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La fille du puisatier, un beau film !

Patricia, la fille du puisatier, a dix-huit ans. Elle a été élevée à Paris mais a rejoint son père à 15 ans, après la mort de sa mère. Depuis, elle s’occupe de ses cinq sœurs plus jeunes. Un jour, elle croise un beau jeune homme, un peu rebelle et dragueur. L’innocente Patricia tombe amoureuse de l’attirant Jacques. Ils ne se voient que deux fois avant que le jeune homme, un aviateur, ne soit appelé au front. Peu après, Patricia s’aperçoit qu’elle est enceinte. Monsieur et Madame Mazel, les parents riches de Jacques, la rejettent. Patricia et son père, le puisatier, auront seuls la joie d’accueillir l’enfant…

Les sentiments sont à fleur de peau, les paysages romantiques de la belle Provence, des personnages doux et touchants, tout y est pour passer un beau moment au cinéma.

Le langage extraordinaire de Marcel Pagnol et la maîtrise et modernité de Daniel Auteil font que La fille du puisatier ne soit pas un film quelconque mais un film à savourer et à déguster.

Un film aussi à étudier et analyser avec des jeunes élèves. La structure du récit est bien présente, le moment historique de l’avant-guerre, les traits linguistiques du sud de la France, la lutte des classes, la découverte de l’amour, sont sans doute les principaux sujets abordés dans ce beau tableau filmique.

Si vous ne l’avez pas encore vu, n’hésitez pas à y aller !

Bonne séance 🙂

 

La fille du puisatier

 

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La vie aux aéroports

Presque disparue des parages, me voilà de retour. Le mois d’avril a été pour moi une période bien chargée, sans vraiment l’avoir programmé j’ai passé presque plus de jours hors-maison que chez moi. Deux fois j’ai été en Espagne, dans mon pays donc. J’ai d’abord été à Madrid et alentours, Tolède et Ségovie, El Escorial. Le deuxième voyage m’a amené vers Barcelone et les Iles Baléars. Je ne partais pas à la découverte, j’ai habité pendant quelques années tant à Madrid qu’à Barcelone et aux Iles Baléars. Les autres villes je les avais déjà visitées il y a bien longtemps.

Je n’ai pas trop l’habitude de parler de moi sur ce blog, je ne conçois pas cet espace comme un journal intime ou je doive me dévoiler. Cependant tous ces va-et-vient du mois d’avril entre mon pays et mon autre pays (je préfère ne pas parler de pays d’origine et pays d’adoption ou d’adaptation, selon certaines voix) m’ont fait bien réfléchir et remuer aussi le plus profond de mon moi. Tout est positif, ne vous inquiétez pas 🙂

Des longues heures d’aéroport, des attentes, des files, beaucoup de décollages et d’atterrissages en très peu de jours. J’entends encore le bruit des moteurs dans mon cerveau. C’est fatigant, oui, très fatigant, surtout quand on voyage tout seul.

Mais je ne sais pas pourquoi les aéroports ont toujours été pour moi l’espace où on reconstruit et où on invente la vie des gens. Qui n’a pas, au moins une fois dans sa vie, assis sur les sièges d’un aéroport imaginé la vie d’un passant, de l’autre et encore de celui qui vient après ? On imagine des vies gentilles, des gens qui partent en touriste, de ceux qui rentrent chez soi après un voyage d’affaires, il y en a qui sont contents, d’autres moins souriants, pressés ou pas d’embarquer, il y en a qui paniquent car ils n’aiment pas l’avion. Il y a des voyageurs qui vont chargés comme des mules, des femmes surtout qui en profitent pour faire les emplettes, car, il faut avouer, il y a des aéroports aménagés tel des galeries commerciales… et tant et tant d’autres vies qui doivent échapper de mes pensées.

Il y a aussi ce moment fatidique où on doit passer l’arc détecteur de métaux et autres substances suspectes. Quand je dis fatidique ce n’est pas autant pour la peur du bip qu’on peut faire déclencher que pour les au-revoir que cela suppose. C’est juste à ce moment là qu’il faut se séparer des êtres chers, pas tout le temps mais surtout quand on quitte notre chez nous. A chacun sa stratégie, moi j’évite le regard directe dans les yeux, sinon c’est foutu, c’est clair que je ne me mets pas à pleurer devant ces gens qui sont aussi tristes de me voir partir,… on s’embrasse fort, on se fait des bisous et puis allez-hop, je prends mes petites affaires, je passe les contrôles, je me retourne encore, je fais au revoir de la main, eux, ceux qui restent à terre, ils partent reprendre leur vie quotidienne et moi je verse mes quelques larmes, toute seule…Plus je vieilli moins j’aime les au-revoir. Et vous ?

Et de ce bip qu’est-ce que j’en peux dire ? nous n’avons pas le choix, voyager en avion c’est de plus en plus compliqué, ennuyant, lassant. J’ai la chance de prendre, presque systématiquement, trois avions dans la même journée, mon record je l’ai eu en prenant cinq avions en vingt-quatre heures, pas pour aller très loin, c’est juste que parfois il y a des connexions pénibles et il faut faire des escales partout. Je vous raconte donc, quand cela m’arrive, de prendre plusieurs avions en une journée, vous pouvez bien imaginer que je n’ai pas le temps de changer d’habits, je rajoute pas non plus de bracelets ni change de chaussures. Parfois ça bipe parfois c’est le silence. Fatiguée donc de cette souplesse des machines j’ai posé la question à un de ces agents de sécurité (qui, soit dit en passant, doivent passer un concours de sympathie avant d’être embauchés) et ils m’ont répondu que cela dépend du volume de la machine, aahh, grande découverte, genre, aujourd’hui on veut beaucoup de boulot on met la machine au max, par contre si on a la flemme on la met au minimum et on reste pénards !!!!!  je vous assure que c’est vrai !!! attention les femmes, sachez que le crochet du soutien-gorge met aussi la machine en colère 🙂

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Un petit air marin

Il y a de ces jours où l’on voudrait que le temps s’arrête, que l’instant de quelques heures les aiguilles de la montre ne tournent plus et que ce petit brin d’air et de soleil continuent à nous réchauffer les cœurs pour l’éternité.

En me baladant le long de la promenade mes yeux étaient fixés sur cet horizon qui se confondait avec l’eau salée de la mer et l’eau douce de la rivière. De l’autre côté un aperçu grisonnant d’industrie qui nous montrait la dureté de la vie en elle-même, et par ici le calme de la mer et la place vide de ces pêcheurs qui devaient profiter d’un moment de répit.

Calme, enfin en vacances, des jours de repos ici avant de partir à la quête de ce soleil méditerranéen qui paraît dernièrement beaucoup plus timide que notre soleil breton. Le temps de trois quarts d’heure j’ai pu décompresser, après deux derniers jours bien chargés en émotion au travail, un établissement malheureusement sous les projecteurs d’une des plus tristes nouvelles de ces dernières années, et après un weekend festif et bien rempli, j’ai pu enfin me retrouver avec moi-même.

Le sable rougeâtre et une mer étincelante de coquillages m’ont donné du baume au cœur, j’ai pris le temps de me poser, de me projeter vers l’avenir avant de retrouver l’espace de quelques jours mon passé qui sera toujours mon présent. Chargée de toutes ces belles pensées, espoirs et illusions je m’apprête à donner place à des belles journées de retrouvailles. Je partirai une valise vide en affaires, j’ai appris à voyager avec l’indispensable et surtout, en laissant de la place à tous ces souvenirs qui resteront avec moi jusqu’au jour, sûrement dans quelques années, où ces retrouvailles avec de très bonnes copines vont se reproduire.

Ces carrelets de pêcheurs m’ont aussi fait rêver d’une vie qui devrait pouvoir s’étirer longuement, tel la souplesse de ces élastiques avec lesquels on jouait dans la cour de l’école. Submergée dans cet instant de paix et de calme j’ai pris mon appareil photo, j’ai voulu immortaliser ce moment magique.

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Dépaysement

Dépaysement est un mot français qui n’a pas de traduction dans beaucoup d’autres langues, voilà pourquoi ces images me font penser à cela. C’est le sentiment de ne pas “se sentir au pays”, on pourrait le traduire par le manque du pays, le fait de sentir que le chez nous nous manque…

Mais il y a aussi le “saudade'” en portugais, joli mot pour décrire un sentiment de tristesse empreinte de nostalgie, quand on se sent dépossédé de notre passé.

Voici donc quelques images qui illustrent, peut-être, cette saudade ou dépaysement !

Bonne fin de dimanche !

 

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S’envoler

S’envoler comme une étoile filante, s’envoler comme un cerf-volant, cette sensation de liberté, d’être le roi du monde, maître des maîtres. Se savoir à la hauteur de la vie et vouloir la déguster comme ce gâteau surprise qui nous fait tant rêver.

S’envoler pour pouvoir voir loin, très loin et les ailes ouvertes embrasser le monde entier. Aussi comme les gouttes de pluie qui s’envolent et nous donnent de la fraîcheur, les gouttes qui s’envolent pour nous rendre un flair de terre mouillée. Et s’envoler comme ce soleil d’été qui nous fait voyager et nous transporte vers les plus beaux moments de la vie.

Parce que le plus bel instant n’est pas le vol mais l’envol !

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