos haga y la otra, a la que sabemos que un día vamos a volver.

Pero volver es empezar de nuevo. No por olvido ni por falta de memoria sino por cambio. La transformación, los pequeños matices que moldean a la persona y que se han encontrado sin haberlos buscado.

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La vie n’est pas un théâtre

Comme tout le monde moi aussi je suis de rentrée et je promets revenir avec plus d’articles dans les jours à venir… mais pour l’instant je vous laisse avec cette re-trouvaille et une photo qui n’a rien à voir mais comme un petit dernier souvenir d’été :

Dans un de mes tiroirs, j’ai trouvé ce beau poème du poète polonais né en France en 1937 Edward Schatura, je trouve qu’il est d’une beauté sublime et en ces jours de rentrée où tout le monde s’apprête à réorganiser leur agenda, à trouver de nouvelles résolutions et trouver leur place dans la société, pourquoi pas ces quelques vers…

 

La vie n’est pas un  théâtre 

La vie n’est pas un  spectacle, tu parles sans cesse et tu contes ;
Tu mets sans arrêt divers masques, trompeurs ;
Tout cela n’est qu’un jeu
Avec la porte ouverte ou fermée.
Qu’un jeu !

La vie n’est pas un  spectacle, je te réponds ;
la vie n’est pas une mascarade multicolore,
la vie est plus terrifiante et plus grandiose encore ;
devant elle tout devient fade, la mort même est blême !

Toi et moi, deux pièces de théâtre !
Toi et moi !

A toi, la vraie larme n’échappe pas,
Tu fronces seulement les sourcils
La douleur, tu ne l’avoues pas.
Qu’un jeu !

Moi, j’ai une âme qui m’écrase les épaules
Je suis  construit des blessures;
mais la faille est chez toi et non chez moi !

Aujourd’hui, un banquet d’artistes,
nombreux invités, inaccessible élite.
Flirts et alcools ; une danse.
Puis la porte claquera
et salut !

Un moment j’y passerai, avant que cela ne gonfle,
quelques vodkas je boirai puis, je m’éclipserai,
dans la rue je sortirai, ma tête dans la fontaine je tremperai.

Je sortirai dans l’immensité, et un  poème enivrant, je créerai.
Toi et moi, deux pièces de théâtre !
Toi et moi !

A toi, la vraie larme n’échappe pas
Tu fronces  seulement les sourcils
Ton rire ne passe pas.
Qu’un jeu !

Moi, j’ai une âme qui m’écrase les épaules
Je suis bâti de blessures
Et mon rire fait s’esclaffer
Tout un monde entier !

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En mode estival

En mode estival. Des espadrilles de toutes les couleurs, des gros cabas en paille, maillots de bain, parfums de crème solaire, cheveux mouillés qui sèchent au vent, regoût de peau salée, lunettes de soleil et encore plein d’autres objets gâtés qui sortent dans la rue le temps d’un été. On dirait presque qu’on rêve de cela tout le reste de l’année. Chaque saison, chaque période a ses bons côtés, mais je ne peux pas m’empêcher de penser que ce n’est qu’en été que les gens affichent le grand sourire, tel les petits mots « fermé pour congés annuels » qui pendent des portes de plein et plein de commerces.

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« La Chute », d’Albert Camus

Aujourd’hui un petit billet bilingue, on commence dans une langue et on termine dans une autre, des fois, la vie même est comme cela.

J’ai toujours aimé, beaucoup, l’écrivain Albert Camus, prix Nobel de Littérature, né en Algérie mais avec des origines minorquines, sa grand-mère venait du même endroit que moi et elle a beaucoup influencé les écrits et la vie de cet auteur qui ne laisse pas indifférent.

En lisant La Chute, j’ai souligné un petit paragraphe bien intéressant qui laisse place à la réflexion :

«  N’avez-vous jamais eu subitement besoin de sympathie, de secours, d’amitié? Oui, bien sûr. Moi, j’ai appris à me contenter de la sympathie. On la trouve plus facilement, et puis elle n’engage à rien. « Croyez à ma sympathie » (…) L’amitié, c’est moins simple. Elle est longue et dure à obtenir, mais quand on l’a, plus moyen de s’en débarrasser, il faut faire face. » ( La Chute, A. Camus)

Et moi j’ai dit :

« Después de leer atentamente el fragmento sacado de la obra de Camus, el cual me parece de una actualidad sorprendente, simplemente me gustaría que esas líneas merecieran un tiempo para la reflexión. En la sociedad en la que vivimos, donde el tiempo siempre apremia y en la que el hombre se ve perseguido por un ritmo frenético que resulta ser agotador, la amistad, a veces, se confunde con el sentimiento que Camus llama simpatía. Pero acaso no vale la pena luchar un poco, trabajar día a día la amistad, la verdadera?

Parce que je trouve que finalement les mystères de l’homme et de la vie ne changent jamais et la grande réponse reste encore à trouver.

PS. J’espère que ce billet en deux langues ne vous perturbe pas trop, le choix n’est pas facile, tel que je disais dans mon premier billet. Je voudrais tout pouvoir traduire… je voudrais savoir dans quelle langue je me sens plus à l’aise, mais je cherche encore la réponse :-)